Vincent Lambert : le Conseil d'État valide la décision d'interrompre les traitements

Publié le 24 Avril 2019

Charles Delouche nous montre ce mercredi 24 avril 2019 dans Libération.fr que la plus haute juridiction administrative du pays a validé la décision médicale, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims était légale. d'interrompre les traitements de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans et symbole du débat sur la fin de vie en France pour faire cesser «un acharnement thérapeutique». Fin janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) avait validé cette procédure d’arrêt des soins, tout en accompagnant l’interruption de ce traitement d’une sédation profonde et continue, qualifiant son maintien comme une «obstination déraisonnable».

 

Opposé à l'arrêt du traitement, ses parents, proches des catholiques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, opposés à l’euthanasie passive et à ce que le traitement de leur fils de 42 ans soit stoppé, ont déposé des recours devant deux instances internationales devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU.

 

Pour François Lambert, neveu du patient interrogé par l’AFP, «cette décision était prévisible, je ne vois pas très bien comment le Conseil d’État pouvait faire autrement, puisque l’état de Vincent s’était sensiblement dégradé, qu’il n’y avait rien d’autre comme élément nouveau». En face, l’avocat de Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert, avait fait valoir que celle-ci avait la «certitude» que son mari «n’aurait pas souhaité cet acharnement à le maintenir en vie» et «aurait préféré qu’on le laisse partir». (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Pour Nicolas Hervieu, spécialiste du droit européen et chargé d’enseignement à Sciences Po, «il est très vraisemblable que la CEDH rejette assez rapidement la demande des parents Lambert, peut-être en quelques jours, car sa jurisprudence sur le sujet, établie lors de sa première décision dans l’affaire Lambert le 5 juin 2015, est claire». Le juriste estime par ailleurs possible que la France choisisse d’«ignorer» une «mesure provisoire» que pourrait prendre le CIDPH interdisant au CHU de mettre en œuvre la décision d’arrêt des traitements le temps qu’il se prononce. «On est donc à un point de bascule potentiel dans la mesure où il n’y a plus d’obstacle juridictionnel qui empêcherait la mise en œuvre d’arrêt des traitements», assure-t-il (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Une analyse partagée par Caroline Lantero, avocate et maître de conférences en droit de la santé à l’université Clermont-Auvergne (UCA). « J’ai l’impression que c’est l’épilogue, dit-elle. Une fois que la CEDH aura rejeté la requête des parents, même si humainement et politiquement c’est compliqué, le médecin pourra arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et le basculer sur une sédation profonde jusqu’à son décès» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Les parents de Vincent Lambert devraient arrêter de s’acharner et laisser partir leur fils en paix, il n’a pas être le symbole d’un combat qui n’a jamais été le sien.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article