Les syndicats manifestent leur «reconnaissance» au CNBB pour son appui des manifestations

Publié le 6 Mai 2017

previdenciabrasil.info dans son article du vendredi 5 mai 2017 nous montre que l’assemblée de la CNBB à Aparecida a exprimé son soutien aux luttes des travailleurs; la centrale reconnaît la valeur du geste, et cite le pape François et affirme qu’elle se lève contre «la furieuse exploitation».

 

Les syndicats approuvent le document adressé par la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) dans l'expression «notre reconnaissance et notre gratitude pour l’appui clair et explicite que l'Église catholique au Brésil a exprimé à la lutte des travailleurs et du peuple brésilien pour la justice dans la période récente» en référence à la grève générale qui a eu lieu vendredi dernier (28 avril). Selon la lettre, adressée au Président de la Conférence, le cardinal Sergio da Rocha, et lue lors de la réunion des entités jeudi (4 mai), «le courage et la générosité» de nombreux évêques et les déclarations «énergiques» de l'assemblée générale de la CNBB ont «donné un encouragement très grand à notre peuple.»

 

Les syndicalistes sont résolus d'approuver un document pour évaluer que l'entité a été sous la pression du gouvernement pour changer sa position critique à l'égard des réformes. «Nous voulons que vous sachiez que notre reconnaissance aussi de savoir combien il vous coûte de prendre ces positions, et de subir les pressions qu’exercent les puissants pour la défense de leurs privilèges et leurs projets qui légalisent l'exploitation et l'exclusion.»

 

Ils font également référence au pape. «Nous sommes enthousiasmés avec les positions prophétiques du pape François, nous voyons maintenant, avec une grande joie, que l'Église au Brésil suit son berger et met en œuvre une performance honorant l'Évangile et la pratique de Jésus Christ» dit la centrale syndicale.

 

Les dirigeants disent aussi qu'ils ne défendent les privilèges des groupes ou des sociétés. «Nous nous battons pour les pauvres et les exclus du Brésil qui ne sont pas encore massacrées par des réformes juridiques qui parlent de la modernisation, mais qui dans la pratique constituent des moyens cruels pour accroître l'exploitation; nous nous battons pour notre pays n’aliène pas ses actifs les plus stratégiques afin que le système financier et le marché ne soit pas la seule direction politique de ce pays».

 

À la veille de la clôture de la réunion annuelle à Aparecida, la CNBB a publié une déclaration intitulée «Le grave moment national.» Les évêques disent que la règle de droit démocratique, «reconquise avec l’intense participation populaire après le régime d'exception, court le risque que grandissent le discrédit et le désenchantement de la politique et de l'Autorité de la République dont la pratique a montré sa distance énorme pour la plupart des aspirations du peuple». L'organisation affirme aussi qu’«il est nécessaire de construire une véritable démocratie participative».

 

L’Église soutient les syndicats brésiliens contre les réformes sociales du président Michel Temer qui augmentent les heures de travail et repoussent l'âge de départ à la retraite, auxquelles s’allient à des coupes budgétaires et un gel pendant 20 ans des dépenses publiques, une modification du programme social Bolsa Família et des privatisations. Dommage qu’ici en France, qu’on est prêt à choisir comme au Brésil cette route qui va constituer un retour en arrière et ne fera pas revenir la croissance.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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