La «critique» et le «rejet» du plan de «réconciliation» de l’épiscopat argentin

Publié le 4 Mai 2017

diariosobrediarios.com.ar nous montre dans son article du mercredi 3 mai 2017 que dans le cadre de l'initiative de l'épiscopat argentin de «réconcilier» les proches des disparus des personnes et les militaires qui sont responsables de leur mort, a reçu la «critique» de la présidente des Grand-mères de la Place de Mai, Estela de Carlotto pour qui c’est un «non sens» tout en excluant une possibilité de «réconciliation», et de Nora Cortinas, la présidente de la Fondation des mères de la Place de Mai pour qui c’est une «hypocrisie faite par l’Église, qui participa à la dictature et demande la réconciliation».

 

Les évêques «vont commencer à travailler aujourd’hui, quand vous entendrez les témoignages de parents de personnes disparues et des victimes de organisations de guérilla des années 70», dit Clarin. Pagina12 souligne que la déclaration de l'épiscopat «a évité de se référer aux parents des disparus au cours de la dernière dictature militaire» et les groupes qui luttent pour la «mémoire complète», où sont «intégrés majoritairement la famille et les amis de ceux qui ont condamnés et torturés par ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité».

 

Cette «critique forte» est également publié dans La Nacion, et dans celui-ci, Mariano De Vedia fait remarquer que l'appel «a rencontré de la résistance» des organisations de défense des droits de l’homme qui ont «renouvelé leur critique de l'Église pour son action au cours de la dictature militaire et questionnent même le pape François qui est accusé de n'avoir jamais fait une homélie pour les personnes disparues, par des prisonniers politiques».

 

L’Église en Argentine en utilisant le mot «réconciliation» dans le cadre d'une Assemblée plénière de la Conférence épiscopale qui a invité le victimes de la dictature et d'autres victimes d'organisations de gauche armées, en les plaçant au même niveau que leur bourreau, a provoqué de vives critiques, car la plupart des Argentins ne semblent pas accepter cette idée de réconciliation alors qu’ils restent sans aide pour trouver les disparus et leurs enfants.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article

Françoise 07/05/2017 23:37

Mon pauvre M.W. : l'UPR est proche de Soral et Dieudonné, tous deux ayant basculé à l'extrême droite. Et ça ne vous effleure même pas. Les seuls qui ont enquêté pour le moment sur le mouvement, sont des antifascistes, notamment ceux qui font chaque année des cartographies détaillées de l'extrême droite avec tous les liens qui existent entre les différents mouvements. La Horde Samizdat pour être plus précise, est l'organisme antifa via le journal RefleXes qui fait de l'investigation quotidienne sur les différents groupes d'extrême droite et les idées qui y sont posées.
Si vous avez un moment, vous pouvez aller voir leur cartographie 2017. Elle vous renseignera sur les liens de l'UPR avec différents groupes extrême droite.
Ce qui m'amuse dans votre rhétorique, c'est que lorsque je vous donne des exemples d'espagnols qui ont dénoncé la violence néofranquiste fasciste et qui vivent dans la clandestinité par peur d'être assassinés par l'actuel pouvoir espagnol, je pourrais aussi vous parler des curieux accidents de voiture qui arrivent à des espagnols qui dénoncent la violence des grands propriétaires terriens, des banques, je suis forcément sectaire et vilaine méchante fifille.
Or ce que je vous explique c'est une réalité quotidienne en Espagne. Et l'absence d'intellectuels de gauche en Espagne est une réalité (les quelques intellectuels espagnols de gauche vivent dans la clandestinité toujours aujourd'hui ou ont émigré ailleurs justement parce que leur vie est menacée toujours à l'heure actuelle, même si soit disant, l'Espagne est sortie de la dictature), montre bien la violence, l'écrasement toujours constant des espagnols par le pouvoir à la fois franquiste (parce que se sont toujours les mêmes affreux qui détiennent les rênes économiques et politiques), vous savez bien que c'est aussi pour ça que Podemos est contraint de composer. Il n'aura le pouvoir que si le dirigeant est agréé par les médias donc les néo franquistes.
Comme en Grèce d'ailleurs, Syriza a composé avec la dictature UE et celle des plus riches grecs.

