Des élections législatives au Royaume-Uni très porteuse pour le Parti travailliste et des élections législatives françaises peu engageantes

Publié le 9 Juin 2017

Libération.fr dans ses articles «Législatives au Royaume-Uni : le parti Conservateur de Theresa May perd sa majorité absolue» et «Corbyn appelle Theresa May à la démission après son recul aux législatives» de ce vendredi 9 juin 2017, nous monte que la Première ministre conservatrice Theresa May s'est vue pressée de démissionner ce vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique. Le chef du parti travailliste d'opposition Jeremy Corbyn s’est empressé d’appeler la Première ministre conservatrice Theresa May à démissionner après les pertes subies par son parti aux élections législatives britanniques de jeudi. «Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C'est assez pour qu'elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif», a déclaré Jeremy Corbyn en s'adressant à ses électeurs tôt vendredi matin.

 

Un résultat choc qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit. C'est un échec personnel pour celle qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne. Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu douze de sièges, tandis que l'opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue.

 

D’après les résultats partiels que l’on retrouve dans LeMonde.fr dans son législatives au Royaume-Uni sur sièges sur les 648 sièges sur 650 attribués à ce stade : 317 reviennent au Parti conservateur (- 12); 261 au Parti travailliste (+ 31); 35 au Parti national écossais (SNP, - 19); 12 aux libéraux-démocrates (+ 3); 10 au Parti unioniste démocrate (+ 2); 1 au parti Vert; et 12 aux autres partis. La bonne nouvelle est qu’Ukip perd son unique siège.

 

Enfin comme le montre L’OBS dans son article «Législatives britanniques : les conservateurs perdent leur majorité absolue» Jeremy Corbyn, que beaucoup donnaient largement battu et objet de régulières tentatives de putsch au sein de son parti, dont l'aile centriste ne supporte pas ses idées radicales (un bon exemple pour Benoît Hamon au prochain congrès du PS), est le grand vainqueur de cette élection alors que Theresa May perd sa majorité absolue au Parlement. Jeremy Corbyn peut savourer sa victoire. Il a en effet augmenté le score du Labour d'une trentaine de sièges, alors que tout le monde lui prédisait il y a peu une amère défaite. Militant de longue date, il s'est retrouvé comme un poisson dans l'eau dans les meetings à travers le pays, se montrant proche des gens et de leurs préoccupations. C'est l'autre surprise de ce scrutin : les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) devraient céder une vingtaine de sièges et 'est une très mauvaise nouvelle pour (la Première ministre écossaise) Nicola Sturgeon et son ambition d'organiser un second référendum.

 

Une autre élection législative intéresse les médias comme le montre LCI.fr dans son Live Politique. La campagne du premier tour des élections législatives touche à sa fin ce vendredi. Ce soir à minuit, les candidats ne pourront plus campagne et devront attendre dimanche 20 heures pour connaître les résultats. Le mouvement La République en Marche d'Emmanuel Macron est donné grand favori de ce scrutin. Jamais autant de nouveaux visages n’ont semblaient prêts à faire leur entrée au Palais Bourbon. Le plus inquiétant sont les mesures de LREM si ce mouvement obtient la majorité absolue puisqu’il compte "libérer l'entreprise" du code du travail, faire une "ligne dure anti-migrants" et mettre l’état d'urgence dans le droit commun. En gros, LREM va faire la politique que souhaitait la droite.

 

À quelques jours du premier tour des élections législatives, la gauche française est menacée d'être réduite à peau de chagrin dans la nouvelle Assemblée. Entre un Parti socialiste éclaté écartelé des députés partisans d'une participation constructive à la majorité présidentielle, (Marisol Touraine, Myriam El Khomri), et les députés frondeurs, qui, sur la ligne de Benoit Hamon, rêvent d'incarner une nouvelle opposition. et une France insoumise en perte de vitesse, les projections sur le nombre de députés roses ou rouges à l’Assemblée nationale s’assombrissent. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon a, elle, le mérite de la clarté : aucune alliance ni avec les socialistes ni avec les communistes. Mais elle est parfois mal comprise sur le terrain. Cette volonté hégémonique à gauche pourrait s'avérer perdante pour tous, déplore Bernard Cazeneuve : «Cette division va stériliser des terres en faisant élire la droite et l’extrême-droite», prédit l’ancien Premier ministre socialiste. «C'est le jeu de la terre brûlée», regrette un dirigeant communiste.

 

Plus réaliste Benoît Hamon n’attend plus rien des Législatives ni du PS comme le montre LeParisien.fr dans son article «Parti socialiste : les confidences aigres-douces de Hamon». Voilà près de dix mois que le socialiste est en campagne ! Lancé dès août dernier dans la bataille pour la primaire de la gauche, il est désormais en pleine reconquête de sa circonscription des Yvelines. Avec, aussi, le regard rivé sur l'avenir : le mouvement transpartisan qu'il compte lancer le 1er juillet, sur la pelouse de Reuilly. «Quinze mille personnes se sont inscrites !» se réjouissait-il hier. Un rassemblement conçu comme le prélude «à un autre événement», lance-t-il.

 

Enfin LeMonde.fr dans son Live Politique 2017 nous montre que le collectif syndical et associatif "Front social" organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes de la métropole "contre Macron et ses ordonnances" réformant le code du travail. "Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin", font ainsi savoir dans un communiqué le collectif composé de sections CGT, Sud ou encore l'UNEF. À Paris, un rassemblement est déjà prévu à 18 heures devant l'Assemblée nationale. "Une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives", précise Laurent Degousée (Sud commerce) à l'Agence France-presse. Des rassemblements seront également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

 

Le seul moyen pour qu’Emmanuel Macron ne possède pas une majorité absolue est de maintenant voter contre lui et espérons que les sondages se trompent. Espérons que les résultats du Parti travailliste au Royaume-Uni soient porteurs pour les Frondeurs du PS.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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M.W 09/06/2017 20:16

Dîtes-moi, mon petit Taïus

J'ai vu sur Golias les propos d'un certain agapée mais je n'ai pas compris si cette demoiselle est une conservatrice ou une progressiste, pourriez-vous m'en dire plus s'il vous plaît ?

paroissiens-progressistes 10/06/2017 21:06

M.W,

agapé est conservatrice, mais elle est plutôt ouverte sur certains sujets.

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