Conférence de la FAO : le pape soutient le combat pour la sécurité alimentaire

Publié le 3 Juillet 2017

«Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire» : voilà le thème de la Conférence de la FAO qui s’ouvre ce lundi 3 juillet à Rome comme nous le montre Radio Vatican. L’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture se réunit jusqu’au 8 juillet. Pénurie d’eau, solutions pour les pays touchés par la famine et les conflits, sécurité alimentaire des Etats insulaires seront certains des sujets évoqués.

 

Le pape François s’est excusé de son absence, mais il a délivré un message, par l’intermédiaire du cardinal Parolin, dans lequel il a assuré de son soutien. Dans ce message, le pape François souligne la nécessité de la «solidarité», solidarité par exemple lorsqu’un pays, avec une situation sécuritaire compliqué, ou des problèmes liés au climat, ne peut apporter une réponse adéquate aux besoins de sa population. Il faut alors permettre à la FAO ou à des ONG d’intervenir.

 

Car c’est bien «le manque de culture de la solidarité dans les activités internationales» qui explique ces problèmes de nutrition. C’est plutôt «le pragmatisme des statistiques» ou «le désir d’une efficacité sans l’idée de partage» qui dominent, déplore le pape François. Il faut reconnaitre que «le droit de chaque personne d’être libéré de la pauvreté et de la faim dépend de la famille humaine dans son ensemble, qui doit apporter de l’aide à ceux dans le besoin».

 

Une solidarité d’autant plus nécessaire que le tableau de la situation actuelle dans le monde est difficile. «Cependant, nous ne pouvons pas être résignés» lance le Saint-Père. Les guerres, actes de terrorismes, déplacements forcés ne sont pas inévitables, mais sont la conséquence de décisions concrètes. De même, les décisions prises en toute liberté et conscience déterminent les données relatives à l’assistance pour les pays pauvres. «La sécurité alimentaire est un objectif qui ne peut plus être repoussé», conclut le pape. Seul un effort inspiré d’une solidarité authentique pourra permettre d’aider les personnes en situation de malnutrition.

 

Le Saint-Père s’exprimera en personne à la FAO le 16 octobre prochain, a par ailleurs annoncé le Secrétaire d'État du Saint-Siège. Il s'y était déjà rendu le 20 novembre 2014.

 

En Allemagne dans l’article de la-Croix.com de Delphine Nerbollier (à Munich) ce lundi «L’Eglise allemande aide les femmes à accéder aux postes à responsabilité», on voit que le «tutorat» mis en place par l’Église catholique allemande pour aider les femmes à accéder aux postes à responsabilité a bénéficié cette année à dix-neuf d’entre elles. Le cardinal Marx, président de la conférence épiscopale, est venu assister à la clôture de la première session. D’autres vont suivre, dans un nombre accru de diocèses.

 

«Il est essentiel d’encourager les femmes qui travaillent déjà avec nous et celles qui le souhaitent et qu’elles sachent qu’elles pourront progresser dans leur carrière», assure le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence des évêques d’Allemagne qui a assisté, le 22 juin à Munich, à la session de clôture de cette première année de tutorat. Il se veut optimiste : «Il y a vingt ans, on ne comptait aucune femme à la tête de directions régionales de pastorale. Aujourd’hui elles sont 11.»

 

Face au succès de cette première édition – la deuxième s’achèvera en septembre –, deux autres ont été annoncées pour l’automne, avec davantage de diocèses impliqués (14 sur 27 lors de la première expérience). Preuve aussi de l’intérêt suscité par le projet, le cardinal Reinhard Marx a été assailli de questions lors de la session de clôture. Comment convaincre les diocèses encore réticents à participer à ce programme ? Que faire face à la «résistance tenace» de certains hommes d’Église qui «veulent bien embaucher des femmes mais à des postes peu visibles» ? Comment faire avancer la Curie et le Vatican sur ce thème ?

 

Devant un parterre de participantes, le cardinal Marx a regretté que «certains au sein de l’Église s’accrochent à la tradition» et appelé à «la patience». «Convaincre est un travail difficile mais le pape François nous donne de bons signaux», estime-t-il.

 

Malheureusement comme le montre l’article de Libération.fr du dimanche 2 juillet «Des Australiens créent un fonds pour aider le cardinal Pell inculpé d'abus sexuels», des Australiens ont créé un fonds pour aider le cardinal George Pell, numéro trois du Vatican convoqué par la justice pour des soupçons d’agressions sexuelles, à payer les frais de sa défense, selon un quotidien.

 

John Roskam, directeur de l’Institute for Public Affairs (IPA), un think tank conservateur australien, a déclaré que des personnes qui soutiennent le cardinal Pell avaient ouvert un compte bancaire pour recevoir des dons qui serviront à rétribuer l’équipe de défenseurs du prélat. «Il y a de nombreuses personnes qui veulent soutenir le cardinal et lui donner la possibilité de se disculper», a dit John Roskam dans l’édition de dimanche du Herald Sun, un quotidien de Melbourne.

 

L’archidiocèse de Sydney avait annoncé la semaine dernière qu’il aiderait le cardinal à se loger lorsqu’il viendrait en Australie pour répondre aux accusations, mais qu’il n’assurerait pas les frais liés à sa défense. George Pell, un Australien de 76 ans qui est le responsable des finances du Vatican, a été convoqué par la justice pour être entendu le 26 juillet devant un tribunal de Melbourne. Le pape François lui a accordé un congé pour assurer sa défense. L’ecclésiastique a gravi tous les échelons de l’Église catholique australienne avant d’être choisi en 2014 par le pape pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican, devenant ministre de l’Économie du Saint-Siège.

 

La police australienne a annoncé l’avoir inculpé pour «des délits d’agressions sexuelles anciennes», sans aucune précision sur les faits supposés ni l’âge des victimes présumées. Depuis l’annonce de la convocation du cardinal, la hiérarchie de l’Église catholique australienne lui a apporté son entier soutien, le qualifiant d'«homme totalement honnête». Le cardinal a déclaré qu’il était victime d’une campagne d'«assassinat moral sans merci». Il a assuré qu’il montrerait l’inanité des accusations et irait reprendre ses fonctions à Rome.

 

Espérons qu’il trouve un meilleur système de défense, car il n’avait pas convaincu les victimes d'un prêtre pédophile dans les années 1980 en disant qu’il ne savait pas, ou plus tard qu’il avait découvert que ce prêtre était pédophile. Un peu gros, surtout quand les victimes vous informent.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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