Un débat pas à la hauteur du niveau d’une campagne présidentielle

Publié le 4 Mai 2017

Le LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr, LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr et le Direct de francetvinfo.fr de ce jeudi 4 mai 2017 nous montrent que Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont opposés durant deux heures et demie d’échanges de noms d’oiseaux et d’accusations ad hominem dans un débat rugueux et désordonné où il n'y a pas eu de round d'observation. Les deux finalistes se sont durement affrontés sur le terrorisme, l'Europe, l'économie. Ce fut un combat âpre, limite hors-jeu, et où les coups ont plu. Les deux finalistes de la présidentielle ne se sont absolument rien épargnés : les affaires, les caricatures, etc... Tout y est passé. Le favori des sondages s'est efforcé, face aux invectives répétées de son adversaire, de débusquer l'"irréalisme" et le "vide" du programme du FN.

 

Près de 16,5 millions de téléspectateurs ont regardé le débat de l'entre-deux-tours sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi 3 mai, un score inférieur à celui des derniers débats des élections de 2007 et 2012, selon les chiffres de Médiamétrie. TF1 et France 2, qui organisaient le débat, ont rassemblé à elles seules 15,1 millions de téléspectateurs, loin devant les chaînes d'info qui le diffusaient aussi.

 

Et comme le montre L’OBS dans son article «Le Pen face à Macron : le web se régale du calvaire des deux journalistes» nous montre que Les deux heures et demie de débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont été éprouvantes pour les journalistes, dont l'autorité a été mise à mal par les candidats souvent cacophoniques.

 

Si l'exaspération a pu se lire sur le visage des deux journalistes, c'est principalement à Nathalie Saint-Cricq que revenait la lourde tâche de faire taire Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. La journaliste s'est parfois noyée dans le tumulte d'un débat aux mains des candidats. De son côté, Christophe Jakubyszyn semblait absent ou du moins pressé d'en finir. Sur Twitter, les internautes ont rivalisé d'inventivité pour illustrer cet aspect du débat. On est passé de ceux qui compatissent, à ceux qui étaient inquiets et imaginatifs.

 

Enfin dans le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr, les trois principales autorités juive, protestante et musulmane, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le pasteur François Clavairoly et le président du Conseil français du culte musulman Anouar Kbibech ont appelé "au vote républicain pour Emmanuel Macron" dans une déclaration commune. "Nous, profondément attachés aux principes républicains de notre devise 'liberté, égalité, fraternité', comme aux valeurs universelles d'accueil, d'ouverture à l'autre et de solidarité, invitons les Français à se mobiliser (...) pour faire triompher, par la voie des urnes, la France généreuse, tolérante et ouverte sur le monde."

 

Comme le montre e LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr aucun responsable catholique ne s'est joint à cette initiative interreligieuse, alors que le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a redit mercredi son refus que l'Église prenne "parti".

 

Une présidentielle décevante qui nous propose un mauvais choix et débat d’une qualité discutable. Il n’y a plus rien à attendre de ces candidats.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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