En Allemagne, les laïcs catholiques se font entendre

Publié le 7 Juin 2017

Delphine Nerbollier (à Münster, Allemagne) dans son article du mercredi 07 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre qu’en mai, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a interpellé les évêques allemands pour qu’ils soutiennent à Rome le diaconat féminin. Faire entendre sa voix sur les grands débats de société comme au sein de l’Église est au cœur des préoccupations de cette puissante organisation de laïcs qui veut représenter «la diversité des catholiques allemands».

 

Culture, intégration, économie, éducation, éthique, environnement, tous les thèmes sont abordés par le ZdK. «Nos priorités actuelles concernent le travail avec les musulmans et l’Europe», résume Thomas Sternberg. «Les pères fondateurs de l’Europe étaient catholiques. Nous avons une responsabilité dans le développement de l’UE.» Lors de sa dernière assemblée générale en mai, le ZdK a aussi lancé un appel au respect de la démocratie et à la lutte contre l’extrémisme. En dehors des prises de position et du travail d’expertise, le ZdK tente aussi de peser sur les débats parlementaires. Thomas Sternberg se félicite notamment du rôle joué en 2015 dans l’interdiction de l’assistance organisée au suicide. «Nous travaillons désormais pour l’extension des soins palliatifs», explique cet homme politique.

 

Il faut dire que le ZdK jouit aujourd’hui d’une réelle légitimité : 87 de ses 230 membres représentent les conseils diocésains, 97 autres les organisations comme Caritas ou l’Union des femmes catholiques d’Allemagne. À cela s’ajoutent 45 personnalités élues par les autres membres et souvent issues du monde politique, artistique et intellectuel. Son dirigeant depuis 2015, Thomas Sternberg âgé de 65 ans est un théologien et historien de formation, mais aussi un ancien député au parlement régional du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui appartient au parti de la chancelière Angela Merkel (CDU).

 

Le ZdK interpelle aussi la Conférence épiscopale allemande dont il est certes indépendant mais avec laquelle il entretient des liens étroits. Bien que minoritaire, ce travail interne à l’Église suscite souvent un vif intérêt de la part des médias. Ce fut le cas en mai lorsque le ZdK appela les évêques d’Allemagne à soutenir à Rome le diaconat des femmes. Bien qu’il juge cette demande essentielle, Thomas Sternberg avoue être «modérément optimiste» quant à une issue favorable. Au-delà de ce travail de conviction interne et externe à l’Église, et d’un engagement œcuménique affirmé, la raison d’être du ZdK consiste en l’organisation, tous les deux ans, des journées catholiques, qui réunissent des dizaines de milliers de fidèles. Les prochaines se tiendront l’an prochain à Münster, ville de Thomas Sternberg.

 

Le ZdK n’a pas d’équivalent en France et représente ainsi 23,7 millions de catholiques, il a toujours mis en avant la démocratie, son souci pour les pauvres et une meilleure place pour les femmes dans l’Église. Un exemple à suivre.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0
Commenter cet article