Cardinal Hummes : «l'Église a clairement conscience que prendre soin de la maison commune fait partie de notre foi»

Publié le 30 Août 2019

Luis Miguel Modino, correspondant au Brésil pour religiondigital.org nous montre ce jeudi 29 août 2019 que la convocation du Synode est un appel à l’Église de l’Amazonie d’allumer des lumières, de promouvoir le dialogue, de marcher ensemble, de prendre des responsabilités ensemble, dans le respect des différences. L'archevêque de Belo Horizonte et président de la CNBB, Walmor Oliveira de Azevedo voit dans la convocation du Synode un cadeau, un cadeau immense, une opportunité pour tous, un objectif à surmonter pour surmonter les malentendus. Connaître et écouter l'Amazonie nous donne des leçons très importantes pour tout le Brésil et pour le monde, a insisté l'archevêque.

 

En parlant des nouvelles voies de l'Église, le président de la CNBB a insisté sur le fait qu'elles devaient être concrétisées dans l'évangélisation, car "l'Église existe pour évangéliser", ce qui "nous engage à la vie, à sa défense et à sa promotion" afin de «travailler pour ceux qui vivent dans la pauvreté, qui sont injustifiés», quelque chose qui peut être appliqué au domaine de l'écologie intégrale et à la nécessité de prendre soin de la maison commune.

 

Le cardinal Hummes reconnaît la résistance à la célébration du Synode pour l'Amazonie, y compris «l'existence de groupes organisés qui s'opposent à la célébration de ce synode, mais la grande majorité est très heureuse». En ce sens, les incendies de ces dernières semaines et leurs conséquences se sont concentrés sur l’Amazonie. En faisant référence à Laudato Si, la pression de la société civile sur les gouvernements pour inverser la crise climatique a été soulignée. En ce sens, l'Église a toujours été ouverte au dialogue avec le gouvernement brésilien afin de clarifier les malentendus sur ce qui pourrait éventuellement se produire en ce qui concerne le Synode. Dans cette perspective, l’archevêque métropolitain de Marabá Mgr Alberto Taveira Corrêa a déclaré que la force de "l'Église est l'autorité morale, nous n'avons pas d'armées, nous n'avons pas de pouvoir économique sur lequel appuyer, mais nous avons les raisons de notre propre foi que nous voulons offrir".

 

Face aux pressions de certains groupes conservateurs au sein de l'Église, le président de la CNBB a lancé un appel à la communion en tant qu'instrument permettant de surmonter les différences. Les nouvelles voies que le Synode cherche ne seront jamais à l’encontre du fondement de l’Église, qui est Jésus-Christ, fondement sur lequel l’Église dialogue et continue de chercher de nouvelles réponses, car le fondement est immuable, mais il est toujours renouvelé. Cela n'a aucun sens que n'importe quel groupe religieux attaque le Synode ou toute autre perspective, puisque la fidélité est toujours garantie.

 

L’Église catholique doit élaborer une communication plus stratégique, non pas pour faire de la propagande, mais pour reconnaître des expériences de vie, d’engagement, de présence évangélisatrice souvent méconnues même au sein de l’Église elle-même comme le reconnaît le cardinal Hummes. S'agissant des femmes, et que l'Instrument du travail insiste sur la nécessité d'une plus grande reconnaissance, le président de l'épiscopat brésilien a affirmé la nécessité d'une Église fondée sur la fonction ministérielle, donnant de plus en plus de force aux femmes, ce qui conduit déjà à effectuer ce travail, en donnant une force efficace.

 

Le cardinal Hummes a rappelé que le processus d'écoute avait attiré l'attention sur la nécessité de reconnaître expressément le travail déjà accompli par les femmes, qui jouent un rôle important dans de nombreuses communautés où les prêtres n'arrivent pas. En fait, en Amazonie, la grande majorité des communautés sont dirigées par des femmes, a souligné le cardinal. Vous devez donc chercher comment reconnaître cela et en donner une institutionnalisation plus claire, qui constitue une base pour les femmes qui dirigent ces communautés, surtout dans les communautés les plus éloignées et à la périphérie des villes.

 

Ce Synode pour l’Amazonie est une chance de donner une autre vision de l’Église abandonnant le cléricalisme et comptant sur la force vive des fidèles qu’ils soient hommes et femmes, dans la plus totale égalité.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église, #Réforme de l'Église

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