Pour en revenir à l'Espagne, vous savez pertinemment que la monarchie a été l'alliée de Rivera comme de Franco. Et qu'elle continue d'être l'alliée de la suite de ces mouvements qui actuellement ont le pouvoir en Espagne et qui freinent l'éducation des espagnols et conditionnent cette éducation à une soumission à leur domination, notamment par des écoles et universités patronnées par l'Opus Dei, qui ensuite, suivant la soumission des jeunes à ses diktats distribue emploi ou menace et maintient dans la misère. Je suis très renseignée à ce sujet chaque semaine par une espagnole qui a vécu ce système et qui, ayant plus de cinquante ans, est justement le témoin privilégié parce qu'enseignante, de ce qui se passe au quotidien concernant l'éducation de ses concitoyens. Et les menaces de mort qui sont posées sur les enseignants dès lors qu'ils tentent d'éduquer les jeunes hors des diktats, elle les vit chaque jour. Chaque jour, quand elle se rend à son travail, elle ne sait pas si elle rentrera vivante le soir. Elle a vu plein de collègues menacés et une partie d'entre eux tués. Vous croyez que dans un pays véritablement libre, vous avez ça? Vous n'avez pas l'impression que c'est une situation digne d'une dictature?
En Espagne, la pratique des Pistoleros a toujours cours. Et elle est toujours alimentée et financée par l'Eglise d'Espagne, via l'Opus Dei qui est son bras armé. C'est ça qui se passe. J
La presse espagnole, Ana ma correspondante espagnole pourrait vous le dire, est sous domination néofranquiste et opusienne. Comment dans un tel cadre peut-on faire émerger une autre vision politique?
Il n'y a pas de presse de gauche. Elle n'a pas droit de cité en Espagne.
Et pourtant, l'Espagne est sensée être sortie de la dictature franquiste.
Alors qu'est-ce qu'il se passe pour que ça soit toujours impossible?
Ca ne vous pose pas question?
Ca ne vous pose pas question que le juge Garzon ait été empêché de poursuivre ses enquêtes et jugement de la dictature?
Concernant les républicains, pourquoi croyez-vous que le franquisme a été jusqu'à assassiner hors du pays des républicains? Vous avez vu des républicains aller tuer ou terroriser, chercher des franquistes pour les emprisonner et les torturer? Moi pas.
Alors bien sûr que durant la république, vous avez eu des rouges qui ont tué et torturé.
Mais si vous comparez avec la dictature, qui continue de s'exercer sur les espagnols avec des assassinats ciblés en Espagne, qui a utilisé le vol et la vente de bébés, qui a fait disparaître hommes et femmes, enfants, dès lors qu'opposants potentiels, exactement comme en Argentine, au Chili, il n'y a même pas de comparaison.
Pourquoi conditionner et limiter l'éducation d'une bonne partie des espagnols, qu'ils ne puissent pas étudier librement sans devoir passer par des écoles OD ou des universités OD?
Pourquoi les femmes espagnoles comme sous la dictature, sont obligées de plus en plus de vendre leurs cheveux pour pouvoir survivre actuellement?
Pourquoi les différents mouvements citoyens ne sont autorisés à être médiatisés que sous contrôle média néofranquiste et opusien? Quand quelqu'un du PSOE parle, il faut qu'il ait l'aval et le profil qui plaît au PP et à l'OD et à l'Eglise espagnole.
Vous trouvez ça normal?
Moi non. Je trouve ça très grave. Et Ana, l'espagnole que je connais vit ça tous les jours.
Et des millions d'espagnols vivent ça aussi. Ce n'est pas normal.
Comme ce n'est pas normal que des espagnols soient contraints de vivre dehors ou chez de la famille car expulsés de leurs logements. Et ça concerne de plus en plus de citoyens alors que les banques OD se gavent.

Françoise 06/05/2017 19:45

Taï, ce n'est pas la première fois que le clergé ne consulte pas les victimes. Rappelle toi il n'y a pas si longtemps concernant les victimes du prélat argentin et F1...Si c'est pas un exemple éclairant. Et l'histoire se répète...Comme de bien entendu! ;-)

M.W 05/05/2017 13:11

Ah le vilain plan espagnol dressé par les méchants franquistes pour museler le peuple... Curieux que les adversaires de ce plan "oublient" bien commodément que ce plan a permis à des républicains accusés d'avoir commis des crimes de guerre de vivre bien tranquillement en Espagne sans être inquiétés par la justice. Voir ce cher Santiago Carrillo, fortement soupçonné d'avoir participé au massacre des prisonniers politiques des républicains à Paracuellos et qui ne fut jamais inquiété par les juges parce qu'il était protégé par la loi de réconciliation, situation que Balthazar Garzon n'a jamais contesté.

