Un Progressive Caucus dont personne ne parle à cause de l’emballement médiatique autour d’Emmanuel Macron

Publié le 23 Juin 2017

Un Progressive Caucus dont personne ne parle à cause de l’emballement médiatique autour d’Emmanuel Macron

Le mercredi 21 juin 2017, a eu lieu le Progressive Caucus de Bruxelles, dans lequel les Verts et Socialistes européens parmi lesquels Alexis Tsipras ont discuté d’une Europe alternative progressiste, et où Ska Keller , Benoit Hamon et John Crombez ont débattu de la possibilité d'unifier les factions progressistes à travers l'UE. Ska Keller y a proposé d'utiliser les sièges britanniques libres au Parlement Européen pour faire des listes transnationales, qui suit la proposition de Benoît Hamon de créer des listes internationales pour les européennes et transpartisanes. Pour ce dernier, la seule voie possible pour refonder la sociale démocratie est de la restructurer autour de l'écologie, et la seule solution face à la mondialisation est de s'organiser au niveau européen. Il souligne aussi la responsabilité collective vis à vis de la Grèce et appelle à la solidarité avec le peuple grec et Alexis Tsipras.

 

Guillaume Balas présent avec Eva Joly, pense qu’il existe un scénario manquant contre l’austérité en Europe, et qu’il y a urgence a construire cette alternative pour les européens. Eva Joly souhaite également une internationale du bien commun et des citoyens, qui protège, coopère et partage, et pour cela les citoyens doivent se réapproprier l’Europe.

 

D’après John Crombez, les électeurs de l'UE ne comprennent pas pourquoi les progressistes ne peuvent pas aborder ensemble les problèmes sociaux et fiscaux. Plus intéressant était le discours d’ouverture d’Alexis Tsipras qui souhaite la participation de toutes les forces progressistes et démocratiques qui veulent faire partie de la lutte pour changer l’Europe et la démocratisation de la zone euro sera un nouveau départ pour l’Europe. Ce dernier a un point commun avec les autres interlocuteurs celui de penser que l'Europe doit être sociale, écologiste et solidaire. On peut alors penser comme Ska Keller que "l'Europe est un superbe projet à démocratiser, socialiser et écologiser".

 

En dehors de twitter, personne n’a parlé de cet événement, il faut dire que les médias français se sont centrés pendant deux jours sur la nomination d’un gouvernement d’experts. L’emballement médiatique autour de Macron est tel qu’on nous annonce aussi depuis deux jours qu’il sauvera l’Europe avec comme mot d’ordre l’Europe qui protège. La protection évoquée par Emmanuel Macron concerne autant l'immigration illégale, le terrorisme, la concurrence déloyale des salariés des pays de l'est ou encore des entreprises chinoises. Mais sur une Europe à 28, il faut convaincre tout le monde et pas seulement l’Allemagne. Et souvenons nous qu’avec Donald Trump, Macron avait subi son premier revers avec les accords de Paris.

 

Pendant ce temps, le Récap de Libération.fr nous montre ce vendredi 23 juin que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé qu'il n'y aura pas d'installation de centre d'accueil d'urgence à Calais pour les migrants, dans un entretien au quotidien calaisien Nord Littoral. «Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps», a-t-il dit. Mais comme le montre RTL.fr dans son article «Calais : "Il faut accorder des droits fondamentaux aux migrants", assure Jacques Toubon», le Défenseur des droits réclame instamment la réouverture d'un espace d'accueil à Calais pour les migrants, notamment pour des raisons d'hygiène. Un an après le démantèlement de la "jungle", Jacques Toubon constate sur RTL qu'on se retrouve "dans la situation où un certain nombre de ceux qui ont été évacués reviennent, et surtout où viennent, par l'Italie et la Libye en particulier, de nouvelles vagues de migrants". Il poursuit : "Comme tout le monde j'ai un cœur, je compatis et j'ai envie que tout le monde vive dignement. Mais ce sont d'abord des droits insurpassables".

 

Enfin, francetvinfo.fr dans son article de ce vendredi «Le projet de loi antiterroriste est "une pilule empoisonnée", selon le Défenseur des droits», nous montre que le texte a été présenté par le ministre de l'Intérieur comme un équilibre entre "sécurité" et "protection des libertés individuelles". Une vision battue en brèche par Jacques Toubon dans un entretien au "Monde". "Ce nouvel 'état permanent' du droit n’offre pas plus de garanties, mais ne pourra plus être justifié par le caractère exceptionnel et temporaire, s'inquiète le Défenseur des droits. Il permet de prendre des mesures restrictives de libertés sur la base d’un soupçon, d’un comportement, d’attitudes, de relations ou de propos." Jacques Toubon craint que cette loi n'accentue les discriminations, en ciblant notamment la communauté musulmane.

 

Tandis que dans le Direct de Libération.fr nous apprend que les associations sont sorties «démoralisées» de leur rencontre avec le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, qui n'a qu'un seul mantra : «Pas de point de fixation» pour les migrants, donc pas d'ouverture de centre d'accueil. Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile, a réagi en écrivant sur Twitter : «Calais : tout reste à faire. Traiter avec humanité, accéder aux droits fondamentaux -le ministre de l'intérieur n'a rien dit du comment !».

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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