Un 1er mai très politique

Publié le 1 Mai 2017

Comme nous le montre le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr, le Direct Manifestations de Libération.fr et le Direct Élections Présidentielles de L’Express.fr nous montrent qu’à 6 jours de 2e tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont rassemblé leurs troupes pour les 2 derniers grands meetings de la campagne. La première, à Villepinte, a donné une large place à Nicolas Dupont-Aignan et de nombreux observateurs remarquent qu'il n'y a jamais été question de l'Euro et de son éventuelle sortie. Ni les journalistes de l'émission Quotidien, ni ceux de Mediapart n'ont été autorisés à assister au meeting de Marine Le Pen à Villepinte. Ce lundi, un journaliste du Monde a également affirmé que les journalistes présents au meeting du FN n'avaient pas le droit de quitter les tables réservées à la presse, "sous peine de perdre leur accréditation".

 

Le second à La Villette a affiché le plus large éventail de ses soutiens comme Jean-Yves Le Drian, François Bayrou, Bertrand Delanoë et les ex-ministres de Jacques Chirac Jean-Jacques Aillagon et Marie-Anne Montchamp avec une nouvelle venue : Ségolène Royal. Avant cela, d'Emmanuel Macron a continué sur l'un des éléments stratégiques clés pour cet entre-deux tours de l'élection présidentielle. Après avoir rendu hommage aux disparus de la Shoah, le candidat d'En Marche! a déposé une gerbe au pied de la stèle en mémoire de Brahim Bouarram. Emmanuel Macron multiplie les symboles historiques pour renvoyer l'extrême droite à ses racines.

 

Dans son meeting à La Villette, où selon les organisateurs, 12 000 personnes étaient présentes. Tapant à bras raccourci sur sa concurrente, le candidat d'En Marche! a dénoncé "le parti de l'anti-France" que serait le FN. "Soyons fiers d'être Français!" C'est par ces mots que le candidat d'En Marche! a clos son meeting, après s'être adressé aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Mais pas forcément pour les cajoler. Tout en assurant de son respect les Insoumis qui voteraient pour lui pour ensuite contester sa politique, Emmanuel Macron a refusé d'ouvrir une brèche sur son projet de réforme du droit du travail.

 

Comme le montre francetvinfo.fr dans son Direct Présidentielle le candidat d'En marche ! a reçu dimanche un soutien de poids, en la personne de Jean-Louis Borloo. En retrait total de la vie politique depuis trois ans, l'ancien président de l'UDI s'est dit "terrorisé" par les atermoiements de responsables politiques à voter Macron, et qu'il s'engageait "à fond" derrière celui qu'il veut "aider" car c'est "le seul catalyseur du choix de l'avenir".

 

Ensuite LeMonde.fr nous montre la désunion des syndicats en ce 1er mai dans son article «Partout en France, les syndicats désunis face au Front national, des heurts en tête du cortège à Paris». Les uns appellent à "faire barrage" à Marine Le Pen, les autres à plébisciter Emmanuel Macron et d’autres encore à "battre les deux candidats". Loin de faire bloc comme en 2002 contre le Front national, les syndicats célèbrent le 1er-Mai de 2017 en ordre dispersé. Des heurts ont eu lieu en tête de cortège où des Black Bloc se sont positionnés devant les organisations. Ces affrontements ont fait trois blessés parmi les forces de l'ordre, dont un sérieusement par des brûlures. Les 311 rassemblements et manifestations syndicales du 1er-Mai, organisés entre les deux tours de la présidentielle, ont réuni entre 142 000 (ministère de l'Intérieur) et 280 000 (CGT) personnes en France.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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