Une campagne présidentielle allant sur sa fin et nous laissant sur notre faim

Publié le 20 Avril 2017

Une campagne présidentielle allant sur sa fin et nous laissant sur notre faim

Plus que quelques heures avant la fin de la campagne officielle vendredi soir. Des matinales télé et radio à l’émission politique de France 2 au cours de laquelle ils seront tour à tour interviewés ce soir dans des entretiens individuels de 15 minutes qui doivent au total durer 3h30.

 

linternaute.com dans son article du jeudi 20 avril 2017 «Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, un duo se détache» nous montre face à cette déferlante de soutiens pour Emmanuel Macron (la campagne se termine demain à minuit, il s'agit donc de prendre position avant), Benoit Hamon continue de faire campagne. Ses équipes se sont félicitées du rassemblement de 20 000 personnes hier soir, place de la République à Paris, lors duquel le candidat à la présidentielle a vertement attaqué l'ancien ministre de l'Economie, sans le nommer, évoquant une "novlangue creuse qui dépolitise tout, pour rendre vintage les vieilles recettes libérales et vendre du giscardisme relooké par quelques bonnes agences de communication". Il a de nouveau appelé à un vote de "conviction" plutôt qu'à un vote utile, de "stratégie" ou de "calcul", ce matin sur France Inter.

 

Il aussi comme l’a montré L’OBS dans son article «"J'aime la gauche des communistes, de Podemos, Syriza et de Bernie Sanders..." : Hamon a tenté le tout pour le tout lors de son meeting place de la République, à Paris», a déclaré sa flamme à "toute la gauche". Dans un débit de parole effréné, il a listé toutes les gauches qu'il aimait : la gauche "des communistes", "en mouvement", "la gauche qui proteste", "de Mitterrand, mais celle de Rocard aussi". "J'aime la gauche de Syriza, de Podemos" a-t-il poursuivi, pour finir sur celle "de Bernie Sanders". Une dernière démonstration dans la bataille de la présidentielle, avant le premier tour, ce dimanche 23 avril.

 

Comme on s’y attendait la secrétaire d'État en charge de l'Aide aux victimes Juliette Méadel indique au Parisien ce matin qu'elle a elle aussi choisi Emmanuel Macron pour ce premier tour de l'élection présidentielle. Ce n’est en rien étonnant comme le montre le LIVE Présidentielle 2017 dans LeMonde.fr alors que le candidat socialiste réunissait ses supporteurs place de la République à Paris, les autres composantes du Parti socialiste peaufinaient leur stratégie pour "l’après", mercredi. Cette journée de grandes manœuvres avait commencé à l’Elysée, dans la matinée, où François Hollande a réuni ses ministres et secrétaires d’État pour évoquer la situation politique. Le chef de l’État a invité ses ministres à s’exprimer et leur vote n’ira sûrement pas sur Hamon, mais cette traîtrise envers le candidat des primaires se payera cher pour les sociaux libéraux.

 

Et Manuel Valls ayant la traitrise dans le sang continue de plus belle puisqu’il avait déjà renié son engagement de la primaire fin mars, en indiquant qu'il allait voter pour Emmanuel Macron et non Benoît Hamon. Manuel Valls va encore plus loin cette semaine. L'ancien maire d'Evry a écrit aux habitants de la ville de banlieue parisienne pour les appeler à choisir Macron à leur tour. Co-signée par l'actuel maire d'Evry Francis Chouat, le courrier ne mentionne même pas le candidat du PS Benoît Hamon et donne trois arguments clés en faveur du candidat d'En Marche à l'élection présidentielle 2017. Selon eux, Emmanuel Macron veut "libérer les formidables énergies de notre pays" (terme de droite), prône un "une Europe plus juste, plus forte, plus écologique" avec la France en tête de pont et entend "renouveler en profondeur notre démocratie". Les deux élus de l'Essonne estiment également qu'Emmanuel Macron est le seul à pouvoir éviter un duel Le Pen-Fillon au second tour.

 

Le plus inquiétant est ce nous montre l’article de BFMTV.com : «Ces électeurs de Mélenchon qui sèchent sur son programme Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting mardi à Dijon». Sur place, plus de la moitié des électeurs du candidat de la France insoumise interrogés par BFMTV n'ont pas été capables de citer une seule mesure de son programme. En gros, "Sa façon de parler", "son répondant" ou "son charisme" sont autant d'arguments suffisants à ces électeurs pour accorder leur voix au représentant de la France insoumise. Ce n’est pas suffisant pour en faire un bon président.

 

Le ridicule ne tuant pas, L’OBS nous montre dans son article «Emmanuel Macron passe 6 millions de coups de téléphone aux électeurs» que pour tenter de convaincre les électeurs, Emmanuel Macron diffuse par téléphone un message vocal préenregistré, rapporte franceinfo. Cet appel de 1 minute 30 invite à aller voter le 23 avril, et argumente sur les "bonnes raisons" d'aller voter Macron au premier tour. Cette campagne massive, souligne franceinfo, est cependant critiquée par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux, qui y voient du harcèlement.

 

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielle 2017 nous montre qu’invité sur RTL ce matin, le candidat de la droite et du centre a déclaré qu'il était "confiant" concernant le résultat du premier tour, dimanche : "Le terrain me rend confiant, ainsi qu'une certaine connaissance de la sociopolitique de mon pays. Il n’y a pas 55% de Français qui vont voter pour un marxiste révolutionnaire ni pour une femme d’extrême droite qui veut sortir de l’euro. Au moment de mettre le bulletin dans l’urne les Français reviendront à des choix raisonnables." Interrogé aussi sur les sensibilités de droite avec qui il compte gouverner, celui qui n'a pas caché son intention de faire entrer le mouvement Sens commun, issu de La Manif pour tous, dans son gouvernement, a-t-il déclaré, faisant notamment allusion à ceux qui, dans son camp, ont pris leurs distances avec sa campagne comme Bruno Le Maire.

 

LCI.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIEL nous montre que pour Jean Lassalle, son élection comme président de la République aura un retentissement mondial aussi important que celle de Barack Obama en 2008. C’est un grand optimiste. Jacques Cheminade, candidat du parti Solidarité et Progrès, compte voter "blanc" au second tour de l'élection présidentielle, a-t-il déclaré. Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, ne se présentera pas une troisième fois en 2022, a-t-il annoncé sur France Info.

 

Enfin comme le montre francetvinfo.fr Marine Le Pen termine sa campagne sur un faux rythme, avec une dynamique en panne. Une situation paradoxale pour la candidate qui reste en position favorable pour le premier tour, mais qui déçoit une partie de ses partisans dans la dernière ligne droite.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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