Au Caire, le pape François réconforte les coptes et plaide pour la paix

Publié le 28 Avril 2017

Au Caire, le pape François réconforte les coptes et plaide pour la paix

L’Express.fr nous montre que le pape François a plaidé pour la paix entre musulmans et chrétiens vendredi 28 avril 2017 au Caire en se rendant dans une église copte où 29 fidèles ont péri dans un attentat djihadiste.

 

"Vos souffrances sont aussi nos souffrances." C'est ainsi que le pape François a apporté son soutien à la communauté copte d'Égypte. Ce vendredi, le pontife a livré un discours au siège de l'Église copte orthodoxe devant le pape Tawadros II. Les deux hommes, l'un en blanc et l'autre en noir, ont ensuite marché une centaine de mètres en procession, entourés de gardes du corps et de dignitaires religieux, pour rejoindre l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, frappée en décembre par un attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI) mais rénovée depuis. Placée sous haute sécurité, la visite au Caire du pontife argentin intervient trois semaines après deux autres attaques contre des églises coptes orthodoxes, qui ont fait 45 morts le 9 avril et été revendiquées par l'EI.

 

Arrivé en début d'après-midi dans la capitale égyptienne, le pape s'est rendu à une conférence organisée par l'influente institution sunnite Al-Azhar. "Aucune violence ne peut être perpétrée au nom de Dieu, parce qu'elle profanerait son Nom", y a-t-il martelé. Pour ce premier séjour du pape en Égypte, placée sous état d'urgence, policiers et militaires étaient omniprésents dans les rues du Caire, coupées à la circulation. La police avait également investi les toits de plusieurs immeubles. Les abords de la Nonciature apostolique, où le pape doit séjourner, étaient fermés à la circulation vendredi. Et des blindés étaient stationnés près du siège de l'Église orthodoxe copte.

 

Plus tôt, le pape François s'est rendu au palais présidentiel pour une rencontre avec le président Abdel Fattah al-Sissi, avant d'être reçu par le grand imam d'Al-Azhar Ahmed al-Tayeb. À Al-Azhar, le pape a fustigé les "populismes démagogiques" qui selon lui "n'aident pas à consolider la paix et la stabilité", sans citer d'exemple de gouvernement populiste. Il a aussi appelé à "bloquer les flux d'argent et d'armes" pour "prévenir les conflits et édifier la paix".

 

Toutes les églises d'Égypte ont été placées sous haute surveillance, de crainte d'un attentat, alors que l'EI a menacé de multiplier les attaques contre les coptes, majoritairement orthodoxes, qui représentent environ 10% des 92 millions d'Égyptiens. Communauté chrétienne la plus importante en nombre du Moyen-Orient, les coptes orthodoxes d'Egypte se disent victimes de discriminations de la part des autorités et de la majorité musulmane.

 

Dans un autre discours prononcé devant Abdel al-Sissi, le pape François a appelé au respect "inconditionnel" des droits de l'Homme, citant "la liberté religieuse et d'expression". Le président égyptien est régulièrement accusé par des organisations internationales de défense des droits de l'Homme d'avoir instauré un régime ultra-répressif qui ne tolère aucune opposition depuis qu'il a destitué en 2013 son prédécesseur, l'islamiste Mohamed Morsi. Ses détracteurs estiment qu'il a refermé la parenthèse démocratique ouverte avec le soulèvement de 2011 ayant chassé du pouvoir Hosni Moubarak.

 

Le voyage du pape François est le deuxième d'un pape en Égypte contemporaine, après celui de Jean-Paul II en 2000, qui avait également rencontré le cheikh d'Al-Azhar. La visite du pape François vise notamment à réchauffer les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s'étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence. Depuis son élection en 2013, Jorge Bergoglio multiplie les gestes d'ouverture envers les musulmans, au point de déconcerter parfois certains chrétiens.

 

Le pape a aujourd’hui livré des paroles de réconfort aux coptes égyptien et son réconfort aux chrétiens victimes du terrorisme dans le pays, sans oublier de rappeler au président Abdel al-Sissi de respecter les droits de l’homme, tout en visant les populismes facteur de guerre. Un bon début qui espérons répondra aux attentes des chrétiens et des musulmans.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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