Chloë Grace Moretz s'engage contre les thérapies de conversion

Publié le 23 Juin 2018

Brut FR dans sa page Twitter (@brutofficiel) du vendredi 22 juin 2018 nous montre que soigner des homosexuels pour les rendre hétéros, c’est le but des thérapies de conversion. Chloë Grace Moretz dénonce ces pratiques. Cette question la touche personnellement, car ses frères ont fait leur coming-out quand elle avait 10 ans, et pour elle c’est devenu évident qu’elle devait se battre pour leurs droits.

 

Dans le film «Come as you are», elle incarne une adolescente homosexuelle envoyée par ses tuteurs dans un centre de conversion. Un choix engagé pour elle, parce qu’il est temps de réagir. Elle «voulait que ce soit un acte politique», qu’on s’intéresse aux thérapies de conversion et que les gens en voient la réalité. 77 000 jeunes aux États-Unis en subissent tous les ans et plus d’1 million de personnes sont affectés par ces pseudo-thérapies. Comme le dit Chloë Grace Moretz : «Cela conditionne les gens à se détester».

 

Le tournage du film s’est déroule au moment où Trump a été élu président des États-Unis. Á ce moment là, ce film est devenu la chose la plus importante qu’ils pouvaient faire, celle d’«Utiliser l’art pour améliorer la société, nous battre pour les droits des LGBT, et éduquer les gens à leur réalité.» Elle s’est donné la mission de mettre en lumière les thérapies de conversion. Et elle a un message à faire passer aux jeunes personnes LGBT : «Vous n’êtes pas seuls, et même si tout vous paraît sombre et effrayant, il y a des gens qui vous acceptent et qui sont là pour vous. Ne perdez pas espoir. Parce que vous êtes aimés à 100 %.»

 

20minutes.fr (https://www.20minutes.fr/cinema/2209111-20180128-video-chloe-grace-moretz-espere-film-camps-conversion-gay-impact), lors du festival de Sundance nous apprend que ce film a demandé une grande implication de la part de Chloë Grace Moretz, et le résultat est à la hauteur de ses espérances. Chloë Grace Moretz a tenu à accompagner Desiree Akhavan pour rencontrer des personnes qui avaient connu cette expérience. «Nous avons parlé à trois ou quatre personnes différentes qui ont survécu à des camps de conversion thérapie», a expliqué l’actrice à Vulture. Elle ajoute : «Et c’était intéressant parce qu’il y avait des gens de milieux complètement différents. Un garçon élevé dans une famille musulmane, une dans une famille chrétienne, certains de la classe moyenne, d’autres très aisés.»

 

Pourtant comme le montre parismatch.be (https://parismatch.be/actualites/societe/111034/une-etude-denonce-les-therapies-de-conversion-appliquees-milliers-adolescents), une étude du William Institute de l’école de droit de l’Université de Los Angeles, entend attirer l’attention sur ces pratiques qu’il juge «anormales» et allègrement tolérées dans le pays, avec encore 41 États qui l’autorisent. «Notre recherche montre que les lois qui interdisent la thérapie de conversion peuvent protéger des dizaines de milliers d’adolescents contre ce que les experts médicaux disent être une pratique nuisible et inefficace», a déclaré l’auteure principale de l’étude, Christy Mallory.

 

Á l’heure où les plus grandes instances américaines de médecine (dont l’Association médicale américaine, l’Association psychiatrique américaine et l’Académie américaine des pédiatres) clament l’inefficacité, voire la nocivité de ce genre de thérapie, il n’y aurait actuellement que neuf États américains à l’interdire : la Californie, le Connecticut, l’Illinois, le Nevada, le New Jersey, New Mexico, l’Oregon, Rhode Island, le Vermont et Washington. «Tenter de changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne peut avoir de sérieuses conséquences sur le psychisme», souligne le rapport. «Notamment, le suicide». Pourtant, la pratique continue d’être appliquée aux quatre coins du monde.

 

Ce n’est que le 1er mars 2018 que le Parlement européen a condamné ces pseudo-thérapies comme l’a montré le Direct de Libération.fr dans son article : «Le Parlement européen condamne (enfin) les «thérapies» de conversion». Pour la première fois depuis sa création, le Parlement européen vient ce jeudi de condamner les «thérapies» de conversion, vous savez ces méthodes ou traitements censés «guérir» les personnes lesbiennes, gays bis ou trans. Le rapport annuel sur les droits fondamentaux dans l'Union européenne, adopté ce matin, appelle de ses vœux les États membres à légiférer pour interdire lesdites «thérapies» tout en prenant des mesures pour dépathologiser entièrement le parcours de changement d'état civil des personnes trans.

