Une campagne présidentielle pleine de rebondissements

Publié le 22 Mars 2017

RFI.fr dans son article du 22 mars 2017 «À Bruxelles, Benoît Hamon rattrapé par la politique française et les affaires» nous montre qu’après un meeting réussi à Bercy et un débat en demi-teinte, les difficultés de la campagne électorale reprennent le dessus pour le candidat Benoît Hamon. Dernier exemple en date ce 21 mars lors d'un autre meeting, à Bruxelles cette fois-ci.

 

À nouveau rattrapé par les polémiques à Paris, Benoît Hamon voulait parler d'Europe ce mardi 21 mars à Bruxelles, en Belgique. Au lieu de cela, le candidat à la présidentielle a dû répondre sur l’affaire Bruno Le Roux. Le ministre de l'Intérieur a démissionné ce 21 mars, soupçonné d'avoir employé ses filles comme attachées parlementaires quand il était député alors qu'elles étaient mineures. «Nous avons aujourd’hui une forme de soupçon qui pèse sur la classe politique tout entière, a déclaré Benoît Hamon. Il faut pouvoir dans ce domaine lever le soupçon». «Ce n’est pas bon pour moi, dit le candidat en privé, parce que cette fois, c’est un socialiste comme moi qui est concerné». Benoît Hamon est toujours sous le coup de la déception de sa prestation au débat la veille.

 

Et la série noire continue, avec le premier ralliement d’un membre du gouvernement à Emmanuel Macron, à savoir la secrétaire d'État à la Biodiversité Barbara Pompili, suivi de celui d’un conseiller à l’Elysée, un proche du président, Bernard Poignant. «Une telle déloyauté en pleine campagne, c'est du jamais vu», selon un de ses amis. Agacé, dans le vent glacial de la capitale belge et très atteint par le décès d’Henri Emmanuelli, son mentor, Benoît Hamon a bien du mal à l’évoquer en meeting quelques heures après encore sa disparition. «Ça m’a coupé le souffle ce matin quand j’ai appris qu’il s’était éteint, raconte-t-il. Là où il est, je l’imagine grommeler : "Tais-toi maintenant, tu en as déjà assez dit". Mais je veux lui dire combien il me manque et il nous manquera».

 

Ému et épuisé, le candidat en fait trop. L’avis est unanime dans son équipe : il faut alléger son agenda. Son entourage envisage même d’annuler des déplacements. Benoît Hamon est le candidat qui court après le temps et les sondages mais sa campagne patine toujours. Mais comme le montre Lilian Alemagna dans son article sur Libération.fr du mardi 21 mars 2017 «Europe Hamon en quête de soutiens», Benoît Hamon, en déplacement mardi à Bruxelles, s’est évertué à ne pas dévier de son programme : défendre sa «refondation de l’UE» et son «traité démocratique de la zone euro». «Je n’ai pas la faveur de la Commission, je ne l’ignorais pas», a-t-il confié en sortant d’un entretien avec son président, Jean-Claude Juncker. Le soutien des eurodéputés de gauche et l’opposition de la tête conservatrice de la Commission : voilà ce qu’a voulu illustrer Hamon dans la capitale européenne. En déficit de crédit au sein de l’UE, il a déjà été reçu début février au Portugal par le Premier ministre, António Costa, et compte trouver d’autres soutiens la semaine prochaine à Berlin. Il y rencontrera le candidat social-démocrate Martin Schulz, bien placé dans les sondages face à Angela Merkel. Laquelle devrait «normalement» lui accorder un rendez-vous. Comme pour Macron avant lui.

 

Ensuite LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous montre aussi que le bilan du voyage bruxellois est globalement positif pour le socialiste, qui doit se rendre le 28 mars à Berlin afin de rencontrer le candidat du SPD Martin Schulz, et peut-être aussi la chancelière allemande, Angela Merkel. S’il a reçu un accueil plutôt froid du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, peu favorable à son Assemblée de la zone euro, il a obtenu le soutien des eurodéputés du groupe social-démocrate au Parlement, et même celui, plus tempéré, du commissaire européen Pierre Moscovici.

