La campagne présidentielle commence et la gauche se relance

Publié le 20 Mars 2017

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.
Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

LCI.fr nous montre dans son LIVE Présidentielles 2017 du samedi 18 mars 2017 nous montrent que 14 296 parrainages ont été validés par le Conseil constitutionnel, 290 écartés comme non conformes a indiqué Laurent Fabius. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle est la suivante : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, et François Fillon. François Fillon est celui qui a obtenu le plus de parrainages (3635), suivi de Benoît Hamon (2039) et Emmanuel Macron (1829). Jean-Luc Mélenchon (805), Nicolas Dupont-Aignan (707) et Marine Le Pen (627) ne dépassent pas la barre des 1000 signatures. Parmi les "petits" candidats, Nathalie Arthaud a réussi à recueillir 637 parrainages, François Asselineau 587, Jacques Cheminade 528, Jean Lassalle 708, et Philippe Poutou 573.

 

Le samedi 18 mars et le dimanche 19 mars la campagne commence réellement et elle semble montrer que la gauche qu’on disant morte revient en force. Reuters.com dans son article du dimanche 19 mars «Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis» nous montre que Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

 

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République. "Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

 

Selon les organisateurs, "au moins 130 000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation. Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République. Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

 

Mélenchon espérait ainsi mettre la pression sur Benoît Hamon, qui a répondu à ses adversaires de la meilleure des manières. francetvinfo.fr nous montre dans on article du dimanche 19 mars «Quatre signes qui montrent que Benoît Hamon a (plutôt) réussi son pari à Bercy» qu’à Bercy, dimanche, Benoît Hamon jouait gros. Avec une salle bondée et un discours très offensif, le candidat socialiste semble avoir réussi son coup. Ce devait être le plus grand meeting de Benoît Hamon. À Bercy, ce dimanche 19 mars, le candidat socialiste voulait (une nouvelle fois) relancer une campagne qui patine. Avec les nombreux ralliements à Emmanuel Macron dans son camp et les mauvais sondages, qui le donnent toujours à la quatrième place, l'ancien ministre avait besoin d'une démonstration de force. Chaude ambiance, ton très offensif, changement de style... Franceinfo liste les quatre signes qui montrent qu'il a plutôt réussi son pari.

 

Ils ont au rendez-vous : Une salle bien remplie, avec 20 000 personnes à l’intérieur et 5000 personnes assistant au meeting dehors, Christiane Taubira, une valeur sure de la gauche qui a violemment attaqué Emmanuel Macron, qui représente selon elle la “tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic”, une punchline marquante, celle du "Le parti de l'argent", car Benoît Hamon juge la campagne pollué par l’«argent» et en met dans le même sac François Fillon et Emmanuel Macron dans ce «parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais», et un changement de ton puisqu’en déclinant son projet, c’est surtout pour insister sur les valeurs qu’il défend, tout en multipliant les références historiques et a livré sa vision de la France et de la république à travers : «Ils nous disent : Oubliez votre histoire et vos espoirs. Il faudrait que nous oubliions quoi exactement ? Les ouvriers de Florange et de Whirlpool ? Les congés payés de Blum ou les 35 heures de Martine Aubry ? L'abolition de la peine de mort avec Badinter ou le mariage pour tous de Christiane Taubira ? Non, nous n'oublions pas !». Comme il le signale à ceux qui sont venus : “Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous.”

 

Le HuffintonPost.fr n’oublie pas de montrer dans son article «La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires», que pour rassembler au delà de son seul socle, le candidat PS a rendu un hommage appuyé à François Hollande, Bernard Cazeneuve et au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je veux (...) saluer trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération, je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian", a-t-il déclaré, évitant d'en faire de même pour Manuel Valls, qui l'a attaqué ce dimanche dans la presse.

 

Outre les impressions de chacun, Benoît Hamon a fait plusieurs annonces qui ne laisseront pas insensibles les électeurs de gauche. Il a notamment fustigé la très polémique "clause Molière", en faisant référence à la reconstruction de la France après-guerre. Aussi, il a promis un référendum sur le droit de vote des étrangers dès le lendemain de l'élection (très vieille promesse présidentielle à gauche). En puisant dans l'histoire de France, Benoît Hamon a exhorté ses partisans à y croire jusqu'au bout. "Imaginez d'ailleurs si un bel esprit était allé voir les révolutionnaires de l'An II qui à Valmy faisait trembler le sol (...) en leur disant: 'soldats, faites un peu moins de bruit, les sondages donnent le duc de Brunschwig gagnant'. Alors nous allons faire du bruit dans cette élection. Le bruit de la multitude, de la multitude qui veut être entendue", a-t-il lancé. "Nous allons faire le bruit immense de l'espérance qui vient (...) Parce que nous sommes la gauche, nous ne croyons pas à la fatalité d'un monde condamné à l'injustice sociale, avant sa destruction écologique. Nous ne croyons pas à la fatalité d'une élection par défaut, par dépit, par déprime. Nous sommes fatigués de voter contre. Nous voulons voter pour", a-t-il poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissement.

 

Le meeting de Benoît Hamon a été une telle réussite qu’Emmanuel Macron a accusé le coup et s’est montré agressif envers son adversaire socialiste en disant que son meeting faisait "un peu Bourget réformé", et qu’il n’était pas le candidat de l’argent, mais deux polémiques peuvent lui donner tort tout d’abord une enquête de la justice sur des soupçons de favoritisme liés à un déplacement de l'ancien ministre de l'Économie à Las Vegas, en janvier 2016, et sa déclaration de patrimoine que le candidat aurait sous-estimé.

 

Les cinq principaux candidats à la présidentielle se retrouvent donc ce soir pour une première joute télévisée, nouvel épisode inédit d'une présidentielle déboussolante. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21 heures sur TF1 et LCI. Cela n’empêche pas les médias de survendre à nouveau Macron.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Commenter cet article

M.W 20/03/2017 19:55

Jolie allusion de Valmy, le problème c'est que les historiens ont montré que la victoire de Valmy n'était pas si éclatante que cela dans la mesure où les soldats prussiens étaient atteint de dysenterie... A les hommes politiques, toujours à instrumentaliser l'histoire, remarquez, c'est leur travail et c'est mon travail de leur dire qu'ils se trompent peut-être d'où mes remontrances à la porte parole du Parti Marxiste Françoisien.

Au fait, Taïus, que pensez-vous de Dupont-Aignan ?

M.W 21/03/2017 13:13

Haha on peut imaginer que tous les autres candidats ont la grippe

paroissiens-progressistes 20/03/2017 22:46

M.W,

Le but de l'utilisation de Valmy est de montrer ici qu'aucune victoire n'est impossible, attendons de voir si il y aura une dysenterie sondagière pour les autres candidats. Les hommes politiques utilisent toujours l'histoire et quelquefois de la plus mauvaise des manières. Si au moins, ils l'utilisaient comme les professeurs d'histoire cela éviterait de manipuler les événements hors de leur contexte.

Dupont-Aigan, je le trouve plutôt courageux mais j'ai l'impression qu'il a un côté Dom Quichotte, essayant d'abattre un moulin à vent. C'est difficile pour lui, mais il est plutôt audacieux. 5 % serait un bon score, je trouve pour lui.

Merci !