Portugal : les règles pour les transgenres à l'école font polémiques

Publié le 28 Août 2019

tv5monde.com nous montre dans son article du vendredi 23 août 2019 que l'entrée en vigueur de nouvelles règles permettant notamment aux adolescents transgenres de choisir leurs toilettes ou leurs uniformes à l'école suscitaient la polémique au Portugal vendredi. Plusieurs médias ouvraient ainsi leurs journaux télévisés ou faisaient leur Une sur ce sujet.

 

Découlant d'une loi approuvée en août 2018 par le parlement portugais, une directive gouvernementale publiée la semaine dernière permet aux adolescents de 16 à 18 ans de déclarer leur changement de genre à leur établissement scolaire avec l'accord de leurs parents. Ce texte les autorise par ailleurs à choisir les toilettes ou l'uniforme correspondant à leur identité, ou à se présenter en classe sous leur nouveau prénom.

 

Le chef de l'opposition, Rui Rio (Parti social-démocrate, centre-droit) a fustigé jeudi sur Twitter une directive "semant la confusion chez les parents et les enfants", et accusé le gouvernement socialiste de "prendre à la légère un sujet sérieux" en faisant preuve de "peu de respect envers les enfants". Une pétition en ligne réclamant la suspension de cette directive a recueilli jusqu'ici 32 000 signatures.

 

En réponse aux critiques, le secrétaire d'État à l'éducation Joao Costa a déploré une lecture erronée du texte et la création d'un "climat alarmiste inutile". "La directive vise une minorité puisqu'on ne devrait pas excéder les 200 enfants transgenres (...). Elle vise à les protéger contre les discriminations et ce n'est pas vrai qu'elle promeut le harcèlement", a-t-il déclaré à la presse, en référence aux accusations formulées par l'opposition. La Fenprof, principal syndicat des enseignants portugais, a elle défendu vendredi un texte qui "aurait déjà dû entrer en vigueur depuis longtemps", et qui va "répondre à une réalité qui ne peut être ignorée".

 

La loi votée en 2018 permet aux Portugais de changer de genre à l'état civil sans faire l'objet d'un diagnostic médical de perturbation de l'identité, à partir de l'âge de 16 ans.

 

Et comme on pouvait s’y attendre, vaticannews.va nous montre ce mercredi 28 août (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-08/portugal-eveques-s-opposent-enseignement-etudes-genres-ecoles.html) que les évêques portugais ont exprimé à leur tour leur inquiétude et ont publié à nouveau sur leur site un document pastoral qu’ils avaient écrit à ce sujet en 2013.

 

Dans ce texte intitulé «La vision chrétienne de la sexualité. Á propos de l’idéologie du genre», l’Église de Lisbonne met en garde contre l’introduction dans les écoles de l’enseignement des études de genre, considéré comme un instrument d’endoctrinement et une tentative de faire passer les thèses de cette idéologie comme un «fait scientifique admis et indiscutable». Les évêques y voient une idéologie voulant déterminer une «révolution anthropologique», en reléguant au second plan l’identité sexuelle comme «condition naturelle et biologique». En effet, «au lieu de parler de sexe (fondamental pour identifier une personne) on parle de genre (construction culturelle et psychologique d’une identité); au lieu d’une égalité entre hommes et femmes, on parle d’égalité de genre, tandis que la famille est remplacée par les familles».

 

Toutefois, avertit le document, cette «prétention à renoncer aux données biologiques pour identifier les différences entre hommes et femmes est illusoire». Les évêques rappellent donc le droit des parents à avoir voix au chapitre sur ce point: «Face à l'utilisation du système éducatif pour affirmer et diffuser cette idéologie, il est bon de rappeler la primauté des droits parentaux sur l'orientation à donner à l'éducation de leurs enfants».

 

Et si les parents appuient que leurs enfants choisissent les toilettes ou l'uniforme correspondant à leur identité, ou à se présenter en classe sous leur nouveau prénom ? Seront-ils d’odieux propagandistes ? Non, ils auront fait passer le bonheur de leur enfant avant leur propres peurs et envies. Agir de manière désintéressé, c’est cela être un véritable parent. Se servir de la primauté des droits parentaux contre une véritable intégration des adolescents transgenres, ce n’est pas chrétien.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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