Benoît Hamon dévoile son programme et l’exemple des Pays-Bas semble donner raison à sa position à gauche

Publié le 16 Mars 2017

Benoît Hamon dévoile son programme et l’exemple des Pays-Bas semble donner raison à sa position à gauche

Le Direct de francetvinfo.fr et le Live Présidentielle de LCI.fr nous montrent que le vainqueur de la primaire de la gauche a présenté son programme, ce jeudi 16 mars, à 11 heures, à Paris.

 

Pas de virage à 180 degrés dans cette nouvelle version, qui reprend les piliers du projet de la primaire : réforme démocratique (avec le 49.3 citoyen), taxation des robots ambition écologique, instauration d’une nouvelle République. ou encore revenu universel d'existence. Mais des apports venus du camp socialiste notamment Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et radical : priorité au "made in France" et aux PME, taxation des superprofits des banques, etc.

 

"Le futur désirable est possible", selon Benoît Hamon. "Il y a trois choix : le retour aux nationalismes et aux guerres, le choix des dérégulations qui ont échoué partout ; ou le futur désirable, qui change notre rapport au travail, à l'environnement, qui voit le monde tel qu'il est." "Je vois chez François Fillon et Emmanuel Macron ceux qui veulent garder le pouvoir. Moi je veux donner le relais, je veux rendre le pouvoir. Voilà le sens de mon projet."

 

Ce projet s’appuie principalement sur la relance par l’investissement et le pouvoir d’achat, et rompt largement avec la politique de l’offre et de lutte contre les déficits publics décidée par François Hollande depuis 2012. En prônant les politiques d'investissement, la relance de la recherche et développement et le revenu universel (même remanié) ou la hausse du smic et des minima sociaux, Benoît Hamon semble choisir la voie économique de la relance par la demande.

 

Lâché par Manuel Valls, critiqué par Juliette Méadel, Benoît Hamon cherche à souder sa famille politique. Mercredi soir, il a pu compter sur le soutien sans faille de Najat Vallaud-Belkacem, à ses côtés lors d'un meeting à Nice. Membre de son comité de campagne, Arnaud Montebourg a appelé Jean-Luc Mélenchon à retirer sa candidature, pour permettre au candidat socialiste d'être au second tour.

 

LeMonde.fr nous montre dans son article ‘Matthias Fekl : «L’avenir de la gauche n’est pas dans le social-libéralisme ou le blairisme»’ que "L’avenir appartient à une social-démocratie refondée, musclée, non à des pilules sociales-libérales avalées de manière plus ou moins agréable", explique le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur dans une interview au Monde.

 

Matthias Fekl n’a pas tort comme le montre geopolis.francetvinfo.fr dans son article «Pays-Bas : l’effondrement de la social-démocratie aux législatives», les Pays-Bas ont limité la progression de l'extrême droite (PVV, qui progresse néanmoins de 30% en termes de sièges) et ont conforté le pouvoir du conservateur Mark Rutte (le VVD perd néanmoins 8 élus) dans un scrutin national marqué par l’effondrement de la social-démocratie classique néerlandaise (PvdA) qui passe de 39 sièges à 9 alors que ce parti participait à la coalition gouvernementale.

 

Le parti écologiste (GL, «gauche verte») progresse fortement (de plus dix sièges) et réalise le haut score de son histoire, récupérant sans doute une partie des voix des socialistes déçus par la politique de coalition menée avec la droite qui mis en avant l’austérité. Son leader, Jesse Klaver, a fait de sa formation le premier parti de la gauche néerlandaise. Il a mis en avant un programme de gauche voulant un encadrement plus strict des rémunérations des chefs d'entreprises et la réduction de l'évasion fiscale. Un exemple à suivre.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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M.W 16/03/2017 20:36

Hamon, Fillon, Macron, Mélenchon, Le Pen. Vous avez remarqué, à part Le Pen, ils ont tous un nom de Famille qui se termine en On. Est-ce une coïncidence ?