Une élection présidentielle serrée où rien n’est joué encore

Publié le 14 Mars 2017

En ce mardi 14 mars 2017 la valse des traîtres commence avec le parjure Manuel Valls qui avait promis de soutenir le candidat à la primaire de la gauche Benoît Hamon. Il ne lui donnera pas son parrainage dont il n’avait pas besoin, ce qui n’est pas une surprise. Ensuite, il réunit ses proches ce mardi pour sans doute leur laisser la liberté de voter pour Macron. Là, encore ils vont à l’encontre du PS qui a promis de soutenir le vainqueur de la primaire.

 

Pourtant, Benoît Hamon a déjà donné beaucoup de gages aux socialistes légitimistes, soutiens du président de la République, et au PRG en leur donnant des propositions sur les PME. Il assume aussi avoir un projet politique qui attrape à bras le corps la question de la transition écologique ou du nouveau rapport au travail. Une centaine d’élus bretons parmi lesquels Marylise Lebranchu appelleront les électeurs dans une tribune dimanche à se rassembler autour de Benoît Hamon.

 

Jean-Christophe Cambadélis confirme que ceux qui soutiendront Macron ne feront pas partie du PS aux prochaines élections. Gérard Filoche pour l’aider lui adonné la liste d’au moins 300 élus socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron. Benoît Hamon a ses frondeurs au PS, mais il n’abandonne pas, et les militants socialistes commencent à être exaspérés par ces retournements de veste socialistes. Il fera sans les ministres qui sanglotent. Le vote utile tellement mis en avant pour Macron risque de devenir sa faiblesse, car les sociaux libéraux et les ministres le soutiendront pour continuer la politique social libérale qui a été humiliée lors des élections municipales de 2014, départementales de 2015 et régionales de 2015.

 

Une bonne nouvelle, Jean-Luc Mélenchon vient d’obtenir 666 parrainage (j’espère que ce chiffre changera, car on pourrait lui faire un mauvais procès avec) pour se présenter à la présidentielle et souhaite interdire les sondages d’intention de vote 60 jours avant les élections mais aussi les rendre plus rigoureux, tandis que Jacques Cheminade en obtient 469 et Jean Lasalle 453, et pourraient se présenter, alors que Philippe Poutou n’est pour l’instant qu’à 350 parrainages.

 

Mais tout le monde oublie de parler du programme économique de François Fillon qui promet la suppression des de 500 000 emplois publics et de l’ISF, la fin des 35 heures, de refaire le code du travail et de réformer l’assurance maladie, sans oublier la baisse de charges aux entreprises. Ils sont trop occupés actuellement à se centrer sur ses affaires. Et si vous pensiez en avoir fini avec l’affaire Fillon, François Fillon vient d’être mis en examen pour détournement de fonds public, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique de l'Assemblée nationale.

 

Ensuite, la candidate soit disant antisystème, Marine Le Pen fait l’objet de deux procédures pour avoir sous évalué ses biens, qu’elle détient en commun avec son père, Jean-Marie Lepen. Enfin, Anticor (L’association de lutte contre la corruption) saisit la Haute Autorité pour la transparence pour vérifier la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Il avait touché entre 2009 et 2014 2,8 millions d’euros, et il a déclaré un patrimoine d’1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit seulement 200 000 euros de patrimoine net. Ce qui n’est pas très cohérent pour Anticor.

 

Cette élection risque d’être serrée comme le montre cette élection test que vont être les législatives aux Pays-Bas, qui auront lieu le 15 mars, et où 28 partis s’affrontent, risque de voir une montée du populisme puisque dans le dernier sondage le Parti pour la Liberté de Geert Wilders et passé devant le Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre libéral Mark Rutte, pour éviter cela le candidat écologiste Jesse Klaver, qui se présente comme l’antidote à la xénophobie, n’a pas tort d’appeler les partis de gauche à une coalition pour éviter une arrivée des libéraux au pouvoir.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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M.W 15/03/2017 07:40

Franchement comment peut-on croire encore que la tolérance en politique est possible ? Faire de la politique signifie adhérer à un ensemble d'idée et de valeurs que l'on estime être les meilleurs pour soi, pour son pays, pour sa population, comment être tolérant quand on part du principe que ces opinions politiques sont la Vérité, les plus belles, les plus réfléchies, les plus pures tandis que celles des autres sont mauvaises stupides, irréfléchies, ennemies du peuple etc ... Impossible, quand on fait de la politique on ne peut qu'être dogmatique et intolérant, on ne peut que penser que nos opinions incarnent la Vérité et qu'elles sont les seules légitimes. Certes on peut changer d'avis, penser autre chose avec le temps mais, dans ce cas là, on ne fait que passer d'un dogmatisme à un autre. Les clans politiques quels qu'ils soient rêvent secrètement et souvent inconsciemment d'éliminer leurs adversaires, d'être les seuls à exister, de monopoliser la liberté pour leurs partisans, motivés par la pensée que toute opinion différente de la leur est mauvaise et ennemie du peuple. En réalité si les militants politiques se disent tolérants c'est parce qu'ils n'ont pas les moyens d'anéantir les autres clans, c'est la tolérance médiévale qui consiste à tolérer parce que l'on ne peut anéantir.

Cela dit je ne leur jette pas la pierre, j'admire leur combat et leur ardeur, j'admire les gens prêts à militer pour défendre leurs opinions et leur vision d'un monde meilleur, j'admire les gens prêts à défendre bec et ongles une cause qu'ils estiment être belle, pure, grandiose. Mais cela reste du dogmatisme, de l'intolérance qu'on le veuille ou non.

M.W 15/03/2017 20:18

Cela signifie, cher Taï, que les partis politiques ne font que tolérer les autres opinions parce qu'ils ne peuvent les anéantir, les changer ne les rendra en rien moins dogmatique puisqu'un parti politique ne peut qu'être dogmatique.

paroissiens-progressistes 15/03/2017 19:26

M.W,

Le terme dogmatisme est mal utilisé ici, il faut plutôt utiliser le terme idéologie ou bien perler de système de pensée. La politique a toujours été un affrontement verbal qui évite le duel à l'épée et chacun défend sa position, même si les camps politiques peuvent être d'accord sur certains sujets. Éliminer son adversaire en politique est difficile, c'est un milieu où l'on se relève souvent d'entre les morts. Les battre est plus facile ou pour d'autres les mettre à une retraite anticipée. Rien, n'est pas parfait, c'est pour cela que les partis politiques ont besoin de réformes et de changements.

Merci !