La présidence Macron ou le retour à l’ancienne politique

Publié le 7 Juillet 2017

Le Récap de Libération.fr du jeudi 6 juillet 2017 nous montre que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, a présenté un «plan climat» qui doit dessiner la stratégie de la France pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Il a notamment annoncé l’éradication des «passoires thermiques» d’ici 10 ans, une prime aux ménages modestes pour se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d’un véhicule plus propre et la fin de la vente des voitures essence et diesel d’ici 2040 ainsi que l’arrêt de toute production d’électricité à partir du charbon à l’horizon 2022. Mais le Récap de Libération.fr du vendredi 7 juillet 2017 nous fait savoir que c’est un objectif 2050 très ambitieux, de grands chantiers identifiés comme la fin des véhicules essence et diesel mais peu de mesures concrètes immédiates.

 

Pendant ce temps L’OBS dans son article du jeudi 6 juillet 2017 «#ETATDURGENCE Etat d'urgence : le Parlement vote la prolongation jusqu'au 1er novembre» nous montre que Le Parlement a adopté ce jeudi par un vote de l'Assemblée une sixième et, en principe, dernière prolongation de l'état d'urgence, jusqu'au 1er novembre. Le temps de voter une nouvelle loi antiterroriste controversée qui pérennisera certaines mesures exceptionnelles. Le projet de loi, qui a été approuvé dans les mêmes termes que celui voté au Sénat mardi, a été adopté par 137 voix contre 13. Seuls les députés de La France insoumise et les communistes ont voté contre. On apprend aussi que Mélenchon et une trentaine de députés En marche ! ratent le vote sur la prolongation de l'état d'urgence Pourtant, le vote avait été annoncé quelques minutes plus tôt par le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy.

 

Dans le Réveil politique de L’OBS de jeudi nous voyons que la commission des Affaires sociales examinait mercredi les amendements présentés au projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du Travail par ordonnances. Une commission redoutablement efficace : les 120 amendements examinés mercredi ont été refusés. Un échange étonnant a eu lieu entre le député de La France insoumise Adrien Quatennens et la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon (LREM).

 

"Adrien Quatennens : Est-ce qu'il serait possible madame la présidente d'avoir un état des lieux du nombre d'amendements que nous avons traités jusqu'ici ?

[...]

- Brigitte Bourguignon : Il en reste 93 et nous en avons vu 77.

- Adrien Quatennens : D'accord. Avec un taux d'acceptation de 0%. C'est bien ça ?

- Brigitte Bourguignon : Bah évidemment. Vous l'imaginez. [Rires]"

 

Par ailleurs, note Le Lab, aucun député LREM n'a pris la parole lors de la commission, à l'exception de la présidente et du rapporteur du texte Laurent Pietraszewski.

 

Le Récap de Libération.fr nous rappelle que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé l'objectif du gouvernement de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires pendant le quinquennat et annoncé dès 2018 le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, pour redresser les finances du pays. Mais comme le montre Emmanuel Lévy dans son article sur marianne.net du jeudi 6 juillet 2017 dans son article «Avec Macron, payer moins les fonctionnaires pour payer plus… les traders», que le gel du traitement des fonctionnaires est d'ores et déjà acté, ainsi que le rétablissement dès 2018 de leur jour de carence en cas d'arrêt maladie. En parallèle, le gouvernement s'apprête à annoncer la fin de la taxe sur les hauts salaires de la finance. Geler le traitement des fonctionnaires pour augmenter celui des traders. C’est pourtant ce que s'apprête à faire le gouvernement.

 

L’OBS dans son Réveil Politique de ce vendredi nous montre que 2000 migrants étaient en cours d'évacuation ce vendredi matin à la Porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, où les reconstitutions de campements succèdent aux évacuations – et inversement. Jeudi soir, la maire de la capitale, Anne Hidalgo, a proposé des pistes pour une solution de long terme à "l'urgence migratoire". Dans une proposition de texte de loi, dont elle appelle les parlementaires à se saisir, elle prône la création d'un "Fonds d'accueil d'urgence des migrants humanitaires", doté de 10 millions d'euros par an, pour répondre "aux situations d'afflux". Souhaitant "une répartition organisée des migrants sur l'ensemble du territoire", la maire de Paris insiste sur trois axes : accueil des migrants, politique d'intégration et refonte des structures de pilotage. L'initiative d'Anne Hidalgo a été soutenue par les élus Les Républicains du conseil de Paris. Quant au gouvernement, il annoncera la semaine prochaine des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration régulière.

 

Toujours dans le Réveil Politique de L’OBS on peut voir que le nouveau président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, souhaite aller vite sur la réforme des institutions et la moralisation de la vie politique : "Les réformes institutionnelles, ce n'est surtout pas celles qu'il faut remettre à plus tard. Si on les reporte, on ne les fera pas." Il présente sa feuille de route dans un entretien au "Monde". La réduction du nombre de députés ? "Parmi les solutions possibles, il y a le regroupement des circonscriptions par deux et d'avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle", explique l'élu de Loire-Atlantique, ancien membre d'Europe Ecologie-les Verts ayant rallié Emmanuel Macron. Dans cette hypothèse, les Français auraient deux voix aux élections législatives : une voix pour leur député de circonscription, pour garder ce lien territorial, et une voix pour les listes proposées à la proportionnelle. François de Rugy veut aussi réformer l'utilisation de l'indemnité représentative des frais de mandat des députés, "avec une traçabilité des dépenses", le régime de retraite des députés, "qui doit être aligné sur le mode de calcul du régime général" et les allocations-chômage en fin de mandat. "Sur ces trois sujets, c'est le bureau de l'Assemblée qui prendra des décisions et non la loi", précise-t-il.

 

Enfin comme le montre le Réveil Politique de L’OBS une majorité de Français n'a pas été convaincue par le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès ni par la déclaration de politique générale du Premier ministre, selon un sondage Odoxa pour "le Figaro" et Franceinfo publié ce matin. 58% des sondés "n'approuvent globalement pas les mesures annoncées". 41% en revanche les "approuvent". La pensée complexe de Macron n’est sans doute pas aussi complexe qu’on l’aurait cru.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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