 

«Ce rapport est un exemple de la façon dont l'UE peut être à la pointe des combats pour les droits fondamentaux», s'est à ce sujet félicitée dans un communiqué la vice-présidente de l'Intergroupe LGBTI au Parlement européen Sirpa Pietikäinen. Dans ses déclarations l'eurodéputée finnoise rappelle que seuls le Royaume-Uni, Malte et des régions autonomes espagnoles ont à ce jour interdit les «thérapies» de conversion en Europe malgré les condamnations onusiennes. Pas la France.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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F
L'interdiction des thérapies de conversion en Europe, même si Malte reste pour le moment le seul à l'appliquer au plan législatif, peut amener progressivement d'autres législations similaires pays à pays. Maintenant, cela prendra du temps, tant au plan législatif qu'applicatif. Il ne faut pas s'illusionner. Entre ce qui continue de se passer en Ukraine contre les homosexuels, dans différents pays africains, asiatiques, du Moyen Orient et ces thérapies de conversion qui sévissent aux US et en Amérique du Sud principalement, les homos n'ont pas fini de subir des violences massives et c'est révoltant.<br /> Je ne suis pas sûre qu'il suffise d'un film pour faire réaliser la violence de ces thérapies. <br /> Le film a tendance à montrer, même s'inspirant d'histoire vraie, des faits passés. Donc les gens ont tendance à relativiser et à estimer que cela n'a plus cours. Malheureusement, c'est toujours d'actualité. Mais ce que n'explique pas le film, c'est que ces centres sont non mixtes et que les tortionnaires geoliers de ces centres quand les prisonnières sont des femmes, sont des hommes principalement. Et qu'il y a dans un certain nombre d'établissements une série de tortures quotidiennes mais aussi de viols, et l'impossibilité dans bien des pays de pouvoir dénoncer et faire fermer ces sites, parfois financés par de grosses multinationales.<br /> Je pense en écrivant cela à certains centres brésiliens où des journalistes ont pu pénétrer en caméra cachée.<br /> Il faudra sans doute encore bien des combats et des drames affreux pour qu'enfin, ces thérapies soient bannies définitivement sur terre. Que l'institution cléricale se fasse soudoyer via évêques et cardinaux par le Renouveau Charismatique pour implanter pays à pays de tels centres, c'est une honte supplémentaire pour nous croyants. Et dans un proche avenir cela risquera comme la pédophilie cléricale mais aussi dans quelque temps bébés volés, vendus, tués par négligence et maltraitances, tortures, travail forcé au sein de bagnes religieux, d'entraîner l'institution dans de nouveaux procès en tribunal pénal international.<br /> Comment l'institution empile de nouveaux risques de destruction définitive, à force de crimes et conduites criminelles contraire aux droits fondamentaux humains.
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P
Françoise,<br /> <br /> Il va falloir mettre la pression, ce n'est qu'ainsi que s'arrêtent de telle pratiques. Mais d'abord, il faut en finir avec l'infantilisation des fidèles dans l’Église et avoir enfin une pensée adulte.<br /> <br /> Merci !
G
Je,ne les mets pas de côté , je ne les accepte pas en tant que groupe communautaire de pression.
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P
gaëtan ribault,<br /> <br /> Lorsque Clermont-Tonnerre fait ce propos en 1789, il n'est pas conventionnel, et il n'est pas pour une émancipation totale, du fait qu'il souhaite ne pas mettre en avant le juif comme une religion, ni une nation.<br /> <br /> Mais l'histoire contredira ce propos, puisqu'en tant que communauté il ont gagné beaucoup pendant la Révolution française : le Décret du 27 Septembre 1791 fait des Juifs de France des citoyens français à part entière. Ensuite, partout où Napoléon a imposé le Code Civil et les lois françaises, les Juifs ont été émancipés. <br /> <br /> Donc ce propos, ne sied pas aux personnes LGBT. Ils sont déjà des citoyens, et leur sexualité reconnue. Ils n'ont plus besoin d'émancipation.<br /> <br /> Merci !
G
Devriez vous rappeler de ce Conventionnel qui disait : Qu'auront les Juifs en tant que communauté : Rien , en tant qu'individus ; Tout
P
gaëtan ribault,<br /> <br /> Ne pas vouloir qu'ils aient des droits est bien les mettre de côté.<br /> <br /> Merci !
G
Ne sachant qui est cette Chloé je prends sa position comme purement personnelle et sans intérêt.<br /> Par contre les lobbys LGBTxyz commencent à me fatiguer sérieusement. Quand va -t-on s'occuper de choses sérieuses : le dette , (de tous les états) , le chômage (en France) l'approvisionnement en eau potable de la planète , la transition énergétique au delà des blas blas habituels. Bref des choses un peu au dessus de la ceinture
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P
