Les vallsistes préparent la fronde anti-Hamon

Publié le 1 Mars 2017

Europe1.fr nous montre dans son article du mercredi 1er mars 2017 que pour l'ancien Premier ministre, qui s'est adressé mardi aux parlementaires, Emmanuel Macron pourrait être un candidat plus crédible face à Marine Le Pen.

 

Pour les vallsistes, l’heure est grave. Trois cent personnes se sont réunies mardi salle Colbert, à l’Assemblée nationale, dont 130 parlementaires, pour écouter Manuel Valls, l’ancien Premier ministre et perdant de la primaire organisée par le PS face à l’ex-frondeur Benoît Hamon, alerté sur le déroulement de la campagne. Le candidat défait est clair : "Marine Le Pen peut gagner". Pour Manuel Valls, l’enjeu est de porter le meilleur candidat face à elle. "Je ne vous cache pas mon inquiétude. Tout ce qui est fait depuis la primaire pose un problème stratégique", alerte-t-il. En clair, si rien ne change, le vote utile pourra aller à Emmanuel Macron, et Manuel Valls, qui à Matignon s’est souvent opposé à l’ex ministre de l’Economie, n’hésitera pas à le dire en temps voulu.

 

Au moins au PS, la ligne sera enfin claire. Doit-on garder la ligne sociale libérale qui a cru que l’avenir du PS était en dehors de la gauche, s’est allié au marché, qui a cru que la flexibilité la flexibilité est la condition d’un retour vers le plein-emploi avec pour résultat l’augmentation de l’emploi précaire et du chômage ? Ou une véritable ligne social démocrate offensive et radicale autour de Benoît Hamon qui souhaite donner le pouvoir dans les entreprises aux salariés, ou encore une vaste réglementation du marché du travail au profit des syndicats.

 

En se débarrassant de la ligne social libérale prête à tous les compromis, on aura enfin une ligne claire au PS plutôt que des synthèses molles qui ne font plaisir à personne.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 02/03/2017 02:04

Le PS finit de se saborder en ralliant massivement Macron.
Et montre son vrai visage de droite.
De Hamon, ils n'ont rien à faire. C'est le morceau de sucre qui aura aidé la médecine ultra libérale à couler, comme quelques autres. Pieds et poings liés aux milliardaires du Cac 40, aux privilèges et baronnies, autant que la droite, le programme social ne correspond nullement à leurs intentions ni à leurs projets.
1984 fut l'année bascule du socialisme vers le social libéralisme. L'ordre venait de Bruxelles. Depuis, le cap n'a pas changé.
Et ce n'est pas Hamon qui remettra le PS dans les pas des anciens.
Ou alors, il faut qu'il s'associe à Mélenchon et à la France Insoumise, ce qu'il ne fera pas.
Le saut du grand plongeoir n'est pas encore pour demain. C'est regrettable.

paroissiens-progressistes 02/03/2017 08:23

Françoise,

Malheureusement ce n'est pas Bruxelles qui a fait choisir le tournant de la rigueur en 1983, mais l'emprunt d'État à dix milliards de francs à 16,2 % pour financer les réformes annoncées par le gouvernement en 1981 et un nouveau au même montant en 1982, les dévaluations du franc en 1981, 1982 et 1983, et l'inflation (augmentation des prix) en 1983. Le gouvernement décide à l'époque le blocage des prix et des revenus, afin de stabiliser la monnaie, mais connaîtra à la place un déficit budgétaire. Ensuite en 1984, il choisi t de rester dans le SME, car en dehors il y avait des risques de dévaluation répétées du franc et plus de rigueur. On n'est pas encore dans ce que l'on appelle le social-libéralisme qui est différent de ce qui a été fait aux Etats-Unis entre les années 1960 et 1970, ce dernier a surtout vu le Jour en Europe à partir des années 1990 notamment en Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne.

Le problème, c'est qu'on applique pas l'économie mixte qui met en avant la protection sociale, des services publics et de la redistribution du revenu. Dans cette économie coexistent de nombreuses entreprises privées et un secteur public puissant. Le gouvernement peut promouvoir la libre entreprise tout en se réservant certains domaines de l'économie par la nationalisation, mais en réalité l'Etat contrôle réellement l'économie.

Merci !