Une campagne électorale trop courte

Publié le 28 Mars 2017

Benoît Hamon passe à l’offensive et dans ces dernières semaines il s’est enfin mis à attaquer ses adversaires politiques que sont Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Il a aussi reçu en Allemagne le soutien de Martin Schulz le dirigeant du SPD qui a des vues communes avec lui sur l’Europe et a pu discuter avec Angela Merkel de leurs accords sur les réfugiés et désaccords sur l’austérité. Comme il l’a annoncé, il ne veut pas que la gauche suive Emmanuelli dans la tombe et combattra jusqu’au bout pour ceux qui l’ont porté à l’élection durant la primaire à gauche. Des élus, des militants et des sympathisants se mobilisent pour le faire gagner depuis le meeting de Paris-Bercy, tandis que Les Jeunes socialistes du Finistère ont signé une tribune dénonçant les ralliements de Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant et Richard Ferrand au candidat d'En marche.

 

Mélenchon trop confiant ne désire pas faire le troisième débat qui aura lieu sur France 2, pensant que le deuxième qui aura lieu sur BFM-TV et sur CNews le 4 avril sera suffisant. Il pense sans doute que ses militants qui visiteront 27 villes de France pour rencontrer les habitants grâce à un camion qui se transformera en estrade lui donneront la victoire. Un excès d’optimisme trop rapide. Tandis que Macron y met des réserves lui aussi. Il faut dire que les ralliements de gauche et de droite l’ont rendu aussi trop confiant sur sa victoire aux présidentielles et aux législatives. Mais ceux qui voudront porter ses couleurs devront abandonner leur parti. Cela est plutôt insultant pour les petits candidats qui n’ont pas pu faire le 1er débat le 20 mars sur TF1 et qui n’auront que deux débat pour se faire connaître.

 

François Fillon lui ne donnera plus le détail de ses déplacements pour éviter d’être accueilli par le son des casseroles, alors que Marine Le Pen a ironisé devant les membres du MEDEF sur les un millions d’emplois promis par Pierre Gattaz tout en essayant de rassurer les chefs d’entreprises.

 

Enfin, un député européen espagnol Esteban Gonzalez Pons du PPE (droite) a rappelé ce qu’était l’Europe : "L'Europe n'est pas un marché, c'est la volonté de vivre ensemble. Quitter l'Europe n'est pas quitter un marché, mais un rêve partagé. Nous pouvons avoir un marché commun, mais si nous n'avons pas de rêves en commun, nous n'avons rien. L'Europe est la paix qui est venue après le désastre de la guerre. L'Europe est le pardon entre Français et Allemands. L'Europe est le retour à la liberté pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal. L'Europe est la chute du mur de Berlin. L'Europe est la fin du communisme. L'Europe est l'État-providence, c'est la démocratie. Ce sont les droits fondamentaux". Et il se demande : "Pouvons-nous vivre sans tout cela? Pouvons-nous abandonner cela ?"

 

C’est une très bonne question, puisque l’Europe fait face au populisme et à l’après Brexit, et n’a pas su donner des réponses à celle-ci. Trop occupé à se centrer sur les questions économiques, plutôt que politique.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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M.W 30/03/2017 20:35

OUi bon j'avoue le message plus bas où je faisais part de mes opinions fillonistes était une blague, une farce, je voulais faire une farce à Françoise et à vous mais vous n'avez pas réagit :'(


Bon allez j'avoue, en réalité j'hésite entre trois candidats, je trancherai la veille des élections. Mes trois préférés sont :
_Nicolas Dupont-Aignan
_Jean-Luc Mélenchon
_ça va vous plaire Taïus, Benoît Hamon

Comme vous le voyez mon petit côté gauchiste est plus fort cette élection-ci

Françoise 30/03/2017 10:38

Je ne pense pas du tout que les Indignés n'aient pas envisagé de prendre le pouvoir.
Là n'est pas du tout le problème. Parce que l'ancêtre des Indignés, des mouvances comme le Bund, comme le Front Populaire, ont pris le pouvoir et l'ont assuré avec les communistes, avec les anarchistes avec lesquels ils partageaient de vraies valeurs de gauche tant de liberté, d'égalité et de fraternité .
Le problème se situe plutôt dans une situation où tout est fait médiatiquement, financièrement, politiquement pour rendre ces groupes qui sont en capacité de gouverner, invisibles.
Et pour ce faire, comme le précisait Naomi Klein différentes stratégies s'opèrent:
La stratégie du choc qu'elle a très bien expliquée et qui est utilisée un peu partout pour détourner l'attention et mobiliser les peuples non sur sa capacité à prendre leur destin en main, mais à se soumettre par la peur du terrorisme, de l'étranger.
Et ces peurs effacent les revendications populaires, citoyennes, mais aussi nient la capacité des peuples à se gouverner.

Ensuite tu as l'enfermement dans une escalade consumériste. Et on le voit dans notre société par l'offensive tous azimuts du monde industriel qui tente d'empêcher une souveraineté des peuples tant alimentaire qu'énergétique, que financière, que politique, que médiatique.

