L’Afrique et l'Amazonie marqueront le parcours le plus difficile de Bergoglio

Publié le 31 Août 2019

Jesús Bastante nous montre ce samedi 31 août 2019 sur religiondigital.org qu’un an après le «cas Viganò», les secteurs les plus ultraconservateurs - qui menaçaient déjà de schisme après Amoris Laetitia et son ouverture aux personnes divorcées remariés - ont quitté leur caserne d'hiver, prêts à livrer le combat final au prochain Synode pour l'Amazonie, et ce "complot" dénoncé la semaine dernière par le supérieur général des jésuites, Arturo Sosa, gagne de plus en plus de force. Ce n’est plus seulement Viganò, ou ce qui reste des cardinaux de la 'Dubia' ou de leurs réseaux de médias : depuis des mois et avec une force croissante, des membres de la curie et des cardinaux autrefois tout-puissants, tels que Müller ou Sarah, ont rejoint le mouvement.

 

La conviction de rébellion est née après les modifications apportées à l'Institut Jean-Paul II s'est multipliée avec les accusations d'"hérésie" avant que le Synode pour l'Amazonie puisse débattre de la question du "viri probati" et de la participation "ministérielle" des femmes dans l'Église. Des aspects qui, pour le moment, n'apparaissent que dans l'Instrumentum Laboris - et ne se référaient qu'à l'Amazonie -, mais ont servi aux rigoristes à affûter leurs armes pour atteindre leur véritable objectif : obtenir la démission de Bergoglio (chose que, vous savez déjà, ils ne comprendront pas) ou, à défaut, demanderont à leur successeur de revenir sur les réformes appliquées dans ce pontificat, conformément au concile Vatican II.

 

Le pape se rendra au Mozambique, à Madagascar et à Maurice pour son deuxième voyage en Afrique, dans lequel l'engagement pour la paix, le dialogue avec l'islam et les religions animistes, ainsi qu'un hommage aux missionnaires, constitueront des axes essentiels, ainsi que le véritable sens de la mission c'est du prosélytisme, mais laisser sa vie être pour l'Évangile et les hommes et les femmes du monde, enseigné par des milliers de missionnaires catholiques (dont de nombreux espagnols), dont la plupart continuent leur travail en Afrique. Avec une Église locale, en revanche, de plus en plus puissante.

 

Paix, souci de la création et culture de la rencontre: ce seront les principaux thèmes du 31e voyage apostolique du pape qui le conduira au Mozambique, à Madagascar et à Maurice. C’est ce que confirme le Secrétaire d'État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, réitérant la forte impulsion pour la paix et le dialogue (aussi avec les autres religions) qui anime ce voyage, pour surmonter toutes formes de discriminations et permettant la collaboration pour aborder et résoudre les problèmes de la société et du monde en général (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-08/cardinal-parolin-le-pape-en-afrique-sera-un-temoin-d-esperance.html).

 

Après le Synode, le pape François se rendra au Japon et en Thaïlande, pour une nouvelle tournée asiatique au cours de laquelle il survolera de nouveau le sol chinois. Le rapprochement avec Pékin est déjà évident, après la nomination de deux évêques avec le placet du pape, et d'autres mesures seront prises en vue de réaliser le rêve d'un pontife en visite en Chine. L’Iraq et la Russie sont les autres rêves du pape François (le premier bien plus possible que le second), sans parler du Sud-Soudan, qui n’a finalement pas été inclus dans la tournée africaine du pontife.

 

En politique intérieure, ces mois seront déterminants pour l’approbation finale de la réforme de la curie. En outre, le pape devrait annoncer avant la fin de l'année un nouveau consistoire destiné à renforcer un pontificat qui, malgré la montée des critiques, semble plus fort que jamais.

 

Pendant ce temps, en septembre, mois de la création, le pape invite à prier pour la sauvegarde des océans, dont "beaucoup sont menacés par différentes causes" et «pour que les politiques, scientifiques et économistes travaillent ensemble pour la protection des mers et des océans». La vidéo a été co-réalisée par le photographe et écologiste français Yann-Arthus Bertrand qui «pense que la solution pour sauver notre planète sera spirituelle» et C'est donc un grand honneur pour lui de se «joindre au Pape François dans cet appel officiel et mondial à l'action. Je partage totalement ses valeurs et la vision qu'il a décrite dans Laudato Si. Je suis très fier d'agir avec lui sur la question vitale de la protection de l'environnement marin» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-08/video-pape-intentions-prieres-septembre-oceans.html#play).

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

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