Nuria Calduch affirme que dans l'Église «les hommes occupent presque tout l'espace disponible»

Publié le 12 Septembre 2017

«Le pape croit, prêche et tente d'obtenir la participation active des femmes dans la réalité de l’Église». C’est un projet en lequel croit pleinement Nuria Calduch-Benages comme elle le montre lors d’un entretien dans le diocèse de Málaga lors des Journées de l'Association biblique espagnole, et elle a offert son «grain de sable» en participant à l'enquête sur le diaconat féminin au niveau historique, théologique et anthropologique sur le rôle des femmes dans les premières communautés chrétiennes, comme nous le montre Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com ce mardi 12 septembre 2017.

 

Cette bibliste révèle que les conclusions des travaux de la Commission «ne sont pas loin», tout en se montrant optimiste dans l'espoir que l'Église puisse enfin offrir aux femmes des «zones et des emplois, des responsabilités et de la visibilité » dignes d'elles. Mais, elle n’est pas naïve, car pour que les femmes aient la possibilité de devenir diaconesses il y a encore «beaucoup à faire», car «les hommes dans l'Église occupent presque tout l'espace disponible des postes de responsabilité et de décision ...»

 

«Il y a beaucoup de compétence, de responsabilité et d’engagement dans l'Église qui peuvent apporter une précieuse contribution des femmes», a déclaré la bibliste, mais elle met en avant que le problème est que les femmes doivent avoir, et inviter les hommes, à leur donner les champs et les emplois, les responsabilités et la visibilité, car «l'Église ne dépend pas en première instance de la femme».

 

«Mais quel un remède avez-vous à la cécité avec laquelle l'Église continue d'ignorer les contributions des femmes ?» Pour Calduch-Benages, la poursuite de la «lutte pour la justice» par les femmes, est «une lutte légitime et doit être défendue par tous». «L'Église a fait beaucoup pour les femmes et dans des situations d'insécurité, la violence et l'injustice, où elle est toujours en faveur des opprimés», a reconnu la bibliste. «Nous avons la responsabilité première de se battre pour toutes ces femmes qui voient leurs droits bafoués. La discrimination, l'injustice et l'oppression des plus faibles est intolérable».

 

José Manuel Vidal nous permet aussi de voir aujourd’hui sur periodistadigital.com dans son article «François et les femmes», à travers Enzo Romeo, le vaticaniste de TG2 (télévision italienne) et l'auteur de Francisco y las mujeres, la relation du pape François avec les femmes et le rôle que le pape imagine pour elles dans la communauté chrétienne et la société. Dans ces pages un grand nombre de rencontres de Jorge Bergoglio sont contées, avant et après qu'il soit devenu pape, et qu’il continue a avoir avec les femmes, les laïcs et les personnes consacrées, les croyants et non-croyants, célèbres et anonymes.

 

Dans le livre, le pape François exprime son opinion sur le rôle important que les femmes devraient représenter au niveau social et ecclésial. Entre autres révélations intimes, il dit : «Les femmes ont beaucoup à dire dans la société d'aujourd'hui. Parfois, nous sommes trop macho et nous ne laissons pas de place à la femme, mais la femme est capable de voir les choses à travers des yeux distincts des hommes... Elle est en mesure de poser des questions que les hommes n’ont pas fini d’entendre».

 

Plus intéressant est l’article du mardi 5 septembre sur le livre Francisco y las mujeres dans paulinas.es, qui nous montre que «Le pape est un homme et aussi il a besoin de la pensée des femmes. Et il a aussi un cœur qui peut maintenir une amitié saine, sainte, avec une femme. Il y a aussi des saints qui les ont eues comme amies : François et Claire, Thérèse et Jean de la Croix ...». Et puis on nous livre une petite révélation : «Quand je cherche des conseils, j'aime aussi entendre une femme. Les femmes te donnent tant richesse, elles voient les choses d’une autre manière». Le livre donne aussi son idée et le stimuli qu’il croit nécessaire pour aller dans une nouvelle voie au sein de l’Église par rapport à la théologie des femmes, dont le service est appelé à leur donner la place qu’elles doivent occuper dans les ministères qu’elles peuvent tenir.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Lecture

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