Et enfin, tu as le séparatisme via l'élaboration de communautarismes liés à des pressions au salaire, une démultiplication des légitimités sociales suivant une hiérarchie imposée par le monde à la fois financier et politique et par deux systèmes de justice, un pour les pauvres et un pour les riches qui ne sont jamais punis quelque crime ils commettent et recréer une forme d'opposition religieuse, de légitimité.

Aujourd'hui en Europe, on retrouve ces trois stratégies utilisées tant au plan européen qu'au plan national. Et les peuples ne veulent plus de ça. Tous les mouvements citoyens politiques refusent et la peur et le communautarisme et le consumérisme. Et ils refusent les PS qui ont utilisé et continuent de jouer cette même stratégie à triple niveaux de destruction pour maintenir un système oligarchique sous couvert d'une gauche qui n'a de gauche qu'un alibi verbal mais qui ne correspond aucunement à une politique. La gauche réelle populaire ne veut plus être violée quotidiennement par un PS qui ne cesse de trahir ses valeurs pour pratiquer une politique libérale qui n'a rien à envier aux politiques les plus détestables de droite conservatrice.

L'uniformisation politique alignée sur le bipartisme américain finalement pas si différent dans ses orientations à quelques sujets près (mais pas sur l'essentiel de la politique à la fois nationale et internationale), et voulue par les US (ça fait partie comme la Fondation pour la Culture par le passé, de l'impérialisme américain triomphant sur l'ensemble de l'Europe), mais aussi dans une recherche constante de tuer toute opposition de gauche réelle, gauche réelle qui s'oppose au capitalisme (que les US analysent comme étant du communisme donc à abattre) et à une dictature des riches sur l'ensemble de la planète.

Le PS n'est pas opposé au capitalisme. Il n'est pas opposé à une dictature des riches.
Sa base procède d'une classe aisée qui partage des intérêts capitalistes, financiers, sociaux avec les plus riches. Il n'est donc pas en mesure de rejoindre une gauche réelle constituée essentiellement de gens modestes, avec de petits salaires, issus de classes laborieuses ou de classes aisées qui se sont retrouvées appauvries par le système ou simplement une entrée en dissidence par rapport à leur groupe d'origine, et se sont des citoyens qui ont réfléchi un peu plus sur ce qu'une société plus égalitaire, plus juste, plus respectueuse changerait en terme de société.

Le PS ne s'interroge pas parce qu'il n'a pas faim, il n'a pas froid, son pouvoir d'achat n'a pas baissé, il a au contraire augmenté avec le bipartisme et le capitalisme sans entraves. Il en tire tous les bénéfices et n'utilise le terme de gauche que comme d'un alibi. Et ça ne marche plus.

Quand les Indignés et d'autres mouvances citoyennes parlent de gauche, ce n'est pas un mot déconnecté de sens mais une réalité concrète, souvent ancrée dans des actions locales qu'elles soient politiques, environnementales, éducatives, sociales de solidarité entre les générations, sanitaires...
Tu vas voir des gens proches d'Attac, des Indignés, de Non au Nucléaire, des réseaux solidaires de jardins, du monde associatif d'éducation populaire, des réseaux d'entraide Emmaüs, de la Croix Rouge, du Secours Populaire, le terme de gauche c'est pas de la bibine, c'est du concret. Ca se vit au quotidien.

Le PS et les PSE sont à des années lumière de ces réalités quotidiennes de gauche.
Et c'est bien ça qu'on leur reproche. Ils sont totalement déconnectés de notre vie, de notre mode de vie comme des actions que nous menons. Ils ont un côté art conceptuel qui sonne comme un attrape gogo. Nous ce qui nous intéresse, c'est le prolongement national et international de ce que nous vivons au quotidien dans nos petites localités, nos associations, nos partages qui tissent du lien, qui tissent une autre forme de société humaine, la place sur d'autres bases.

paroissiens-progressistes 31/03/2017 10:56

M.W,

Je voulais juste faire une réponse courte, pour montrer à Françoise que les citoyens peuvent prendre les partis en main pour revenir aux sources.

Merci !

M.W 30/03/2017 14:06

Taï, votre réponse au pavé du PMF est un peu molle vous ne pensez-pas ? je m'attendais à mieux de votre part :(

paroissiens-progressistes 30/03/2017 13:15

Françoise,

Mais ces mouvements n'ont pas le pouvoir et savent très bien qu'ils auraient du faire le noyautage des partis comme l'a fait le Parti du travail de Belgique avec le Parti socialiste belge, voire même des alliances pour modifier pleinement les programmes des gauches de gouvernement en les faisant revenir à gauche. On ne peut pas tout faire tout seul.

Merci !