Françoise,<br /> <br /> La dette n’est pas une création pour ruiner les États, mais plutôt un abandon des États de leurs fonctions économiques. Jusqu’à la fin des années 1970, l’État se trouve en quelque sorte dans la position d’un banquier, qui se financerait lui-même. Il agit directement sur la monnaie et sur l’encadrement du crédit. Pour financer ses dépenses, l’État délivre des bons du Trésor, c’est-à-dire des titres que les banques sont obligés d’acheter, à des taux d’intérêts fixés par la puissance publique. Ce système a un nom : il s’appelle "le circuit du Trésor", car c’est la direction du Trésor qui est le "bras armé" de cette politique. L’avantage de ce système, c’est qu’il offre une sécurité de financement. L’État est alimenté sans cesse par l’épargne qui transite à travers des banques qui sont encore publiques. L’État règne en souverain sur cet univers bancaire et financier.<br /> <br /> Au fil du temps, la France bascule vers un autre système. Des entailles à ce "circuit du Trésor" apparaissent dès les années 60, mais c’est à partir du début des années 80 qu’un "grand basculement" s’opère, sous l’influence du modèle anglo-saxon. Progressivement, la dette n’est plus administrée par l’État. Elle est placée sur les marchés financiers, au nom du réalisme économique. Les titres de dette sont vendus sur les marchés, avec une durée de remboursement plus ou moins longue. La dette doit être "liquide" : dans le jargon financier, cela signifie qu’il faut la négocier le plus facilement possible.<br /> <br /> Dans les années 1980, la dette française devient une marchandise. L’État n’est plus au-dessus des marchés financiers. Il devient un acteur parmi d’autres de ce système. La priorité devient la lutte contre l’inflation (l’augmentation des prix), la défense de l’épargne, avec le maintien d’un "franc fort", par rapport à la monnaie allemande. C’est ce que les économistes appellent la "désinflation compétitive". Afin de mettre fin à la dette publique, on met en avant la une baisse du nombre de fonctionnaires et de la dépense publique à partir de 2005.<br /> Aujourd’hui, de nombreux économistes s’inquiètent pourtant d’un danger déflationniste. Ils plaident pour une politique monétaire plus souple, avec moins d’austérité budgétaire pour relancer l’économie.<br /> La puissance publique, sous contrôle citoyen, doit reprendre la maîtrise de sa monnaie et de ses banques, pour établir de nouvelles règles du jeu.<br /> <br /> Merci !
F
La dette est une création pour ruiner les états et les mettre sous dépendance des multinationales et banques. Le chômage a été créé par les mêmes multinationales pour engranger des profits supplémentaires tout en baissant les salaires et précarisant les salariés, piétinant les conquêtes sociales. La transition énergétique pourrait exister depuis belle lurette si certaines inventions de Tesla, dont la voiture à énergie quantique, avaient été réalisées. Mais les lobbies pétroliers y auraient trop perdu. De même que les gaziers et partisans du tout électrique à la Edison.<br /> Donc si vous voulez faire changer les choses vraiment, dénoncez tout cela, informez autour de vous. Demandez des comptes à nos multinationales, nos gouvernants à ce sujet, au patron du MEDEF, de l'UIMM aussi...<br /> Quant aux homosexuels, ils ont droit à être respectés dans leur intégrité physique, sexuelle, intellectuelle, affective sans être maltraités, tués, agressés.<br /> Tout marche ensemble. Une société qui rejette des solutions non polluantes pour la planète, qui créée du chômage, de l'exclusion, de la violence pour toujours plus d'argent à quelques uns et rien pour les autres, rejette aussi celles et ceux qui ne correspondent pas aux intérêts et normes de ces mêmes groupes.<br /> Et s'arrangent pour taire toute forme d'alternative politique, sociale, économique et écologique. Nous sommes tous liés les uns aux autres. Nous partageons les mêmes espaces, les mêmes éléments, la même nature humaine, et si un petit nombre fait le choix de la destruction des autres pour son seul intérêt, c'est toute l'humanité et l'environnement qui en subissent les conséquences.<br /> Jusqu'à présent, aucun mouvement LGBT n'a porté atteinte ni aux droits ni aux libertés ni à l'indépendance ni à la propriété de qui que ce soit. Le contraire par contre, venant de ligues fondamentalistes existe et fait souffrir des millions d'homos de par le monde depuis des siècles et des siècles. Cette situation criminelle et abusive doit être donc dénoncée et le mal réparé autant que faire se peut.<br /> Ce n'est que justice, droit et respect.
P
gaëtan ribault,<br /> <br /> S'occuper de la dette, du chômage, de l'approvisionnement en eau potable de la planète , la transition énergétique, et au delà, ne peut se faire qu'avec une réelle égalité sociale et sociétale. On ne peut pas faire une bonne société, en mettant des gens de côté.<br /> <br /> Merci !