Antonio Algora : «Cette économie met les travailleurs au rebut»

Publié le 17 Juillet 2017

periodistadigital.com de ce lundi 17 juillet 2017 nous montre qu’Antonio Algora, évêque émérite de Ciudad Real et chef des travailleurs pastoraux de la Conférence épiscopale espagnole, a mis en garde les délégués du MMTC que le cœur du problème est «quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social». Il prend l’exemple des 4 millions de personnes sans travail en Espagne pour dire non à une économie qui accepte les inégalités croissantes, qui tolère que les gens meurent de faim, qui considère comme l'être humain comme un bien de consommation, et met en avant une culture du rejet et de l’exploitation.

 

Selon lui le lent travail pour la lutte pour la paix, pour la justice et sur le plan social, est une dimension essentielle de la vie du chrétien. Sa proposition est une spiritualité de communion, non individualiste et caché, mais une spiritualité de Dieu, qui ne sépare pas les croyants du chemin du monde, mais qui envoie à s'engager dans la vie et dans la transformation de l'histoire. En prenant part au plan de Dieu avec le concept de travail qui mène à la communion des personnes.

 

Le prélat souligne que la personne doit rester protagoniste de la transformation du travail et du travail lui-même. En prenant exemple sur le pape François, dans son récent message aux syndicats, il faut pousser les gens à se réunir et à travailler, parce le travail est la forme la plus commune de coopération. Chaque jour, des millions de personnes coopèrent dans le travail. Le travail est une forme d'amour civique, l'amour vrai, vrai qui nous fait vivre et fait sortir le monde.

 

Trois caractéristiques explique ces inégalités sociales : L'émergence d'une nouvelle culture, dans la logique de l’individualisme; Une mondialisation qui concentre le pouvoir et rend la compétitivité plus dangereuse. La puissance et la richesse, la culture est concentrée dans les mains de quelques-uns. Cela signifie qu'il y a beaucoup exclus. Des formes de pauvreté toujours plus forte émergent; avec la marginalisation et l'exclusion.

 

Il affirme que «les dialogues dans les usines sont des lieux de vie, que le monde du travail est le monde du peuple de Dieu, nous sommes tous l’Église, nous sommes tous le peuple de Dieu.» Par conséquent, il indique qu’«il est lieu prioritaire à l'attention sociale et ecclésiale. Beaucoup ont mis en doute la nécessité d'un apostolat, qui est aujourd’hui présent dans le lieu de travail».

 

En ce sens, Algora voulait à encourager la tâche des mouvements et des militants du MMTC à être des témoins et à contribuer à la culture de la rencontre et de la solidarité qui implique nécessairement «former ses membres dans l’enseignement social catholique et à renforcer leur engagement» auxquels ils sont appelés.

 

Enfin, pour l'évêque met en valeur «le travail comme un élément essentiel du pacte social, et donc de la démocratie. Le travail est un ami de l'homme, pas son ennemi. Les hommes et les femmes se nourrissent d travail, ils sont oints dans la dignité avec lui «pour avertir les délégués du MMTC que le cœur du problème est» quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social».

 

Cela rejoint l’article de Vatican Insider de ce lundi : «Des millions sont dans la pauvreté extrême, inutile de fêter la croissance». «Nous avons besoin d'un nouveau pacte, besoin d'une consultation, de service de projets et d’une vision à long terme, parce que la pauvreté en raison de la crise est encore loin devant nous.» Pour l'archevêque Matteo Zuppi, 61 ans, nommé par le pape François à la tête du diocèse de Bologne à la fin de l’année 2015, les chiffres et les statistiques Istat sur la pauvreté en Italie ne disent pas toute l'histoire et ne photographie pas assez la nature dramatique de la situation : l’Église avec les paroisses, Caritas, les soupes populaires et une foule d'autres œuvres sociales savent que la crise - qui est vécue dans des familles - est loin d'être terminée. Malgré les proclamations et les prévisions de croissance du PIB. L'allongement de la vie et la perte de la protection sociale, allonge la liste de ceux qui ne sont pas suffisamment protégés. Il les pousse en nombre vers les soupes populaires.

 

Pour lui il y a une responsabilité de la politique, qui devrait être un peu moins populiste et freiner la concurrence sauvage. Il faut plus de projets et moins de slogans, une plus grande vision et moins de sondages. Plus de réalisme, plus de substance et moins de tweet. Pour lui, c’est un engagement que nous devons prendre tous, avec un nouvel accord entre les parties. À Bologne, ils ont commencé le travail contre la pauvreté en impliquant la ville, l'industrie, les syndicats, l'Église, sans confusion des rôles. Surmonter la crise ne peut que se faire ensemble.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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