"Le G20 de Hambourg m'inquiète" : l'appel "du fond du cœur" du pape François

Publié le 8 Juillet 2017

Dans L’OBS, c'est dans un entretien à "La Repubblica" ce samedi 8 juillet 2017 que Jorge Bergoglio, le pape François exprime ses inquiétudes face au G20 qui se tient actuellement en Allemagne. "Le G20 m'inquiète: il frappe surtout les immigrés (...), et les frappe encore plus à mesure que le temps passe", insiste le pape François, en prévenant l'Europe, continent "le plus riche du monde entier", que les peuples pauvres continueront à se presser à ses portes.

 

"Le danger concerne l'immigration. Notre problème principal et malheureusement croissant dans le monde d'aujourd'hui est celui des pauvres, des faibles, des exclus, dont les émigrants font partie", explique-t-il, en dénonçant les pays qui "ont peu de pauvres locaux et craignent l'invasion des migrants".

 

"J'adresse aux chefs d'État et de gouvernement du G20, ainsi qu'à toute la communauté mondiale, un appel du fond du cœur concernant la situation tragique au Soudan du Sud, au bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen, où trente millions de personnes n'ont pas la nourriture et l'eau nécessaires à leur survie", avait-il écrit.

 

Le pape n’a pas tort de s’inquiéter au vu des résultats de ce G20 comme on peut le voir dans l’article de RFI.fr : «G20 : accord pour une déclaration commune sur le climat». Les pays du G20 ont trouvé samedi 8 juillet un compromis sur le climat pour éviter une rupture définitive avec les États-Unis après leur sortie annoncée des accords de Paris, selon le communiqué final. Leur communiqué final «prend acte» d'une part de la sortie des États-Unis de ces accords visant à lutter contre le réchauffement climatique, qui sont qualifiés d' «irréversibles».

 

Une manière d'isoler les États-Unis sur le sujet. «Je me réjouis beaucoup que tous les autres chefs d'État et de gouvernement» s'en tiennent aux accords de Paris, a déclaré à la presse la chancelière allemande Angela Merkel, hôte du sommet. Dans le même temps, les États-Unis de Donald Trump obtiennent une concession.

 

La déclaration finale dit qu'ils «vont œuvrer pour travailler étroitement avec d'autres partenaires pour faciliter leur accès et leur utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et les aider à déployer des énergies renouvelables et d'autres sources d'énergie propre». Ce passage instaure une situation inédite pour le G20 qui valide ainsi le fait qu'un de ses membres puisse suivre une politique individuelle à contre-courant de ses autres membres.

 

Enfin RFI.fr  dans son article ‘Venezuela : l'Église catholique dénonce une «dictature»’ de ce samedi, nous montre que l’Église catholique du Venezuela ne cache plus son rejet des autorités en place dans la crise qui agite le pays depuis plus de trois mois maintenant. Ce vendredi, le président de la conférence épiscopale du pays, Monseigneur Padron n’a pas hésité à parler de «dictature» en évoquant le gouvernement en place, alors qu’il est toujours resté ouvert au dialogue. L’Église vénézuélienne a décidé de mettre tout son poids du côté de l’opposition qui dénonce la tenue d’une Assemblée constituante et réclame la tenue d’élection générale.

 

En prenant ainsi position, l’Église ferme l’éventualité de discussions entre les autorités en place et l’opposition et les organisations civiles. En tout cas les discussions telles que les envisagent le gouvernement de Nicolas Maduro. Une position également assumée par le Vatican. Par ailleurs, l'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez est sorti de prison pour raison de santé samedi à l'aube et a été assigné à résidence chez lui à Caracas.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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