41 ans et toujours pleins d’espoir

Publié le 30 Avril 2019

41 ans et toujours pleins d’espoir

Aujourd’hui nous fêtons notre 41e anniversaire, et nous pensons à quelle Église nous devons choisir en cette période de crise due à la pédophilie cléricale, au double langage des prélats du Vatican qui fustigent l’homosexualité tout en la pratiquant, sans oublier l’abus de religieuses par des clercs, et José Antonio Pagola dans Jésus : Approche historique en 2012 nous donne une piste engageante : «Je ne vois pas comment aimer plus authentiquement l’Église que de travailler à sa conversion à l’Évangile. Je veux vivre en l’Église en me convertissant en Jésus. Je veux travailler pour une Église qui les gens sentent comme l’«amie des pêcheurs». Une Église qui recherche les «égarés», en négligeant peut être d’autres aspects qui peuvent sembler importants. Une Église dans laquelle la femme occupe la place que lui assignait Jésus. Une Église qui se soucie du bonheur des personnes, qui accueille et accompagne tous ceux qui souffrent. Une Église au grand cœur dans laquelle chaque matin, nous nous mettions à travailler pour le Royaume, en sachant que Dieu fait se lever le soleil sur les méchants et les bons.»

 

Mais comment en arriver là ? Pour cela il faut construire une Église ouverte, proche des gens, qui s’arrête pour eux et leur consacre du temps, essayant de les aider au mieux. Elle doit mûrir et évoluer. Elle ne doit pas être d’accord avec le fait que de nombreux groupes souffrent de discrimination à l’intérieur et à l’extérieur d’elle. C’est pour cela qu’elle doit soutenir les pauvres, les femmes, les jeunes, les divorcés remariés, les migrants, le mouvement lesbien, gay, bisexuel et transgenre (LGBT), et tous les exclus de la société. Elle doit combattre la haine et en finir avec elle. L’Église doit donc écouter, mais aussi parler, et décider de sa marche à suivre, ce qui doit la pousser à s'impliquer dans la société, auprès des gens, et trouver le moyen, de rassembler les chrétiens autour du message libérateur de l’Évangile. Elle doit se construire sur les valeurs de liberté, de solidarité, d’ouverture et d’égalité présentent dans l’Évangile et qui ont été si souvent oubliées.

 

Nous ne faisons pas partie de ceux qui croient que la solution à la crise est de se mettre à genou et prier ou dans un renouveau de la foi dans le Saint-Sacrement, ou encore qui accuse la société des dysfonctionnements dont l’Église est elle-même responsable. Il est difficile de briser les structures qui ont rendu les abus possibles, pourtant, rien n’est impossible, car l’Église doit devenir «servante et pauvre», faire confiance à la mobilisation des sociétés civiles pour obtenir les réformes des structures injustes par la «pression morale libératrice» non violente, et aider à rendre le «monde plus respirable, plus juste et plus humain».  Elle ne doit plus repousser les diverses tentatives des gouvernements occidentaux d’étendre les droits de procréation et les protections accordées aux femmes, aux jeunes filles et aux homosexuels.

 

Et comme le dit Dom Helder Camara : «Les chrétiens sont comme les autres citoyens. Ils n’ont pas la formule magique, ils cherchent». C’est en cherchant, que nous pouvons aider l’Église à revenir sur les bons rails.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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olivier 29/05/2019 06:55

"Nous ne faisons pas partie de ceux qui croient que la solution à la crise est de se mettre à genou et prier ou dans un renouveau de la foi dans le Saint-Sacrement,"

Evidemment je pense l'inverse. "Sans moi vous ne pouvez rien faire" Jésus.

La contemplation et l'action complémentaire et non dialectiquement opposées. Le retour à la tradition de piété et de sainteté sans lesquelles le progressisme s'épuise devant la perversité humaine. La tentation progressiste qui n'est qu'un messianisme charnel, assaille aussi bien le traditionnaliste affiché que le progressiste, là où il faut retrouver ses racines et penser au Salut des âmes de la damnation éternelle. Appeler les choses par leur nom; péchés, ce que le progressiste déguise en libération. Le progressiste va être obligé de poursuivre en justice les progressistes libérés de toute morale naturelle, le pédophile est libéré. C'est le serpent qui se mord la queue.

Au fond , le progressisme est le stade final de l'apostasie, la foi dans le progrès de l'humanité, alors que Jésus nous enseigne la vie éternelle par des progrès sur nous-même par le jeûne et l'abstinence pour réprimer nos penchants mauvais et monter dans son amitié. La mort est absente de l'esprit du progressiste, car la vieillesse, la souffrance et la mort l'attend avec ou sans progrès. Il met son espoir dans le temps qui le démode un peu plus chaque jour en attendant le jugement de Dieu pour l'éternité. Je ne vois que des tradi-progressistes en réalité , même espèce plombée par le mythe tyrannique du progrès dans une opposition manichéenne.

C'est notre insuffisance qui plombe le monde et l'Eglise.

Cordialement

paroissiens-progressistes 29/05/2019 18:55

olivier,

La morale est aussi laïque et pas seulement religieuse. Il y a des lois civiles, et les progressistes les suivent aussi. Vous confondez vouloir le progrès de l'homme et la permissivité. D'ailleurs, dans beaucoup d'affaires de pédophilie dans l’Église, on les trouvent dans le RC, le CN, les LG et l'OD, des mouvements conservateurs. Et même chez les tradis.

Un progressiste catholique est un homme qui voit la Tradition qui est à la fois dans le passé, le présent et l'avenir. Elle est en mouvement.

Elle peut l'être avec vous aussi. Ce que je critique avant tout c'est une spiritualité non active. Car la crise de l’Église a besoin d'action, et pas seulement de pratique religieuse.

Merci !

gaetan ribault 01/05/2019 09:03

"Je veux vivre en l’Église en me convertissant en Jésus"
On ne se convertit pas EN Jésus mais PAR Jésus . Sinon on tombe dans la Jesuslâtrie ce que ce dernier a toujours condamné. S'il demande de le suivre c'est pour aller vers le Père.car il est la voie , ,la Vérité , la Vie ((cite plusieurs fois dans les Évangiles)

paroissiens-progressistes 01/05/2019 14:39

gaëtan ribault,

Je trouve que vous fignolez, Pagola dit juste de prendre exemple sur lui et plus particulièrement sur l'essence de ce qu'il a été, son enseignement. Ce n'est pas de Jésuslâtrie, c'est essayer de suivre Jésus du mieux qu'on peut.

Merci !