Des législatives qui annoncent le pire

Publié le 14 Juin 2017

Hier dans le Live Législative de Libération.fr la future majorité présidentielle inquiète aussi à l’étranger comme le montre l’article : «Le «New York Times» s'alarme d'éventuels abus de pouvoir de Macron». Dans un éditorial intitulé Les pouvoirs sans entrave d'Emmanuel Macron publié après le premier tour des législatives, le New York Times s'alarme des dérives potentielles du quinquennat Macron. Face à une opposition en miettes et fort d'une importante majorité à l'Assemblée, le président pourrait «être tenté d'abuser du pouvoir exécutif», avance le texte, qui donne en exemple la volonté d'inscrire dans le droit commun des dispositifs de l'état d'urgence, comme banalisation des mesures privatives de liberté.

 

Le NYT estime «inquiétant» l'affaiblissement de l'autorité judiciaire censée encadrer ces mesures, et mentionne «une restriction permanente des droits constitutionnels des citoyens français». Citant les mesures envisagées dans le projet de loi sécuritaire, le quotidien américain estime «qu'elles n'ont pas fait grand chose pour combattre le terrorisme par rapport aux lois existantes, tout en entravant réellement les droits individuels». En conclusion, l'éditorial rappelle la responsabilité du Conseil Constitutionnel, qui devra censurer les dispositions liberticides envisagées, «sinon la promesse de M. Macron d'un nouveau départ pour la France pourrait aboutir à une république plus répressive et paver la voie à d'autres abus du pouvoir exécutif, même après son mandat».

 

Plus inquiétant encore, Libération.fr dans son article du mardi 13 juin «Code du travail : La folle entreprise du gouvernement» nous précise les pistes de réforme dévoilées la semaine dernière par «Libération», que l’exécutif jugeait pourtant «sans valeur», sont bien sur la table de la concertation engagée lundi par l’exécutif avec les partenaires sociaux. Des mesures radicales que le gouvernement commence à mettre ouvertement sur la table comme la négociation des causes du licenciement, des dérogations aux accords de branche, la primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail, la présomption de légalité des accords d’entreprise, et le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur. Rien de réjouissant.

 

La situation est plus que compromise quand on voit dans le Récap de Libération.fr le garde des Sceaux François Bayrou présente ce matin en Conseil des ministres les premières grandes lois du quinquennat, qui visent à moraliser la vie publique, alors que son parti, le MoDem, est visé par une enquête judiciaire et que le Canard enchaîné, dans son édition à paraître ce mercredi, évoque le cas de sa secrétaire particulière. Toutes choses qui, à l'image du premier couac gouvernemental, semblent peu préoccuper le ministre, lequel se déclare «sûr de l'issue et des preuves qui seront immanquablement apportées» dans l'enquête sur son parti.

 

La vision de la démocratie des candidats de La République en marche n’est pas plus enviable car comme le montre le Récap de Libération.fr plusieurs dizaines de candidats de la majorité présidentielle refusent de débattre entre les deux tours. Un «déni de démocratie» pour leurs adversaires, qui dénoncent une tactique pour ne pas prendre de risque alors qu'ils partent largement favoris.

 

Pour éviter la casse, la gauche n’a plus de choix elle doit s’unir comme le montre le DIRECT. Législatives de francetvinfo.fr ce mercredi 14 juin Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a appelé à voter pour Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre de l'Éducation, dans la sixième circonscription du Rhône, face au "candidat de la finance" de La République en marche, Bruno Bonnell.

 

Benoît Hamon lui soutient "sans hésiter" Farida Amrani. Il s'agit de la candidate de La France insoumise, opposée au second tour des législatives à Manuel Valls dans la première circonscription de l'Essonne. Ce qui n’est pas étonnant puisque comme l’a fait savoir Benoît Hamon dans une interview avec Mouloud Hachour où à la question : “Du quinquennat de Hollande, vous retenez quoi en conquête sociale ?”, ce dernier a répondu de manière cinglante : “Rien, il n'y en a pas”. Il n’est pas plus tendre avec Manuel Valls : “Faites-moi la différence sur les questions économiques entre Lemaire, Juppé et Valls. Ils sont d’accord !”

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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