Le pape veut confirmer les statuts de la commission pour la protection des mineurs

Publié le 22 Avril 2018

vaticannews.va nous montre que la commission pontificale pour la protection des mineurs (CPPM) s’est réunie ces derniers jours à Rome pour son assemblée plénière. Un communiqué a été publié au terme des discussions, dimanche 22 avril 2018.

 

Le point culminant de ces jours d’assemblée a été l’audience privée avec le pape François, samedi 21 avril. Une discussion à huis-clos au cours de laquelle le pape a exprimé son intention de confirmer les statuts de la commission qu’il a lui-même fondé en mars 2014. Ces statuts avaient été promulgués le 21 avril 2015. La commission pontificale pour la protection des mineurs est définie commue «une institution autonome reliée au Saint-Siège, ayant une personnalité juridique publique». Présidée par le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston, elle est composée de 16 membres, 8 hommes et 8 femmes, de divers pays, spécialistes de la question des abus sur mineurs et personnes vulnérables. Ces derniers ont évoqué avec le pape les priorités de leur mission : travailler avec les survivants d’abus, l’éducation et la formation, le maintien des lignes-guides et des normes de protection.

 

L’écoute des victimes demeure une incontestable priorité; la commission a ainsi consacré sa première journée de rencontre à  l’audition des membres du «survivor  Advisory Panel», une instance mise en place par la conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, et qui regroupe des victimes d’abus. Le partage d’expériences et d’expertise «aidera la commission à développer des moyens efficaces afin d’intégrer la voix des survivants dans la vie et le ministère de l’Église», peut-on lire dans le communiqué final. Les travaux de divers autres organes, - comme la Commission royale australienne, chargée de l'enquête sur les réponses institutionnelles aux crimes pédophiles - ont également été présentés aux membres de la commission pontificale.

 

Le pape François semble enfin prendre au sérieux les abus sexuels des prêtres sur les mineurs et la CPPM ne va pas disparaitre. Pour cela, il a fallu la démission de deux membres de la commission et l’affaire Barros pour que le réveil vienne enfin. Mais attention, il faut être prudent car la lutte contre la pédophilie dans l’Église doit encore être réelle dans la tête de la hiérarchie et pas seulement dans celle du pape pour réussir.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Réforme de l'Église

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