Le président des évêques européens met en garde sur le risque du populisme

Publié le 23 Avril 2019

Pablo Santos nous montre ce mardi 23 avril 2019 sur periodistadigital.com que l’Église souhaite placer la personne et le bien commun au centre des politiques de l’Union européenne. Jean Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et président de la Commission des conférences des évêques de la Communauté européenne, a analysé la situation actuelle de l'Union européenne avant les prochaines élections.

 

Dans un article, Hollerich a affirmé que "les élections au Parlement européen peuvent être l'occasion d'une réflexion plus profonde sur l'Europe". "La politique doit prendre en compte les craintes du peuple", a rappelé l'archevêque, car, s'ils ne sont pas suffisamment pris en compte, les citoyens peuvent tomber "entre les mains d'un populisme qui insiste pour que ces craintes apparaissent comme des sauveurs" (Le Parlement européen rappelle au fugitif Puigdemont qu'il ne bénéficiera pas de l'immunité s'il ne récupère pas le procès-verbal à Madrid).

 

Hollerich a souligné la crise migratoire que traverse actuellement l’Europe. "Les migrations sont effrayantes, elles semblent perturber l'ordre interne des pays européens", a-t-il déclaré. L'immigré, "qui à l'époque d’abondance était le bienvenu parce que cela garantissait le bien-être économique, est devenu un étranger : un étranger qui, en raison de sa différence religieuse et culturelle, apparaît comme une menace pour notre petit monde", a-t-il poursuivi. Ainsi, "les émotions négatives explosent : l’autre n’est plus considéré comme une occasion de se rencontrer, mais celui qui nous fait perdre notre identité", a-t-il averti.

 

Pour l'archevêque, "la situation difficile des réfugiés et des migrants en Méditerranée est une honte pour l'Europe", qui a transformé cette mer en "un mur de séparation en eau et un immense cimetière". Pour cette raison, il a indiqué que, pour le chrétien, "l'amour des autres nous oblige à penser à la migration avec les yeux des migrants : des yeux qui révèlent leur peur, leurs inquiétudes, leur faim, leur désir de sécurité et leur désir de stabilité économique."

 

Et cette inquiétude de l’Église en Europe semble fondée, puisque déjà forte d’une percée en Andalousie, la formation VOX pourrait s’adjuger plus de 10 % des sièges mis en jeu à l’occasion des législatives du 28 avril. Une première pour un mouvement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique, depuis la fin du franquisme (http://www.rfi.fr/europe/20190419-vox-parti-populiste-portes-parlement-espagnol).

 

L’heure n’est pas non plus à l’optimisme puisque l'Italien Matteo Salvini, allié au Rassemblement national de Marine Le Pen, tente aussi de bâtir un grand groupe eurosceptique à l'occasion des élections européennes du mois prochain. Des nouvelles alliances viennent d'être conclues avec les Allemands de l'AfD et les Espagnols de VOX, d'autres pourraient se faire notamment avec le PiS polonais (https://www.lejdd.fr/Politique/carte-europeennes-lalliance-de-salvini-et-le-pen-peut-devenir-la-3e-force-a-strasbourg-3894516).

 

Pour contrer cette montée de l’extrême droite, les solutions ne manquent pas comme le montre la Charte de l’Atlantique en 1941 qui pour mettre fin au nazisme proposait de traverser sans entraves les mers et les océans, de renoncer à l'usage de la violence, de mettre en avant le droit pour chaque peuple de choisir la forme de son gouvernement, et de réaliser entre les nations la collaboration la plus complète dans le domaine économique, afin de garantir à toutes de meilleures conditions de travail, le progrès économique et la sécurité mondiale.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article