Ils proposent dans le Synode de promouvoir les coopératives et les formes d'"économie alternative" dans la région amazonienne

Publié le 8 Octobre 2019

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre sur religiondigital.org que la session de mardi 8 octobre 2019 a été marquée par la critique des "modèles d'extraction prédateurs" dans la région et par la dénonciation du "drame de la criminalisation des dirigeants des mouvements sociaux", qui "sont victimes de l'impunité et de pouvoirs étatiques insuffisants qui ne garantissent pas leur sécurité".

 

Dans cette perspective, ils ont réitéré "que l'Église doit défendre ceux qui luttent pour la protection de leurs terres en créant, là où ils n'existent pas encore, des réseaux de protection spécifiques ou en activant, au niveau diocésain, des actions permanentes de solidarité et de promotion de la justice sociale". Ils ont jugé "effrayant" qu'en Amazonie, "1119 peuples autochtones aient été tués pour défendre leurs territoires" entre 2003 et 2017.

 

Les participants au Synode des évêques ont souligné aussi la nécessité de promouvoir les "petites coopératives" dans la région. Ainsi, les participants se sont déclarés favorables à la promotion "d'expériences d'économie alternative, telles que celle de petites coopératives qui négocient des produits directement des forêts, sans passer par une production importante".

 

Lors de la rencontre avec la presse, le cardinal péruvien Pedro Barreto, paraphrasant les paroles de Bergoglio en 2013, a déclaré que "l'Église ne quitte pas l'Amazonie comme le font les hommes d'affaires. Le seul objectif est d'évangéliser. Ce système exclut et n'est plus supportable pour l'exploitation des ressources et des personnes".

 

En outre, "on parlait de pollution des rivières, dans laquelle des déchets sont souvent déversés. Activités minières et déforestation, menace de plus en plus concrète en Amazonie, en raison de la vente massive de bois et de coca" se sont lamentés les participants. Dans ce contexte, les interventions de mardi ont également souligné une déprédation "favorisée par une législation environnementale faible qui ne protège pas la richesse naturelle et la beauté du territoire".

 

Le conseiller laïc du Repam Moema Maria Marques de Miranda, l'un des participants à la séance d'information de ce mardi, a souligné le rôle de l'Église en tant que "bâtisseuse de ponts de la Terre Mère", dans un sens où "la crise de l’environnement doit ramener toutes les connaissances", pour que tout le monde "établisse un dialogue".

 

Après la soirée de lundi, on souligna la figure de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, les participants ont également exhorté l'Église à "dénoncer les distorsions des modèles d'extraction prédateurs, illégaux et violents et à soutenir les réglementations internationales qui protègent les droits humains, sociaux et environnementaux, parce que le cri de douleur des terres pillées est le même que celui des peuples qui l’habitent", ont-ils déclaré.

 

Le Synode a également abordé la question de la migration, tant celle des peuples autochtones vers les grandes villes que celles des populations qui traversent l’Amazonie pour atteindre d’autres pays de destination.

 

Ce synode sur l’Amazonie propose des modèles alternatifs économiques, avec une Église qui protège les mouvements sociaux, ce qui serait un bon appui aux peuples autochtones victimes de nos modèles économiques sans sentiments humains.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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