Emiliano Fittipaldi : «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité»

Publié le 17 Mai 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur peridostadigital.com du mardi 16 mai 2017 que l'impression après avoir écouté Emiliano Fittipaldi, est que le Vatican ne veut rien faire contre le fléau de la violence sexuelle. Le pape François n'a pas fustigé les prêtres pédophiles, il n'a pas créé une commission anti-abus, n’a pas rédigé de nouvelles règles contre les évêques des abuseurs. «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité», c’est la secousse retentissante de l'auteur de «Lussuria» (FOCA), qui a été présenté cet après-midi à San Carlos Borromeo.

 

Un livre né du résultat de ses recherches antérieures, «avarizia» qui a conduit le journaliste dans le cas «Vatileaks II». «Quand j'étais à l'intérieur du Vatican, un Monseigneur m'a suivi et m'a donné des informations» qui étaient la base de ces pages, qui clôturent comment les clés de la révolution manquée de François sont non seulement dans le processus économique, mais dans le scandale de la pédophilie. Rien n'a changé».

 

«François a dit des choses importantes contre la pédophilie, mais dans la pratique, rien n'a changé au Vatican», a déclaré Fittipaldi, qui dénonce la façon dont certains des principaux contributeurs de Bergoglio (Pell, Errázuriz ou Maradiaga, membres du C-9) «ont couvert de tels crimes».

 

Dans ses recherches, Fittipaldi analyse quelques-unes des plaintes qui sont venus à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et admet que «les plaintes ont doublé au cours du pontificat du pape François, par rapport à celui de Benoît XVI». Ainsi, ils sont passés d'une moyenne de 200 plaintes par an, à plus de 400, pour un total de plus de 1200 processus pour la préparation du livre. «Qu'il y ait des plus de plaintes peut être une chose positive, car cela signifie que beaucoup plus de gens osent parler de ce qui leur est arrivé», dit- il, mais il soutient que «le phénomène de la pédophilie est un phénomène encore très fort, que personne n'a réussi arrêter.»

 

«François a promis plus de transparence, mais j'ai essayé d'accéder aux donnés de la doctrine de la foi, et c’était impossible. Nous ne savons pas les noms des prêtres pédophiles, nous ne savons pas le résultat des enquêtes ... L'ONU, en 2014, a demandé l'information et on ne lui a pas donné», a déclaré Fittipaldi, qui a glissé l'accusation, établie par certains que «de nombreux fils de prêtres ne sont pas venus à la lumière parce que le Vatican paie le silence des mères, tout comme 50 ou 60 années auparavant. Rien n’a changé».

 

Fittipaldi ne croit pas au «pas en avant» donné par le pape François. «Sur son vol de retour de Fatima, le Pape a dit que ça n'a pas avancé à cause de problèmes bureaucratiques. Cette situation est inacceptable. François n’a que quatre ans en tant que pape, mais les enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps.»

 

Dans sa recherche, le journaliste ne va pas dans les détails sordides, mais tente d'analyser les données et les documents divulgués et répète qu’à son avis, «Aujourd'hui, en 2017, l'Église protège et défend la pédophilie. Tout d'abord, elle se défend pour sa mauvaise image et, deuxièmement, pour l'argent». Pour Fittipaldi, ils n'ont pas donné plus de cas en Italie, en Espagne ou en Amérique latine, car l'institution n’est pas disposée à verser une indemnité, comme cela a été fait dans les États-Unis, l'Australie ou l'Irlande.

«Comme dans «avarizia», le pape reste comme quelqu'un qui essaie de changer les choses, mais sur la question de la pédophilie, François lui-même a une responsabilité très importante. En nommant des cardinaux comme Pell, Maradiaga ou Errazuriz, qui ont couvert des prêtres pédophiles, c’est inacceptable, ni un bon signe qui est donné aux victimes, aux fidèles et au monde». «J'ai le droit de critiquer ce pape, qui est aimé par beaucoup, et qui lui-même fait des choses dans le domaine de la communication. D'un point de vue pratique, il fait très peu. En ce moment, dans la Curie romaine il n'y a pas de révolution» selon Fittipaldi.

 

Enfin, comme une réponse Cameron Doody dans son article «Marie Collins : «Le pape comprend l'horreur des abus et la nécessité qu’ils soient éliminés de l'Église»», nous montre que beaucoup de choses restent à faire. L’Irlandaise Marie Collins a salué l'engagement du pape Francisco pour éradiquer ce fléau en disant qu’il «est en train de faire du mieux qu'ils peut» et qu’elle «pense qu'il travaille dur» citant comme preuve la mise en place du pontife de la Commission pour la protection des mineurs, tout en lançant un autre avertissement à la ligne dure de la curie personnifiée par le cardinal Gerhard Müller puisque la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait refusé de mettre en œuvre des principales mesures recommandées par la Commission et le pape lui-même, car ils d'élaboraient des règles anti-pédophilie pour les églises locales ou l'établissement d’un tribunal spécial pour les évêques négligents. Pour Marie Collins, «Ce n’est pas surprenant qu'il y a une résistance à la Curie», qui est un des symptômes du cléricalisme.

 

Pour elle, la Commission a l'obligation de faire connaître les résistances qu’elle rencontre encore dans le travail qu'elle tente d'accomplir. En cas de résistance, même d’un petit noyau de personnes dans l'administration de l'Église, celle-ci doit se manifester. Il est grand temps que le pape agisse au lieu d’attendre pour pleinement répondre aux victimes des prêtres pédophiles, plus d’impunité et de haussement d’épaules mais des actes.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article

gaetan ribault 18/05/2017 10:39

Bonjour
Je ne comprends pas le mélange fait entre
enfants de prêtres
prêtres pédophile
dans le texte cité
A+

paroissiens-progressistes 18/05/2017 14:00

gaëtan,

Il sert juste à montrer l'hypocrisie de l'Eglise qui ne veut pas que les enfants de prêtes soient reconnus, comme elle le fait avec la pédophilie. C'est un exemple comparé.

Merci !