Suisse : un millier de signatures pour l'égalité des femmes dans l'Église

Publié le 29 Avril 2019

Jacques Berset, nous montre sur cath.ch ce lundi 29 avril 2019 que près d’un millier de personnes en Suisse soutiennent les réformes demandant l’égalité des femmes dans l’Église. Fin mars 2019, sept théologiennes et théologiens ont adressé aux évêques suisses une liste de revendications dans un message intitulé “Nous en avons assez !” L’impulsion a été donnée à ces revendications par l’annonce, en novembre 2018, de la sortie collective de l’Eglise de six personnalités catholiques suisses bien connues. Cécile Bühlmann, ancienne conseillère nationale des Verts (LU), Anne-Marie Holenstein, ancienne directrice d’Action de Carême, Monika Stocker, ancienne conseillère nationale et conseillère municipale de Zurich, Doris Strahm, et Regula Strobel, théologiennes féministes, ainsi que Ruth-Gaby Vermont ancienne conseillère nationale et membre du Conseil de l’Europe, avaient déclaré ne plus vouloir appartenir à une institution “qui nie les droits des femmes et les exclut de la hiérarchie ecclésiale, en raison de leur sexe et du pouvoir masculin”.

 

Les sept signataires seront reçus à la mi-juin par Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle et président de la Conférence des évêques suisses (CES), et son vicaire général Markus Thürig. “Nous n’aurions jamais pensé qu’il y aurait autant de soutiens, et surtout de la part d’autant de personnes actives au sein de l’Église”, a annoncé le 26 avril 2019 Jacqueline Keune, l’une des initiatrices du catalogue des revendications. Á chaque courriel, relève la théologienne lucernoise, on pouvait lire : “Les gens veulent – enfin – une autre Église ou une Église autrement”. “Les gens ne veulent pas attendre des changements encore pendant des décennies”, insiste la théologienne, connue pour ses livres et son engagement au sein des Communautés chrétiennes de base en Suisse.

 

La liste des signataires comprend des personnalités éminentes telles que Simone Curau-Aepli, présidente de la Ligue suisse des femmes catholiques, Sœur Ingrid Grave, de la communauté des dominicaines d’Ilanz, Odilo Noti, ancien responsable de la communication et du marketing à Caritas Suisse, et Sepp Riedener, pionnier de la pastorale de rue des Églises à Lucerne. En plus des nombreuses personnes qui travaillent dans la pastorale, le soutien est également venu de milieux académiques : Leo Karrer, professeur émérite de théologie pastorale, Walter Kirchschläger, ancien professeur d’exégèse du Nouveau Testament, Max Küchler, également professeur émérite d’exégèse du Nouveau Testament, et Udo Rauchfleisch, professeur émérite de psychologie. La majorité des soutiens vient de Suisse, mais on trouve également des signataires à l’étranger, notamment en Allemagne et en Autriche. Les initiatrices et initiateurs, en Suisse alémanique, sont Jacqueline Keune, Marie-Theres Beeler, Angela Büchel Sladkovic, Nico Derksen, Monika Hungerbühler, Elke Kreiselmeyer et Felix Senn.

 

Les revendications concernent notamment le droit canonique, qui doit être “fondamentalement révisé” en ce qui concerne l’égalité des droits entre hommes et femmes. En outre, selon les signataires, les évêques suisses doivent suivre leur conscience “indépendamment des directives romaines” et assumer leur responsabilité personnelle en appliquant des solutions régionales. De plus, peut-on lire, les hommes ne devraient plus être ordonnés prêtres et diacres avant que les femmes n’aient accès à ces ministères. Les évêques suisses devraient également se distancier des déclarations romaines “qui dénigrent les femmes ou même les criminalisent”. Dans la demande numéro 19, les sept théologiennes et théologiens exigent en outre que les évêques suisses, dans un délai de deux ans, “s’engagent également dans un processus de réforme avec d’autres évêques et donnent des premiers signes encourageants”.

 

Les laïcs répondent aux soucis de réforme de l’Église, et plus particulièrement les femmes qui veulent enfin jouer un rôle plus important dans une institution qui les a vu trop longtemps dans des rôles de servantes plutôt que de direction. Les femmes proposent une réforme viable pour l’institution afin que l’égalité y soit pleine et entière, les hommes qui la dirigent doivent alors laisser de la place et savoir que l’Église a autant besoin d’elle que d’eux. Il est grand temps que les femme prennent pleinement leur place dans celle-ci.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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Commenter cet article

gaetan ribault 30/04/2019 08:43

Heureusement qu'il y a longtemps que le ridicule ne tue plus

paroissiens-progressistes 30/04/2019 13:58

gaëtan ribault,

Ce n'est en rien ridicule, ce sont des femmes qui demande que l’égalité homme-femme prônée par l’église soit réelle dans les faits.

Merci !