Le pape François, en poncho et sombrero, encourage le processus de paix en Colombie

Publié le 9 Septembre 2017

Le pape François, en poncho et sombrero, encourage le processus de paix en Colombie

C'est ce qu'on appelle faire honneur aux coutumes locales. En visite pour la première fois en Colombie où il est arrivé mercredi 5 septembre, le pape François s'est rendu ce samedi 9 septembre à Medellin comme le montre HuffingtonPost.fr. Et pour l'occasion, il s'est laissé habiller à la mode colombienne. Le souverain pontife a été accueilli dès son arrivée à Medellin par des représentants d’autorités locales, qui lui ont offert un sombrero, un poncho et une "carriel" (une petite sacoche de cuir utilisée en Colombie).

 

Lors de la messe en plein air, le pape a appelé l'Eglise à se renouveler, en sortant de son confort, pour promouvoir la réconciliation dans des pays comme la Colombie, en guerre civile depuis plus d'un demi-siècle, et à s'engager pour soulager les plus démunis. "Le renouvellement ne doit pas nous faire peur", mais "suppose le sacrifice et le courage", a déclaré le pape François à Medellin, ancienne capitale mondiale du trafic de drogue et troisième étape de son voyage en Colombie.

 

"En Colombie, il y a beaucoup de situations qui demandent des disciples le style de vie de Jésus, en particulier l'amour converti en faits de non-violence, de réconciliation et de paix", a souligné le souverain pontife argentin, promoteur du processus de pacification engagé par le président Juan Manuel Santos.

 

Il a appelé l'Église à "s'engager, bien que pour certains cela semble dire se salir, se souiller". "Il nous est aussi demandé aujourd'hui de grandir en audace" et de ne "pas rester indifférent devant la souffrance des plus démunis" a-t-il ajouté, en se référant au père jésuite Pedro Claver, défenseur des esclaves de Carthagène des Indes. C'est dans cette cité coloniale colombienne, perle touristique des Caraïbes mais aussi la ville au taux de pauvreté le plus élevé du pays, que le pape achèvera dimanche sa visite, entamée mercredi, avant de regagner Rome.

 

Mais le pape est allé plus loin, comme le montre l’article de Jesús Bastante pour periodistadigital.com : «Francisco appelle à Medellin les «disciples qui voient, prennent des risques, entreprennent». Il a rappelé le congrès de Medellin de la CELAM, en 1968 en appelant des disciples qui «peuvent voir, juger et agir», et en allant «à l'essentiel, pour se renouveler et s’impliquer». Le disciple «n'est pas une pièce jointe pour l’explicitation d'une doctrine», et nous ne devons pas avoir peur du «renouvellement», car «l'Église est toujours dans le renouvellement.» Enfin, «L'Église n'est pas un bureau, elle veut que ses portes soient ouvertes». Intéressant, n’est-ce pas ?

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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