Jorge Costadoat : "La situation actuelle des femmes dans l'Église n’est pas un oubli, c’est un péché"

Publié le 8 Mars 2017

Jorge Costadoat dans un article sur periodistadigital.com pour la journée internationale des droits de la femme ce mercredi 8 mars, 2017 nous dit que le pape François a ouvert une série de synodes pour montrer ce qui se passe dans l'Église. Il a terminé le synode de la famille. Commence avec celui des jeunes ... extraordinaire! Je me demande : ne peut-il pas convoquer un synode des femmes ?

 

Pas un synode "sur" ou "pour" les femmes, sinon un de "la femme organisée" et mit en œuvre par les femmes elles-mêmes. Un "sur" ou "pour" les femmes n'est pas nécessaire. Il faut en finir avec ces anthologies sur les femmes qui, au lieu de répondre à leurs besoins, les exaltent à continuer à faire comme avant. Si nécessaire, cependant, un synode "de" la femme pour exhorter et entendre les femmes.

 

«Qu'est-ce que l'Église entend des femmes comme un signe des temps ? Le droit des femmes à être des femmes, je comprends, est exprimée en deux types de mouvements». Le «féministe» en général, le mouvement qui a combattu pour que les femmes aient des droits civils et politiques égaux à ceux des hommes. Ce mouvement est répliqué dans le domaine ecclésiastique dans les demandes de participation des femmes dans les organismes gouvernementaux, pastoraux et sacramentels. Le cas emblématique est celui de l'ordination sacerdotale.

 

Mais il y a un autre mouvement qui est plus profond et plus critique, et qui est la base des droits légalement exécutoires. À savoir, le mouvement «féminin» qui cherche la libération des «femmes» avec «les femmes des fonctions, des catégorisations et des services qui ont été imposées à travers l'histoire. Je veux dire la libération intérieure que certaines femmes ont atteinte, l'excrétion du patriarcat et l'androcentrisme qui les a inoculées à partir du jour de leur naissance.»

 

L’Église institutionnelle dans le monde des démocraties occidentales s’est battu si tard pour les droits des femmes; en effet, elle a été sourde à leurs cris de compréhension et de dignité, ce qui leur donne peu d'autorité pour parler. Jorge Costadoat a vu le synode sur la famille où les mères ne votaient pas. Il constate que les seuls espaces libérateurs qui ont été donné aux femmes étaient les exercices spirituels et la vie religieuse.

 

Aujourd'hui, de nombreuses femmes pensent que le clergé sacré est à sacrifier. La femme lève la tête aujourd'hui. Elle ne supporte plus de profiter de l’indulgence du clergé. C’est pour cela que l'Église a besoin d'un synode des femmes .

 

Pour lui, «La situation actuelle des femmes dans l'Eglise, à ce stade, n’est pas un oubli. C’est un péché.» Le pari chrétien doit être le suivant : l'Évangile aide les femmes à atteindre leur accomplissement; si la proclamation de l'Évangile ne se déploie pas pleinement les femmes, ne elle n’est pas évangélique.

 

La lettre de Vatican II aux femmes avait déjà confirmé le problème puisqu’elle ne mettait que les femmes sous leur identité de mères, éducatrices, femmes au foyer. On louait la femme pour cela. Le concile n’avait pas abordé la question des femmes.

 

Un synode qui, au moins, doit revenir aux femmes par l'importance qu'elles ont dans les communautés chrétiennes du premier siècle. Un synode, et mieux un concile, pour mettre en œuvre le Christ libérateur de l'esclavage diversifié et commanditaire de la dignité dont ont besoin les êtres humains sans exclusion.

 

Jorge Costadoat propose un synode où les femmes seraient partie prenante de leur avenir dans l’Église et sans vision d’hommes. L’idée permettrait enfin de ne pas seulement parler de la femme, mais enfin de lui donner sa véritable place dans l’Église.

 

Merci !

 

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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