Ah oui très muselé les espagnols : il y a des journaux libres, des élections ni tronquées ni truquées des mouvements ouvertement républicains qui ne sont pas massacrés ou poursuivis en justice.... Vive la persécution politique que le PMF anéantira un jour en prenant le pouvoir et en interdisant tout mouvement défendant une politique un peu différente de la sienne, là on aura un peuple libre et maître de ses droits. Viva la revolucion

M.W 06/05/2017 22:08

Et vous vous avez tellement envie d'en découdre avec la monarchie et avec l'OD que vous êtes prête à gober n'importe quelle bêtise du moment que celle-ci conforte votre opinion et vos préjugés. Non Carillo n'est pas le seul républicain trouble, il est le pkus connu mais il en existe d'autres qui ont commis des crimes de guerre et des assassinats gratuits et qui n'ont pas été inquiété. Normal que Garzon ne peut continuer son enquête : celle-ci gêne et les franquistes qui ne veulent pas que leur passé trouble soit connu de tous et les républicains qui préfèrent que l'on pense que c'était rien que des gentils, cette enquête gêne tout le monde en réalité. Oui la liberté de la presse existe en Espagne comme en France, il existe des journaux indépendants qui ne sont pas inquiétés et dont les journalistes n'ont pas été assassinés mais bon il est vrai qu'on s'inquiète de la liberté de la presse uniquement quand les journaux qui sont de notre bord sont menacés, c'est pour cela que l'on entend rarement la gauche dénoncer les atteintes à la liberté de la presse à Cuba tout comme on entend rarement la droite dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans les dictatures noires, dans les deux cas, les camps sont toujours contents qu'une presse qui ne va pas dans leur sens soit inquiétées...

Ooooh les pauvres pitis républicains persécutés. Bon je suis méchant, c'est vrai que ces-derniers ont été victimes de persécutions, d'assassinats, de tortures à cause de leurs idées. Mais quand eux ont été au pouvoir dans les années 1930 ils n'ont pas hésité à employer la torture, l'assassinat et l'intimidation de leurs opposants : les droites monarchistes payaient des pistoleros pour assassiner des républicains de gauche, je n'en doute pas mais les républicains faisaient la même chose : ils payaient des pistoleros pour assassiner des personnalités de la droite monarchiste. Comme d'hab aux exactions des uns répondaient celles des autres. Lisez Stanley Payne et Bartholomée Bénassar ou même Cesar Vidal ou encore Hugues Thomas, ces historiens ont bien montré que les deux camps commettaient des exactions et employaient l'assassinat, la torture, les massacres pour s'imposer. Mais il est vrai que leurs travaux sont détestés de ceux qui veulent penser que c'était des gentils républicains contre des méchants fachos ou que c'étaient des gentils patriotes contre des méchants rouges. C'est toujours facile, en histoire, de penser qu'il y a le camps des gentils et le camps des méchants ça évite de se fouler le cerveau et de voir le compliqué.

Pauvre petit Podemos... il est si peu médiatisé qu'il a fait de bons scores aux municipales, s'il a perdu les législatives, c'est sans doute en partie parce que Syriza a déçu nombres de potentiels électeurs. Mais bon on a en France l'exemple d'un parti peu médiatisé et qui n'a pas droit de cité : l'UPR dont les médias n'ont parlé que pendant les élections présidentielles, preuve que ce parti menace l'Union européenne et est le véritable seul parti défenseur du peuple puisqu'il semble déplaire énormément aux technocrates qui font tout pour le censurer. Ah les intellectuels menacés de mort pour avoir dénoncé tel ou tel situation.... comme Reynald Seycher qui a été menacé de mort pour avoir dénoncé le génocide vendéen tant ce qu'il disait devait gêner les franc-macs sans doute. (Non je ne crois pas au génocide vendéen, non je ne crois pas que Secher soit menacé par la franc-maçonnerie mais je montre juste que chaque intellectuel peu gêner ou faire se sentir gêner des individus, ce n'est pas pour cela qu'il a raison). Et n'oublions pas le film les Cristeros, censuré pendant un an par le CSA pour des raisons inconnues, sans doute un coup des athées militants qui ne veulent pas voir que l'on a tué au nom de l'athéisme au Mexique, cela gênerait leur propagande. Encore une fois, chaque fois qu'un intellectuel fait un travail, celui peut gêner tel ou tel individu, cela ne veut pas dire qu'il a raison.

