"Vos Estis lux mundi" au cœur de la prochaine assemblée des évêques du Portugal

Publié le 16 Janvier 2020

vaticannews.va nous montre ce jeudi 16 janvier 2020 que l'application des dispositions du Motu Proprio du pape François "Vos Estis lux mundi" pour la prévention et la répression des abus envers les mineurs dans la sphère ecclésiastique sera l'un des principaux sujets à l'ordre du jour de la prochaine assemblée plénière des évêques portugais, prévue du 23 au 25 avril à Fatima.

 

Selon le porte-parole de la Conférence épiscopale du Portugal (CEP), les prélats examineront les nouvelles règles qui régiront l'action de l'Église au Portugal contre les abus. Ces règles s'appuieront sur les lignes directrices déjà élaborées par l'épiscopat en 2012 pour la protection des enfants et des personnes vulnérables. Comme l'a demandé le pape François dans le Motu Proprio promulgué en mai après le sommet de février 2019 au Vatican sur la protection des mineurs, ces règles deviendront ainsi obligatoires et contraignantes. La conversion des directives en normes sera confiée à une équipe de juristes qui les soumettra au Conseil permanent avant la session plénière d'avril.

 

L'Église portugaise a déjà commencé à appliquer les dispositions de “Vos Estis lux mundi” qui, entre autres, exige qu'au 1er juin, chaque diocèse du monde ait une commission spéciale pour recevoir et traiter les plaintes. Sur les vingt diocèses et archidiocèses portugais, huit ont jusqu'à présent annoncé la création de ces organismes.

 

Au cours des travaux de la plénière d'avril, les évêques portugais éliront également les nouveaux responsables des commissions épiscopales et le successeur du Cardinal Manuel Clemente, Patriarche de Lisbonne, à la présidence de la CEP. Les autres points à l'ordre du jour comprendront les préparatifs de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Lisbonne en 2022.

 

Le Portugal semble avancer plus vite que la France sur les réponses à apporter à la pédophilie cléricale qu’il souhaite plus contraignantes.

 

Enfin comme le montre NCRonline (https://www.ncronline.org/news/accountability/australian-archbishop-rejects-breaking-seal-confession-abusers) le président de la Conférence des évêques catholiques d'Australie, l'archevêque Mark Coleridge de Brisbane est le dernier des hauts dignitaires religieux du pays à repousser la législation visant à lever le sceau de la confession pour abus sexuels sur des enfants qui condamnerait les prêtres à trois ans de prison pour avoir omis de signaler à la police les aveux d'abus sexuels commis sur des enfants, la peine serait de cinq ans pour «non-protection». L'insistance du prélat pour que le confessionnal l'emporte sur les lois de l'État a provoqué une tempête de protestations sur les réseaux sociaux de la part des catholiques et d'autres Australiens, préoccupés par le fait que l'Église accorde toujours la priorité aux traditions plutôt qu'à la sécurité des enfants.

 

L'opposition publique de Coleridge aux lois supprimant toute protection juridique du confessionnal fait suite à des déclarations similaires faites par l'archevêque de Sydney Anthony Fisher et l'archevêque de Melbourne Peter Comensoli. Le sceau de confession a également été un problème dans d'autres pays. Par exemple, en novembre, le cardinal Vincent Nichols de Westminster a déclaré à l'enquête indépendante sur les abus sexuels envers les enfants que les prêtres catholiques mourraient plutôt que de briser le sceau de la confession pour dénoncer les agresseurs d'enfants à la police.

 

Pourtant, quand on voit le cas de Bernard Preynat combien d’abus auraient pu être évités si on avait enlevé le sceau de la confession pour mettre ces criminels devant la justice.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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