Le théologien de la libération belge François Houtart est mort à Quito

Publié le 8 Juin 2017

Le théologien de la libération belge François Houtart est mort à Quito

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend le mercredi 7 juin que le théologien de la libération, sociologue et père intellectuel de «Révolution Citoyenne» (Revolución ciudadana) dans l'Equateur. L’intellectuel belge François Houtart est décédé mardi à Quito à l’âge de 92 ans, une ville qui déplore la perte de ce penseur qui a consacré sa vie «à la lutte pour les droits de l'homme» et sera toujours dans les mémoires comme une «vaillant propulseur du bien-être de toute l'humanité». «À l'aube du 6 juin 2017 vient de mourir à Quito François Houtart, théologien et sociologue de la libération des peuple», écrivait Napoleón Saltos, professeur équatorien dans la web au sein du collectif Pensée critique (Pensiamento Critico).

 

Né à Bruxelles en 1925, Houtart a enseigné professeur à l'Institut des hautes études nationales (IAEN), l'école d'études supérieures de l'État équatorien. Houtart a été le fondateur du Centre Tricontinental, donnant du soutien aux pays en développement, qui fonctionne à l'Université catholique de Louvain, et en 2009, il a présenté ses travaux sur le «nouveau paradigme civilisationnel, le bien commun de l'humanité».

 

Tout près de la figure du président équatorien Rafael Correa, qui a étudié en Belgique, Houtart avait des relations étroites avec la «Révolution citoyenne», le modèle appliqué par le gouvernement au cours de son mandat (janvier 2007-mai 2017) et que continue maintenant son compatriote Lenín Moreno.

 

La mort de Houtart pèse sur le gouvernement de Quito. «Pour nous c’est un motif de profond regret que la perte d'un penseur qui a consacré une grande partie de sa vie à la lutte pour les droits de l'homme et à la théologie de la libération», nous dit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Et il se souvient que le prêtre catholique belge a servi comme chercheur et professeur à l'IAEN et éditorialiste du journal El Telegrafo.

 

«Sans aucun doute, les grands intellectuels de l'histoire laissent leur empreinte sur l'enseignement tout au long de leur vie. Tel est le cas avec Houtart, qui, de sa chambre à l'académie était autrefois un soutien pour notre gouvernement et d'autres gouvernements de la région», a ajouté le texte de la Chancellerie. Il appuie qu’Houtart note que «sera reconnu dans l'histoire en tant que promoteur courageux du bien-être de toute l’humanité».

 

La mort de François Houtart laisse un grand héritage en Equateur à travers la «Révolution citoyenne» qui a transformé le pays, mais c’était aussi un homme qui avait ses parts d’ombre comme le montre l’article de globalist.it «Adieu à François Houtart, le prêtre qui se sont battus pour la justice sociale dans le monde», car François Houtart a fait part d’un long et terrible secret : en 2010, il confessa que 40 ans auparavant, il fut le protagoniste d’un acte pédophile sur un mineur de sa famille. Par conséquent, il demanda à suspendre la campagne qui avait été lancé pour soutenir sa candidature pour le Prix Nobel de la paix en 2011, et demanda pardon pour sa terrible erreur commise il y a plusieurs années. Suite à cette affaire, il démissionna également du CETRI.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Françoise 10/06/2017 19:59

Un honnête homme, qui a su reconnaître ses fautes, ses crimes et qui a cherché l'intérêt général plutôt que le sien propre. Un homme rare...qui laissera sans doute une belle énergie pour construire plus de liberté, d'égalité et de fraternité en Equateur et ailleurs.