La campagne présidentielle continue

Publié le 12 Avril 2017

Invité de la matinale de LCI de ce mercredi 12 avril 2017, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a lancé un appel à Benoît Hamon. Compte tenu de la dynamique du candidat de la France insoumise, il l’invite à "ne pas être un obstacle à la volonté populaire qui monte". En clair, à se désister... "Si le fait qu'il maintienne sa candidature empêche Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour, je pense que Benoît Hamon intérieurement le vivra mal..", a déclaré Alexis Corbière.

 

Je ne pense pas qu’il le vivra mal. Il faut se rappeler que Jean-Luc Mélenchon a rejeté tous les accords que Benoît Hamon a voulu faire avec lui et même de se retirer pour lui. Alexis Corbière croit qu’il peut venir et demander maintenant à Hamon de se retirer. Ce n’est pas lui qui va rembourser la campagne du PS et les frais que ce parti a accepté de payer durant les législatives pour EELV, car la France insoumise n’est pas un parti et n’a pas les moyen de le faire. Enfin, le PS n’a rien à y gagner car il ne croit pas aux propositions de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon est en désaccord avec lui sur les questions européennes, sur comment se fera la VIe République et sur le revenu universel. Un désistement du candidat socialiste est impossible.

 

Combatif Benoît Hamon n’abandonne pas comme le montre l’article de Libération.fr, «Benoît Hamon s'en prend à la «vingtaine de dirigeants socialistes de premier rang» qui ne le soutiennent pas». Benoît Hamon (PS) s'en est pris ce mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas assez sa candidature à la présidentielle, dans un entretien publié par "Les Echos".

 

Évoquant le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, il déclare : "Je note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang". "Avec François Hollande, mon désaccord date de 2014 : je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé", déclare également Benoît Hamon. Pour lui, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 "si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales". "Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu !", dénonce le candidat du PS.

 

"J'assume un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", réaffirme Benoît Hamon. "Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue".

 

140 000 emplois dans l'habitat, 125 000 dans les énergies renouvelables et la chimie verte ou encore 112 000 dans l'accompagnement des personnes âgées… Benoît Hamon a dévoilé ce mercredi dans un entretien aux Echos son plan pour créer un million d'emplois comme nous le montre le LIVE Présidentiel de LCI.fr. Il souhaite notamment créer des emplois dans les petites et moyennes entreprises "grâce au made in France et (au) fait que leur sera réservé 50% de la commande publique" ainsi qu’augmenter les effectifs de la fonction publique. "Un million d'emplois, ça me paraît raisonnable avec une politique de relance aujourd'hui, avec une croissance qui serait, je pense, plus riche en emplois", explique le candidat du PS.

 

Enfin, pour ceux qui veulent punir le gouvernement, il faudrait choisir le bon candidat, car François Hollande ne semble pas soutenir Benoît Hamon comme le montre l’article de L’OBS : «À 10 jours de la présidentielle, François Hollande s'inquiète de la tournure de la campagne». "Cette campagne sent mauvais", déplore le chef de l'État, qui voit d'un mauvais œil le phénomène Mélenchon et la confiscation des débats par les affaires. S'il craint qu'un soutien trop précoce à Emmanuel Macron ne soit contre-productif, il évoque cependant sa candidature en des termes favorables - et rappelle qu'il n'a pas découragé le projet de son ministre de créer, au printemps 2016, son propre mouvement politique.

 

Quant à l'ex-frondeur Benoît Hamon, descendu sous les 10% dans les sondages ? Expédié d'une plaisanterie assassine, raconte "le Monde", tandis qu'il croisait deux de ses soutiens, la maire de Paris Anne Hidalgo et son directeur de campagne Jean-Marc Germain : "Alors, elle se passe comment cette campagne ?" leur aurait-il lancé d'un ton badin au palais de Tokyo.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Commenter cet article

M.W 12/04/2017 19:17

Ah ce propos, Taïus, que pensez-vous de François Asselineau et de sa vision des choses ? Est-ce que vous pensez comme le PMF que c'est un dangereux néo fasciste d'extrême-droite ?

paroissiens-progressistes 13/04/2017 08:58

M.W,

Je ne sais pas, c'est sans doute le parcours de Françoise qui l'amène à se méfier d'Asselineau. L'UE créé par la CIA, il y va un peu fort.

Merci !

M.W 12/04/2017 22:25

Mais alors pourquoi donc Françoise pense t-elle qu'il est d'extrême-droite et pourquoi pense t-elle la même chose de Dupon-Aignan ?

Et que pensez-vous de l'idée d'Asselineau selon laquelle l'UE a été créée par la CIA ?

paroissiens-progressistes 12/04/2017 20:10

M.W,

Le problème c'est que son seul programme est celui de sortir de l'UE, ce qui peut le rapprocher de tous les partis eurosceptiques, mais dans le fond son programme il se distingue du FN. Donc, je ne peux que juger son parti comme eurosceptique et anti-atlantiste.

Merci !