Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

Publié le 30 Mai 2017

Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

The Tablet dans son article du lundi 29 mai 2017 nous montre que le Premier ministre Canadien Justin Trudeau a rencontré le pape et dans une discussion privée de 36 minutes il a demandé les excuses de l'Église pour son rôle dans un système d'école résidentielle qui a vu des enfants autochtones enlevés de leur famille et, dans certains cas, maltraités.

 

Auparavant, le bureau du Premier ministre a déclaré qu'il demanderait des excuses du pape découlant des recommandations de la Commission de Vérité et de Réconciliation du pays. Ce corps avait recommandé que le pape s'excuse sur le sol canadien pour l'implication de l'Église dans le traitement des enfants autochtones canadiens qui ont été victimes de violence physique, de dérogation de langage, de négligence, et de manque de nourriture maigre au sein d'une église, et plus tard du gouvernement. Les familles ont souvent été forcées par la police à envoyer leurs enfants dans ces écoles dans le cadre d'une politique visant à «ne pas les éduquer, mais surtout à rompre leur lien avec leur culture et leur identité», selon les conclusions de la commission. La commission a constaté qu'au moins 3201 étudiants sont morts alors qu'ils se trouvaient dans les écoles, souvent en raison d'abus et de négligence.

 

Suite à l'audience, Trudeau a déclaré aux journalistes qu'il a demandés au pape de «faire avancer une véritable réconciliation» avec les peuples indigènes du pays «en faisant des excuses» au nom de l'Église pour son rôle de nuisance envers leurs communautés. Une brève déclaration du Vatican publiée après la réunion a déclaré que le pape et Justin Trudeau avaient discuté de «l'intégration et de la réconciliation» mais n'ont fait aucune mention d'une possible excuse.

 

M. Trudeau, cependant, est soumis à une pression politique pour mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation, alors qu'une visite du pape François serait un coup de fouet pour le leader du pays, une étoile montante sur la scène mondiale. À la fin de leur réunion aujourd'hui, le pape a remis à Justin Trudeau un médaillon de 40 ans marquant le quatrième anniversaire de son pontificat, intitulé «un abbraccio» - ce qui signifie une étreinte - et qui symbolise la joie, le pardon et l'acceptation mutuelle.

 

L’Église peut s’excuser, et sous le pape François elle s’est dite désolé pour le rôle de l'Église catholique dans le génocide rwandais de 1994 et souhaité que les chrétiens demandent pardon pour le traitement des homosexuels. Alors, il n’y a aucun mal à le faire pour les enfants autochtones enlevés à leur famille et maltraités qui méritent le pardon de l’Église.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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