Pour le père James Martin : "Être LGBT n’est pas un péché"

Publié le 8 Juin 2017

Pour le père James Martin : "Être LGBT n’est pas un péché"

Respect, compassion et sensibilité. Ce sont les attitudes à adopter par l’Église dans le catéchisme envers les homosexuels, mais trop souvent cela ne se traduit pas en actions concrètes. Et c'est ce que veut pour changer le jésuite américain James Martin, qui a écrit un livre à cet effet. Un livre sur l'Église et la communauté LGBT pour qu’elles construisent des ponts ensemble et apprennent à vivre ensemble comme nous le montre Cameron Doody le mercredi 7 juin 2017 sur periodisatdigital.com.

 

En parlant de son livre avec le service Religion News Service et Crux, le jésuite affirme que le respect, la compassion et la sensibilité des valeurs catéchétiques sont «essentielles» pour un groupe comme la communauté LGBT, qu’il sent «presque complètement marginalisé» dans l’Église institutionnelle.

 

«Il n’y a tout simplement pas de groupe aussi marginalisé dans l'Église catholique que celui des personnes LGBT. Parfois, ils ont été traités comme des lépreux», a déploré le jésuite. Et que «être simplement LGBT n’est pas un péché, selon la doctrine catholique. C'est un malentendu commun.» Aux yeux du père, bien que le catéchisme utilise une langue destructrice pour décrire les sentiments d'une personne gay personne - dite «intrinsèquement désordonnés», il doit être nécessairement à l’écoute.

 

«Pour dire que l'une des parties les plus profondes d'une personne, la partie qui donne et reçoit l’amour- est désordonné, est inutilement préjudiciable», déplore le père Martin, qui suggère, quant à lui, que l’on doit changer quelque chose pour que ça se «déroule différemment».

 

De retour sur l'attitude à avoir sur des mesures urgentes avec la communauté LGBT, Martin fait remarquer que «sont des gens qui se sentent marginalisés, donc c'est un modèle pour nous» : ceux qui souhaitent trouver une maison dans notre paroisse. Un modèle qui est nul autre que le Seigneur. «Jésus accueille, invite et comprend», se souvient le prêtre. «Et pour Jésus, il n'y a pas de «nous» et «eux» : le nous suffit».

 

Le respect pour eux, d'abord de tous, signifie de les nommer comme ils s’appellent eux-mêmes. C'est-a-dire, gay, LGBT, LGBTQ ou autre chose, mais jamais attirés par le même sexe» ou d'autres termes froids et cliniques. «Je pense que l'apparente incapacité des gens à utiliser quelque chose d'aussi simple que LGBT, en particulier lorsque le pape François lui-même a utilisé le terme gay, montre un manque de respect», a déploré le père Martin.

 

«Le respect est aussi de voir ces gens comme des individus qui apportent des dons à l'Église», approfondit le jésuite. «La compassion est de les voir dans leur complexité et leur sensibilité, c’est d'être sensible à leurs expériences de vie.» Mais ces attitudes ne sont pas seulement les préceptes évangéliques et de bienvenues doctrinales : pour accueillir les personnes LGBT l'Église ouvre an monde un vrai potentiel, tout comme leurs familles et leurs amis. Comme on l'a vécu le père Martin en tournée pour promouvoir de nouveaux livres, de nombreux proches des homosexuels l'ont approché pour dire que «ce qu'ils veulent est un endroit pour son fils, sa fille, son petit-fils ou sa petite-fille dans l’Église».

 

Une vision réaliste sur les personnes LGBT dans l’Église qui mérite d’être entendue, et qui espérons le sera porteuse d’une nouvelle vision plus ouverte envers des couples qui se sentent rejetés par celle qui devrait être une mère.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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