Les catholiques ont voté à droite, les musulmans largement à gauche

Publié le 26 Avril 2017

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article de Libération.fr du mardi 25 avril 2017 que le FN, suscite toujours une grande méfiance parmi les musulmans, sa candidate n'ayant récolté que 5% de leurs voix. En revanche avec 22%, Le Pen réalise chez les catholiques, un score légèrement supérieur à sa moyenne nationale (21,3%).

 

Les cathos à droite, les protestants avec un tropisme centriste Macron (30 % des suffrages) prononcé et les musulmans avec le cœur à gauche. Le premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage Ifop publié par l’hebdomadaire catholique Pèlerin, confirme les tendances de fond des votes confessionnels. Critiques à l’égard du quinquennat (notamment à cause de la personnalité de Manuel Valls), les musulmans demeurent quand même très fidèles à la gauche, sauvant même l’honneur de Benoît Hamon qui récolte 17 % de leurs suffrages. Mais leur chouchou a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon qui réalise un score de 37 %. Macron, lui, totalise 24 % des voix. François Fillon est à la traîne avec seulement 10 % des suffrages. Marine Le Pen obtient 5%.

 

Malgré ses démêlés judiciaires, l’ex-Premier ministre a réussi à conserver son avantage chez les catholiques récoltant 28 % des voix. Son score atteint même 46 % parmi les pratiquants. Emmanuel Macron tire son épingle du jeu en totalisant 22% des suffrages tandis que Jean-Luc Mélenchon chute à 14 %. Marine Le Pen confirme sa poussée atteignant, elle aussi, 22 % des voix catholiques. Nicolas Dupont-Aignan dépasse son score national avec 6%. Quant à Hamon, il ne fait que 4%. «Finalement, les catholiques pratiquants, après un temps d’hésitations que nous avions constaté avant Pâques, sont revenus au bercail», analyse, Jérôme Fourquet, directeur des études d’opinions à l’Ifop.

 

Pour le second tour, les organisations musulmanes se sont prononcées, les unes après les autres, pour un appel clair à voter Emmanuel Macron. «L’ennemi principal reste clairement l’extrême droite», relève Jérôme Fourquet. Pour le Conseil français du culte musulman (CFCM), il s’agit de «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine, ainsi qu’aux velléités d’amalgame et de stigmatisation qui menacent la cohésion nationale et le vivre-ensemble.» Dans le collimateur de Marine Le Pen, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans), a appelé les musulmans, par «de-là leurs opinions politiques» à «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine» et donner «un score le plus large» à Emmanuel Macron.

 

Côté catholique, la démarche de la Conférence des évêques de France (CEF) se fait beaucoup plus discrète. Dès dimanche soir, elle a publié, sous la plume de son secrétaire général Olivier Ribadeau-Dumas, un long texte pour donner des critères de discernement quant au second tour. Mais il faut lire attentivement entre les lignes pour y percevoir un appel contre le Front national. Ce positionnement a minima suscite déjà un début de polémique.

Le vote religieux montre encore ses disparités alors que francetvinfo.fr dans Le Live nous apprend que Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, a augmenté de 43 700 par rapport au mois de février, soit une hausse de 1,3%. Il s'agit de la cinquième plus forte hausse du quinquennat. Pendant ce temps, Bernard Cazeneuve a prévu de donner un grand meeting national de soutien à Emmanuel Macron le mardi 2 mai, alors qu’il n’en avait pas fait un pour soutenir Benoît Hamon. On sait maintenant quel candidat soutenait le gouvernement.

 

Enfin, Libération.fr nous montre dans un article «Quand le pape François sermonne les technophiles» que le pape François s’est adressé assez directement à la Silicon Valley. Comme le dit Mashable, «on ne sait pas si c'est merveilleux ou étrange». Le pape François a participé mardi via skype à la conférence TED (Technology, Entertainment and Design), qui se déroule à Vancouver du 24 au 28 avril. Cette année, l'accent porte sur les changements que la robotique et l'intelligence artificielle apportent au travail. Après avoir prôné «la solidarité et la tolérance», explique le site, il a ensuite déclaré : «Si la croissance de l'innovation scientifique et technologique pouvait coïncider avec plus d'égalité et d'intégration sociale, ce serait merveilleux». Et bim.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Pierre 26/04/2017 20:58

Cette analyse du vote en fonction de la religion déclarée par les sondés , serait à rapprocher de la place ( classe sociale ) dans la société des personnes intérrogées et on verra , vraisemblablement que ceux qui se déclarent catho pratiquants sont des habitants des "beaux quartiers" et ceux qui se
Se déclarent musulmans logent en cité , sans revenir à la lutte des classes , on fait dire aux chiffres ce que l'on veut .
Merci

paroissiens-progressistes 26/04/2017 22:41

Pierre,

Souvent dans le vote ce n'est pas la religion qui entre en compte, ce sont des critères sociaux et des sentiments d'appartenance politique qui entre en jeu ou un candidat qui sort du lot. Je n'y vois pas un vote portant sur un choix religieux ou portant sur leur appartenance sociale.

Merci !

M.W 26/04/2017 20:36

Normal que ça face polémique la déclaration du CEF, on est dans une République laïque je vous rappelle, les curetons n'ont pas à dire qu'il ne faut pas voter FN, c'est une atteinte à la laïcité !

paroissiens-progressistes 26/04/2017 22:38

M.W,

Non, ce n'est pas le cas les évêques depuis les années 1950 doivent se montrer neutre dans les élections et ne pas donner de consignes de vote.

Merci !