Quelle place pour la démocratie dans l’Église ?

Publié le 14 Mars 2017

Clémence Houdaille dans son article de la-Croix.com du mardi 14 mars 2017 nous montre que le pape consulte actuellement prêtres et fidèles de Rome pour choisir le prochain vicaire du diocèse romain, successeur du cardinal Agostino Vallini, qui cessera ses fonctions le 17 avril. Cette consultation est inédite, ce choix relevant traditionnellement du pape, évêque de Rome.

 

Prêtres et fidèles ont jusqu’au 12 avril pour envoyer par courrier des «suggestions sur le profil du prochain vicaire et aussi éventuellement des noms». Cet appel a été lancé par le pape lors d’une rencontre privée avec 36 responsables du diocèse, qui compte 334 paroisses pour 2,8 millions d’habitants. «Mais il ne s’agissait alors pas de question de gouvernement», distingue le P. Luc Forestier, directeur de l’Institut d’études religieuses de l’Institut catholique de Paris.

 

Des pratiques démocratiques très anciennes existent bien dans l’Église, mais essentiellement dans le cadre de certaines congrégations religieuses où un corps électoral déterminé – souvent composé des religieux ayant prononcé leurs vœux définitifs – choisit le supérieur. Plus largement, l’initiative du pape pour le futur choix de son vicaire romain est à considérer au regard «de son agenda très clair dans la réception du concile Vatican II», estime encore le P. Forestier. «On constate un accent nouveau mis sur la dimension synodale», avec le souhait que les catholiques prennent la parole.

 

La consultation des fidèles a toujours fait partie d’une tradition ecclésiale et démontre une démarche intéressante du pape qu’il a prise depuis les deux synodes des évêques consacrées à la famille, en 2014 et 2015, celle d’une réelle prise de parole des fidèles, même si les évêques ont fini par avoir le dernier mot.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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