Message du Pape au Mouvement des travailleurs chrétiens

Publié le 16 Juillet 2017

«Que la voix des travailleurs continue à résonner au sein de l’Église». C’est le souhait formulé par le pape François dans un message adressé ce dimanche 16 juillet 2017 aux participants de la rencontre qui se tient à Avila en Espagne, organisée par le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens, qui célèbre les cinquante ans de sa fondation comme le montre Radio Vatican. 120 délégués représentant 79 pays sont actuellement réunis autour d’un thème cher au pape : «Terre mère et travail pour une vie digne».

 

Le message, signé par le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, insiste sur le fait que la dignité de la personne est intrinsèquement liée à ces trois réalités «Terre, maison, travail» qui rappelle que l’expérience fondamentale de l’être humain est «de se sentir enraciné dans le monde, dans une famille et dans la société».

 

«Terre, maison, travail», poursuit le message, cela signifie lutter afin que chaque personne puisse vivre de manière conforme à sa dignité et que personne ne soit mis à l’écart. «Notre foi en Dieu nous encourage à cela. Lui qui a envoyé son fils pour que celui-ci en partageant l’histoire de son peuple, en vivant dans une famille et en travaillant de ses mains, puisse racheter et sauver l’être humain avec sa mort et sa résurrection».

 

Le pape exhorte enfin le Mouvement des travailleurs chrétiens «à persévérer avec un nouvel élan afin de faire connaitre l’Évangile dans le monde du travail».

 

Un message qui épouse au mieux cet article de periodistadigital.com de ce dimanche : «Une messe avec Pedro Casaldáliga la messe dans sa chapelle sous la forme d’un cœur ouvert au monde». Cette messe a eu lieu dans la chapelle simple mais belle, conçue par Maximino Cerezo, le peintre de la libération, où sont réunit 8 personnes. Don Pedro Casaldáliga et son aide, le laïc et président de l'Association Terre sans Mal, Eduardo Lallana, le père Angel, José Manuel Vidal l’auteur de l’article et les trois membres de la communauté des Augustins : Felix Valenzuela, José Saraiva et Ivo.

 

La chapelle, en forme de cœur, mais ouverte à la vie et le monde. Des deux côtés et au milieu, à la place du tabernacle, ouvert à l'horizon. Avec des tabourets en bois, un petit autel aussi de bois et un sanctuaire coloré. Vierge d'un côté et, de l'autre, la carte de l'Afrique avec la légende «Crucifié», un Christ et un reliquaire avec les reliques de deux martyrs : Un morceau de la soutane ensanglanté son ami et protecteur, Monseigneur Romero, son Saint Romero d'Amérique, et un petit os de son bien-aimé et admiré Ignacio Ellacuría, l'un des martyrs de l’UCA au Salvador.

 

Le père Ivo préside la messe. Le musicien Agustino, joue de la guitare et Valenzuela préside la célébration par déférence aux visiteurs. Après le premier salut, on commence à mettre de la vie sur l'autel. Pas de fête sans le «voir, juger et agir». La messe n’est pas un sombre rituel vide, sérieux, mais des bribes de vie, présenté au Père. Avec les grands événements et les petites choses chaque jour. Félix Valenzuela, vicaire général à la droite Casaldáliga depuis plus de 30 ans, rappelle le processus de mise en accusation du Président Temer, qui se déroule ces jours-ci, à la Syrie toujours martyrisé, aux visiteurs espagnols qui les accompagnent et deux de ses paroissiens de Sao Felix qui viennent de mourir. Après les lectures, Valenzuela rétablit l'homélie commune. Considérant, en suivant le théologien espagnol José María Castillo, que les trois préoccupations essentielles de Jésus étaient la guérison des malades, de nourrir les affamés et de promouvoir de bonnes relations entre les gens.

 

«Nous devons mourir et disparaître, pour qu’émerge d'autres réalités, une église laïque et un autre système communautaire», dit un vénérable augustin, livrant sa sagesse à ses 87 ans. Pour Eduardo Lallana, Président de Terre Sans Mal, l'engagement doit être basé sur la compassion et la miséricorde du christianisme, tandis que le Père Angel rappelle de façon drastique les vocations sont plus faibles, mais que les bénévoles et les donateurs augmentent, et le paysage ecclésial s’est considérablement amélioré avec l'arrivée à la papauté du pape François.

 

Pour sa part, le père Saraiva dit que «nous devons passer à la pastorale de la conservation à la vie», tandis que son coéquipier Ivo dit qu’il souhaite une «Église d’inclusion sociale, qui laissent les curés et s’incarne dans la vérité du peuple». Derrière, Casaldáliga dans une chaise roulante entendait les discours et les approuvait, puis son discours fut suivi d’un grand silence. Criant que la poésie est l'utopie et que le grain de blé doit aller dans le sol pour germer. Comme le roseau il se fléchit et penche, mais il est le roseau de Dieu pour les pauvres après tout. Il est applaudi et le tout se fini sous la musique.

 

Ici le choix s’est porté sur la simplicité, la proximité avec Dieu et l’option préférentielle pour les pauvres, pour une messe sans fard pour célébrer la vie dans une chapelle ouverte.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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