Merci au fait d'avoir écrit cette phrase " Posez vous la question également sur le pourquoi du peu d'intellectuels espagnols de gauche, réellement de gauche: parce que le niveau d'éducation et de culture reste très bas en Espagne". Vous avouez vous-même qu'à vos yeux ne pas être de votre bord politique signifie être un imbécile inculte et peu éduqué, merci de démontrer à tous et à toutes que vous êtes une femme sectaire, intolérante et complètement méprisante. C'est rigolo car ce sont justement les totalitaristes qui sont aussi absolus. Merci encore, Françoise, d'avouer de la sorte votre intransigeance et votre mépris de la différence. Remarquez même à gauche vous n'aimez pas tout le monde : Anne de Nantes de Golias doit en savoir quelque chose.

Allez en attendant que le Parti Marxiste Françoisien ne prenne le pouvoir, interdise les opinions divergentes des siennes et persécute ceux qui pensent différemment, je m'en vais retourner à mes occupations.

Françoise 06/05/2017 20:32

M.W.

Vous êtes tellement dans l'envie d'en découdre que vous ne lisez même pas le sujet et le pays dont il est question...
Et vous avez pris le seul personnage trouble des républicains espagnols alors que la loi de réconciliation favorise quasi uniquement les franquistes et les grands propriétaires, industriels, financiers proches du franquisme et qui détiennent toujours le pouvoir en Espagne, comme au temps de la dictature. Et si Garzon a été empêché de poursuivre ses enquêtes, menacé, et empêché de juger la dictature, cela ne tient en rien du hasard.
Et dans un pays où l'OD détient banques, entreprises, écoles et où l'ensemble des espagnols ne peuvent se fier à qui que ce soit pour être véritablement clean, y compris les journaux, y a de quoi sourire quand vous parlez de liberté de la presse.

Et concernant les mouvements républicains, tout a été fait depuis les années 20 pour les terroriser, les tuer, leur voler leurs bébés, les mettre sous domination que ce soit de l'Eglise des fachos. Et ça continue. Podemos et les mouvements anticapitalistes espagnols sont plus médiatisés hors d'Espagne qu'en Espagne.
Podemos n'a droit de cité qu'adoubé par des télés dont les dirigeants sont opusiens., même chose pour le PSOE. La droite franquiste dicte qui au PSOE doit avoir le pouvoir ou pas.
Posez vous la question également sur le pourquoi du peu d'intellectuels espagnols de gauche, réellement de gauche: parce que le niveau d'éducation et de culture reste très bas en Espagne. Et que les intellectuels de gauche sont menacés. Je pense en écrivant cela à Jesus Infantes, qui vit dans la clandestinité après avoir dénoncé l'OD et l'affaire Matesa et de Broglie. Vous trouvez que c'est une situation de pays libre?
Et il n'est pas le seul dans ce cas...

paroissiens-progressistes 06/05/2017 15:44

M.W,

Ce n'est pas l'Espagne, mais l'Argentine, et durant la dictature militaire des évêques et des prêtres ont collaboré avec ce régime qui assassinait ses opposants qu'ils soient de droite ou de gauche. Donc, ne voyait pas de mal à cette critique de Françoise, car cette critique vient des associations des droits de l'homme en Argentine.

Merci !

Françoise 05/05/2017 12:09

Les grands mère et les citoyens argentins ont bien compris que c'était un plan muselière, identique au plan espagnol néofranquiste pour museler entièrement la population politiquement.
Et maintenir aussi les héritiers de la dictature au pouvoir.
Merci à elles pour leur clairvoyance.

paroissiens-progressistes 06/05/2017 15:48

Françoise,

La réalité est que l'Eglise s'est raté dans cette tentative, car elle n'a pas consulté les victimes avant de proposer cela et elle ne semble pas comprendre. Elle va devoir leur présenter des excuses.

Merci !