Pour le cardinal Schönborn : «Le discernement d’«Amoris Laetitia» conduirait à une attitude plus stricte envers l'Eucharistie»

Publié le 3 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du samedi 3 juin 2017 nous montre une surprenante intervention, mais nécessaire, dans le débat sur Amoris Laetitia. Le cardinal Christoph Schönborn, interprète le plus fidèle du pape François, a émis l'opinion dans une nouvelle interview que, contrairement à la critique des catholiques intransigeants, le «discernement» que le pape avance dans l'Exhortation apostolique «conduirait à plutôt une attitude plus stricte» en ce qui concerne la formation sur la conscience du mariage et de l'Eucharistie.

 

Il ne peut y avoir ni rigoristes ni laxistes pour faire le travail de discernement. Ce travail selon le cardinal Schönborn nous oblige à abandonner ces a priori nuisibles. Il met en avant une règle proposée par le pape François dans Amoris Laetitia en termes de communion, «qui ne vient pas dans le contexte du divorce ... elle est dans le contexte de la réalité sociale». Il devient la règle «discerner le corps» (AL 186), et il est celle qui conduit l'archevêque de Vienne à penser que «l'invitation au discernement est quelque chose qui nous touche tous».

 

Selon lui, le pape François nous invite à élargir le champ du discernement qui doit toucher aussi les divorcés remariés. Il le fait à la lumière des paroles de saint Paul - «que tout le monde examinera» avant de manger le pain et de boire le calice quelle est la tâche de l'individu, et personne d'autre, ne doit «discerner s’il mange et s'il boit à sa propre condamnation».

 

Le cardinal Christoph Schönborn nous dit donc que si le document est pris au sérieux, c'est l'appel au discernement en Occident qui va effectivement contrecarrer une tendance trop «laxiste». Il donne trois cas pour fournir le discernement : une personne qui se désintéresse par de conjoint, la situation de ceux dont les mariages sont «irrémédiablement brisés», et ceux qui en conscience sont convaincus que leur premier mariage n'a jamais été valable. Ces trois exemples sont agrandis par le pape François au chapitre 8 d'Amoris Laetitia, en donnant d'autres exemples et en nous appelant à discerner et à distinguer. Pour accéder aux sacrements, il faut voir comment les divorcés ont traité l'échec de leur mariage, seul et avec leurs proches.

 

Un travail difficile qui demande de bons pasteurs sans préjugés préconçus, car le discernement d’un divorcé remarié peut s’opposer à celui d’un rigoriste. Il faudra donc trouver un juste milieu qui ne lèse personne plutôt que de laisser de la souffrance pour les divorcés remariés exclus des sacrements.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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