Une journée politique entre affaires et programme politique

Publié le 2 Mars 2017

Le Direct Élections présidentielles de LCI.fr de ce jeudi 2 mars 2017 nous montre qu’à 52 jours du premier tour, l'équipe de campagne de François Fillon se rétrécit d'heure en heure. Plusieurs cadres mais aussi de nombreux permanents anonymes ont remis leur démission. Selon Le Point, deux tribunes d’élus LR invitant François Fillon à se retirer sont à l’étude. Un premier émane de la sénatrice Fabienne Keller qui fait actuellement circuler un texte auprès de ses collègues parlementaires. Une seconde tribune, cette fois à l’initiative d’élus locaux, est également en préparation. Le député Franck Riester, proche de Bruno Le Maire, avait annoncé hier son retrait de la campagne de François Fillon. Aujourd'hui, il appelle les élus LR à parrainer Alain Juppé, comme lui. Mais plusieurs élus de droite qui continuent de soutenir François Fillon refusent néanmoins de se rendre à la manifestation de soutien au Trocadéro dimanche. Ce sera notamment le cas de l’ex-candidat à la primaire, Jean-Frédéric Poisson. "Je ne fais pas campagne contre les juges. Je ne fais pas non plus campagne contre les autres candidats. Je fais campagne pour soutenir le projet auquel je crois", a-t-il expliqué sur Sud Radio ce jeudi, jugeant que cette manifestation était "une maladresse".

 

Pourtant, comme le montre le Direct de francetvinfo.fr François Fillon ne veut pas se laisser déstabiliser par la vague de défections dans son propre camp. "Je m'appuie sur les Français, a assuré le candidat de la droite. La base, elle, tient." Pour combien de temps encore, car trois parlementaires proches d'Alain Juppé, Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu, retirent leur soutien à François Fillon. La campagne du candidat de la droite prend une "tournure incompatible" avec leur "façon d'envisager l'engagement politique", expliquent-ils dans un communiqué commun.

 

Le Monde.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIELLE 2017 nous montre que le candidat du Parti socialiste a profité hier soir d'un meeting à Brest pour éreinter un François Fillon qualifié de "châtelain" et selon lui "indigne" d'être président de la République après ses accusations contre la justice. Dans sa région natale, Benoît Hamon a assuré vouloir "être président contre cette morgue sociale, cette mentalité d'Ancien régime, cette mentalité de châtelain même, et surtout d'ailleurs, quand leurs châteaux sont payés par l'impôt de ceux qu'ils méprisent".

 

On apprend également dans le Direct de francetvinfo.fr qu’après la défection du candidat écologiste, Yannick Jadot, au profit de Benoît Hamon, le PS s'est engagé à prendre en charge les dépenses d'EELV. Contacté par franceinfo, le trésorier du parti écologiste, Thierry Brochot, a confirmé la somme de 200 000 euros, une information révélée ce matin par France Culture.

 

Emmanuel Macron a enfin dévoilé son programme qui a été analysé par Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po dans l’article de sudouest.fr : «Le programme de Macron "ne frappe pas par sa nouveauté" selon un politologue». Pour lui, il ne propose rien de nouveau. Selon lui c’est «un programme centriste, que l’on peut qualifier de social-libéral : il met l’accent sur l’investissement, le pouvoir d’achat et les salaires, et en même temps veut faire revenir la France dans la moyenne européenne des déficits publics et améliorer la compétitivité de l’économie. Emmanuel Macron veut se situer à l’intersection de la droite et de la gauche. On trouve dans son programme des mesures économiques qu’un candidat de droite centriste ne bouderait pas (60 milliards d’économies dans les dépenses supportées par l’État et les collectivités locales, la réforme de l’indemnisation chômage et de l’assurance maladie) et aussi des dimensions sociales et notamment d’investissement sur l’avenir (la formation, la transition écologique) qui sont assez importantes.»

 

Plus direct, il montre que «L’une des propositions qui a le plus marqué, c’est l’exonération pour 80% des foyers de la taxe d’habitation. Pour le reste, ce sont des mesures plutôt dans la continuité de ce qu’on a vu avec Manuel Valls comme Premier ministre ou candidat à la primaire : compétitivité des entreprises, réduction des dépenses publiques et des déficits. On ne peut donc pas dire que ce programme frappe par sa nouveauté, plutôt qu’il s’inscrit dans la continuité de ce que font les gouvernements de centre-gauche ou de centre-droit en Europe.» Mais «Deux points lui poseront problème. Cette mesure ainsi que l’alignement du système de retraite des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. Ce sont des symboles auxquels la gauche est très attachée. Il peut s’attendre à des critiques.» Selon lui, «son programme économique me semble assez compatible avec une politique de centre-droit.» Donc, rien de nouveau sous le soleil.

 

Le Direct Élections présidentielles de LCI.fr nous montre que Benoît Hamon, au Salon de l'agriculture, réagit a minima sur la présentation du programme d'Emmanuel Macron : "Lui est pour le CETA (le traité international de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada), moi non. On ne peut pas être pour la Cop 21 et prôner une mondialisation à outrance".

 

Enfin comme le signale le Direct de francetvinfo.fr le Parlement européen lève l'immunité de Marine Le Pen demandée par la justice française pour "diffusion d'images violentes". Elle avait publié des photos d'exécution du groupe État islamique sur Twitter. La dirigeante du Front national risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Si la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen était confirmée par le Parlement européen jeudi, elle ne concerne que l'affaire des images violentes, et pas celle des emplois fictifs de ses assistants, pour laquelle elle a refusé d'être entendue mercredi 22 février.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article

Françoise 03/03/2017 20:52

Ca va se finir par une mise en examen pour la fille le Pen avec descente de flics car le livre qui est sorti hier sur ses financements de campagne + les dénonciations de ses emplois fictifs de parlementaires, ça devient trop important en terme de discrédit.

https://www.challenges.fr/politique/exclusif-le-proces-interdit-de-marine-le-pen-l-enquete-sur-les-finances-occultes-du-fn_457363

Et il faudrait que la justice se penche aussi sur le cas Macron qui doit pas mal d'argent à Bercy.
Je comprends pas que ça ne chauffe pas plus que ça pour son matricule.

Avec tout ça, l'élection présidentielle sera repoussée par le Conseil Constitutionnel à juin ou à septembre pour cause d'empêchement de Fillon et le Pen. La fin d'année risque d'être chargée...