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Publié le 2 Juillet 2017

periodistadigital.com ce dimanche 2 juin 2017 nous montre que le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi jusqu’à hier, a avoué être «surpris» mais pas «irrité» par la décision du pape François de cesser ses fonctions en tant que gardien de l'orthodoxie du Vatican.

 

Dans une interview accordée à l’Allgemeine Zeitung, le cardinal allemand a souligné qu’il n'avait pas «l’intention d'être à la Curie au-delà de cinq ans» et que «il n'y avait pas de différence entre le Pape et moi.» Ni, dit-il dans une déclaration apparemment conciliante à l'égard d’«Amoris Laetitia».

 

Cependant, le cardinal reconnaît que la décision du pape de révoquer trois officiers de la Congrégation lui déplait, car «ils étaient des personnes compétentes.» En ce qui concerne son avenir, le cardinal Müller dit qu'il n'a pas l'intention de retourner en Allemagne, mais restera au Vatican. «Je vais faire des recherches, je remplir mon rôle de cardinal, je serai actif dans le soin des âmes ... J'ai assez à faire à Rome», a-t-il dit.

 

Son successeur a un profil différent comme nous le montre l’article de periodistadigital.com de ce dimanche : «Luis Ladaria : "Je n'aime pas les extrêmes"». Le nouveau préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, succède au cardinal Gerhard Müller un ultraconservatrice destitué. «Je n'aime pas les extrêmes», a déclaré Ladaria.

 

L'archevêque, âgé de 73 ans, a étudié le droit et comme le pape jésuite argentin. Il est le premier membre de cet ordre qui dirige l'un des grands organismes de la curie romaine. Il succède au cardinal Gerhard Ludwig Müller, un conservateur connu pour son opposition aux réformes au sein de l'Église catholique. Contrairement à lui, Ladaria Ferrer se rapproche sur presque tous les sujets avec le pape François.

 

Le pape Benoît XVI a nommé Ladaria en 2008 archevêque et secrétaire, poste avec lequel il est devenu le numéro deux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Francisco Ferrer Ladaria, né à Manacor, est son conseiller principal sur les questions théologiques et en tant que tel, il a appuyé les déclarations du pontife.

 

Le cardinal Müller est considéré comme un adepte de la ligne dure conservatrice, mais Ladaria est considéré comme un «conservateur modéré». L'archevêque majorquin est non seulement un théologien de renom, mais évite l’attention des médias et donne juste des interviews. Il y a quelques années, il a dit : «Je dois dire que je n'aime pas les extrêmes, ni le progressisme, ni le traditionalisme». Ladaria, est un lecteur vorace, et aussi un amoureux de la musique classique, en particulier de Johann Sebastian Bach.

 

Mais la situation semble donner des espoirs pour la réforme de l’Église comme le montre Jésus Bastante sur periodistadigital.com dans son article : «Müller, Pell, et la réponse forte du pape». Müller et Pell. Deux poids lourds de la Curie romaine ont diminué au cours de cette semaine, assez curieusement (ou peut - être pas) quand commencent les vacances à Rome. Deux cardinaux, occupant deux positions de plus grandes responsabilités au sein du gouvernement de l'Église et le pape François a enlevé son côté. Pour des raisons très différentes, mais plusieurs facteurs communs.

 

Pour le cardinal Pell le pape Francisco qui lui a fait confiance, contre le jugement de certains de ses collaborateurs, pour mener la réforme des finances du Saint-Siège, lui a proposé d’aller en Australie pour se défendre, plutôt que de le protéger comme l’archevêque Bernard Law de Boston, puisque les scandales de pédophilie dans l'Église australienne ont été marquées par sa performance controversée contre ces cas, et à 76 ans sa carrière sera finie au Vatican qu’il soit innocent ou non, ce qui lui permettra de continuer la transparence économique et la réforme de la curie.

 

Dans le cas de Gerhard Müller, la réponse du pape semble écrasante. Il se débarrasse du tout - puissant préfet pour la Doctrine de la Foi, et avec cette décision, il est clair pour les cardinaux «voyous» et les marchands du temple de l'Église que leur style d’Église ne peut ne plus fonctionner sur la base de la pression, de la puissance et de la corruption. Personne ne devrait mécontent que le cardinal Müller cesse ses fonctions par surprise, lui qui était devenu un «cheval de Troie» contre le processus de réforme parrainé par le pape François.

 

Le pape a clairement fait savoir qu'il veut un collège des cardinaux pluriel, ouvert, avec les yeux et les oreilles attentifs à un monde qui souffre et espère, contre la cécité et les obsessions d'une minorité qui depuis longtemps cessé de lire l'Évangile de Jésus, et qui a porté des codes oppresseurs sur la liberté d’être chrétiens. Le dernier consistoire l’a ainsi démontré.

 

Les opposants aux réformes du pape commencent à se réduire considérablement, mais la pape va devoir lutter pour que ses réformes ne soient pas réduites à néant.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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