M.W 29/03/2017 20:15

Je la trouve longue cette campagne, assez longue pour que les médias diabolisent mon candidat : François Fillon, candidat qui se rapproche de ma vision du monde que j'ai en tant que monarchiste membre convaincu de l'Opus Dei. Mais je sais que mon candidat va remonter la pente, l'Opus Dei fera tout pour qu'il soit élu et qu'une fois au pouvoir il interdise l'avortements, le mariage gay et toutes les choses maçonniques et sataniques qui déshonorent notre France, Fille aînée de l'Eglise. Vive le Roi Louis XX, roi Très Chrétien par la Grâce de Dieu, vive François Fillon, candidat de ma merveilleuse organisation christique : l'Opus Dei. Vive notre saint Pape Pierre III, Pape de la véritable Eglise catholique palménarienne....

Françoise 29/03/2017 19:08

Taï, la plupart des fondateurs de l'Europe dont de grands surnuméraires opusiens comme Schumann ont tenu le même discours idéaliste et abusif. Gonzales Pons se situe dans la continuité de l'abus, c'est tout. Mais il est très content que l'Europe soit ce qu'elle est aujourd'hui.
Comme n'importe quel opusien haut placé dans l'échiquier l'est, heureux. Et fait tout pour faire monter le fascisme et l'intégrisme. Et c'est pain béni pour ces gens-là, pour leurs intérêts, leurs valeurs et leurs affaires.

Et ce n'est malheureusement pas le PS, ni le PSE qui ont agi contre le PPE, la droite en général et encore moins contre l'extrême droite.
Donc de quelles gauches parlons nous dans le combat contre l'extrême droite et la droite?
Quand tu vois qu'il y a quelques années à Terra Nova, le groupe invitait avec tapis rouge De Villiers et Boutin...franchement...était-ce bien raisonnable???
Quand Boutin a sollicité l'utilité publique pour la Fondation Lejeune et l'a obtenue avec l'appui de Kouchner sous gouvernement Jospin, était-ce bien raisonnable?
Quand Alstom a été vendu à GE quand Clara Gaymard (directrice GE France) a payé Macron pour qu'il y ait autorisation de vente du capital industriel énergétique français aux US l'an dernier, était-ce bien raisonnable?
Quand Cahuzac allait à la pêche au Gud, quand Besson est allé faire de la lèche aux plus pourris de la droite et de l'extrême droite...
Mitterrand et Bousquet aussi, avec sa proximité d'avec les frères maristes, l'affaire Touvier...Bon c'est pas d'hier mais ça en dit long sur l'absence en 40 ans, de réelle opposition socialiste aux idéologies nauséabondes de droite et d'extrême droite.

J'allais dire que les socialistes ont passé plus de temps à faire taire la gauche à l'ancienne et à la marginaliser, décrédibiliser tout le programme du CNR, ridiculiser les idées du PC, autant que la droite, et à conspuer le reste de l'extrême gauche plutôt qu'à favoriser une politique de gauche.
Donc s'il y a une réunion des gauches à faire, c'est avec l'ensemble de la gauche qui n'a jamais fait de compromission et laissé faire le FN, les groupes les plus pourris de la droite "dure" et de l'extrême droite. Et ça fait pas lourd dans l'échiquier politique. Ca peut peser plus à échelle mondiale, par contre, à échelle européenne aussi. Mais j'y vois pas du tout le PS ni le PSE. Plutôt des mouvements citoyens comme les Indignés, présents depuis déjà quelques années dans pas mal de pays. Là il y a l'incarnation d'une réelle protestation de gauche non liée à une quelconque oligarchie mais suffisamment éduquée et consciente des manipulations, des enjeux et de la nécessité de réforme totale politique, économique, sociale.

paroissiens-progressistes 30/03/2017 09:25

Françoise,

Malheureusement des mouvement citoyens comme les Indignés ont montré leurs limites, car ils n'ont pas pensé à leur arrivée au pouvoir, ils ont fait un amalgame d'idée et une fois formé en parti, ils ont refusé de faire des alliances avec les partis sociaux-démocrates pour prendre le pouvoir et mettre en avant leurs idées. Avant de penser prendre le pouvoir ou d'effacer les partis sociaux-démocrates, il faut penser à gouverner pour montrer qu'on est crédible et cela n'est possible qu'en faisant des alliance. Après, le résultat est toujours le même, cette voie ne permet qu'une montée de l'extrême droite ou l'arrivée au pouvoir de la droite, car elles profitent des désunion de la gauche.

Merci !

Françoise 29/03/2017 07:52

Dépassons les jolies paroles du député européen espagnol pour voir qui se cache derrière ce discours?

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=es&u=http://www.lamarea.com/2012/07/19/camps-se-redime-gracias-al-sector-cristiano-del-pp-y-con-cargo-a-la-generalitat/&prev=search

Oh, non! Encore une fondation créée et financée par l'OD?
Comme c'est bizarre...Et le gars est l'équivalent de Christine Boutin dans son pays? Quelle surprise!

paroissiens-progressistes 29/03/2017 10:54

Françoise,

Ce n'est pas l'homme qui a plu, c'est le discours. Il montre une Europe qui aurait du être comme cela et qui n'est plus. Ensuite, pour faire face au PPE, il faut une alliance de toutes les gauches pour faire changer l'Europe.

Merci !