Le pape François demande la fin de la violence politique au Venezuela

Publié le 10 Septembre 2017

Le pape François demande la fin de la violence politique au Venezuela

Nicolas Senèze, à Carthagène (Colombie), dans son article pour la-Croix.com nous montre que le pape François a lancé, dimanche 10 septembre à Carthagène (nord de la Colombie), un appel à la fin de «tout type de violence dans la vie politique» au Venezuela.

 

«Je veux assurer de ma prière chacun des pays d’Amérique latine, et de manière spéciale le Venezuela tout proche», a lancé le pape après la prière de l’angélus dominical. «J’exprime ma proximité à chaque fils et fille de cette nation aimée, ainsi qu’à ceux qui ont trouvé sur cette terre colombienne un lieu d’accueil», a continué le pape François depuis le parvis de l’église Saint-Pierre-Claver, entourée de maisons coloniales jaunes, bleues et blanches, au cœur de la vieille ville de Carthagène.

 

«Depuis cette ville, siège des droits de l’homme, je lance un appel pour que cesse tout type de violence dans la vie politique que soit trouvée une solution à la grave crise qui s’y vit et affecte tout le monde, spécialement les plus pauvres et défavorisés de la société», a précisé le pape François qui avait rencontré, jeudi à la fin de la messe à Bogota, une délégation d’évêques vénézuéliens.

 

Après l’angélus, le pape est entré dans l’église Saint-Pierre-Claver pour y vénérer les reliques de ce jésuite du XVIIe siècle, «esclave des noirs pour toujours» comme se définissait lui-même cet évangélisateur des Noirs arrivés par milliers dans la ville coloniale de Carthagène et à l’évangélisation desquels il a consacré sa vie.

 

«Saint Pierre Claver a témoigné d’une manière formidable de la responsabilité et de l’intérêt que chacun de nous doit avoir pour ses frères», avait relevé le pape François avant l’angélus, rappelant combien «ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves.»

 

«Aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits», a également relevé le pape qui, à son arrivée à Carthagène, avait béni la première pierre d’une maison pour sans-abri et d’un foyer de l’œuvre diocésaine Talitha Kum, qui travaille auprès des jeunes filles issues de milieux difficiles.

 

Sur le chemin de l’église, lors d’un coup de frein inopiné de la papamobile, le pape François s’est cogné la pommette et l’arcade sourcilière gauche. Une très légère blessure, soignée avec un peu de glace. «Tout va bien», a assuré Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

 

Dans l’après-midi, le pape devait ensuite célébrer la messe sur le port de Carthagène avant de reprendre l’avion pour Rome. Sur le chemin du retour, il doit, comme à l’aller, survoler le Venezuela. Son retour à Rome est prévu lundi peu avant 13 heures.

 

La fin du voyage du pape s’est finie par une invitation à travailler pour la dignité de tous, spécialement pour les pauvres et pour les personnes marginalisées par la société, pour ceux qui subissent la violence et la traite. La dignité et les droits des personnes est mis en avant, ce qui est aussi essentiel dans le message évangélique.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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