 

Libération.fr nous signale dans l’article «Pour l'équipe de François Fillon, les affaires sont le fruit d'une «grande manipulation orchestrée depuis des semaines»», que ce mercredi, au lendemain de la démission du ministre de l'Intérieur socialiste Bruno le Roux, le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel dénonce le «véritable hold-up démocratique» commis par «le pouvoir socialiste» (dont Emmanuel Macron serait le représentant). «La chronologie est trop parfait pour être le fruit du hasard», poursuit-il au sujet des révélations qui ont conduit à la mise en examen par deux fois élargies du candidat de la droite. Pour conclure : «Le forfait est ainsi signé de la grande manipulation orchestrée depuis des semaines». Quelques heures plus tôt, le Parti socialiste a demandé mercredi à François Fillon de retirer sa candidature à la présidentielle après les nouvelles révélations sur les affaires le concernant, estimant que ces accusations empêchent «tout débat serein».

 

Dans les commentaires du Direct de francetvinfo.fr on s’agace notamment des propos du Parti socialiste et d'Emmanuel Macron, notamment, qui ont salué la rapidité de Bruno Le Roux à démissionner, et appelé François Fillon à suivre son exemple – à demi-mot pour le candidat d'En marche !.

 

Enfin François Fillon en rajoute une couche dans l’article de Libération.fr : «François Fillon dénonce «des fuites organisées par les services de l'État». François Fillon, mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, a dénoncé une «machination» avec «des fuites organisées par les services de l'État», mercredi sur franceinfo. Interrogé sur les propos tenus en Conseil des ministres par François Hollande, qui a demandé «l'exemplarité» pour ceux qui briguent «les plus hautes responsabilités», l'ex-Premier ministre a affirmé : «les masques tombent. La machination est maintenant aux yeux de tous les Français». «Comme par hasard, le PS, Emmanuel Macron et François Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations qui n'apportent rien de nouveau pour exiger qu'il n'y ait plus de candidat de droite à l'élection présidentielle», a ajouté un François Fillon n'hésitant plus à franchement verser dans le complotisme. Selon lui, «la gauche est dans l'incapacité de gagner l'élection et elle n'a qu'une possibilité pour y parvenir : qu'elle n'ait pas d'adversaire à droite».

 

Comme pour lui répondre dans l’article de LCI.fr «"Climat de corruption" : la violente charge de Benoît Hamon contre les affaires de Fillon et Le Pen», Benoît Hamon s'en est pris violemment, ce mercredi, à François Fillon et Marine Le Pen, qui, selon lui, empêchent la campagne de se dérouler normalement. Le candidat socialiste accuse celui de la droite de "jouer la victime", assurant qu'il n'y a "pas de machination, juste le droit". Il estime les deux candidats à la présidentielle, responsables selon lui de cette campagne "salie et polluée par l'argent et par un climat de corruption".

 

L’EXPRESS.fr nous montre dans son article «La religion prend trop de place dans la présidentielle, selon 77% des Français» que seuls 14% des Français jugent que la religion et la laïcité devraient occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévision. Les Français estiment pourtant ce que ce principe est aujourd'hui menacé.

 

Polémique sur le burkini, débat sur le voile à l'université... Les débats sur la religion ont pris une place centrale dans le débat public des dernières années. 77% des Français jugent pourtant que l'on parle trop des religions et de la laïcité dans la campagne présidentielle. Seuls 14% des sondés considèrent que ces thèmes doivent occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévisions. 40% des Français pensent que ce sujet devrait être "secondaire". L'immense majorité des Français (90%) juge toutefois que la laïcité est "une valeur essentielle de la République", tandis que 74% des personnes interrogées pensent que ce principe est aujourd'hui "menacé".

 

Enfin Libération.fr dans son article «Le Portugal demande aussi la tête du président de l'Eurogroupe» nous montre que dans la ligne de l'ex-président du conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre socialiste du Portugal Antonio Costa a réclamé mercredi avec insistance la démission du chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, l'accusant d'avoir tenu des propos «racistes» et «xénophobes» à l'égard des pays du sud de la zone euro. «L'Europe sera seulement crédible avec un projet commun le jour où Jeoren Dijsselbloem ne sera plus président de l'Eurogroupe et où il y aura des excuses claires à l'égard des pays et peuples qui ont été profondément offensés par ces déclarations», a-t-il lancé en marge d'une conférence consacrée au football à Estoril.

 

Sous le feu des critiques, le chef de l'Eurogroupe avait refusé mardi de présenter ses excuses après avoir tenu la veille des propos jugés désobligeants à l'encontre des pays du sud dans un entretien publié par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Jeroen Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.

 

Il a comparé les pays du sud de l'Europe qui reçoivent une aide financière accordée par l'UE à une personne qui dépense son argent "en alcool et en femmes". On comprend pourquoi son parti a perdu aux Pays-Bas, il n’est plus social-démocrate, il est de droite et ses 9% lors des législatives est mérité.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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