Sylvaine Landrivon, candidate au poste d'Archevêque de Lyon, reçoit des menaces de mort

Publié le 28 Juillet 2020

france3-regions.francetvinfo.fr  nous montre ce mardi 28 juillet 2020 que Sylvaine Landrivon, candidate symbolique au poste d’archevêque de Lyon en remplacement de Philippe Barbarin, a reçu, lundi 27 juillet, une lettre la menaçant de mort. Les femmes ne peuvent pas candidater à ce poste au sein de l'Église catholique.

 

Habitante de la région lyonnaise, Sylvaine Landrivon est membre du collectif "Toutes Apôtres !", qui a publié un manifeste défendant la place des femmes dans l'institution religieuse. Sylvaine Landrivon, choquée, a expliqué "se sentir en danger". Elle a immédiatement porté plainte auprès de la gendarmerie pour menace de mort matérialisée par écrit.

 

"Nous attendons avec impatience votre prochaine réforme, voir (sic) votre prochain Concile", ironise l'auteur de la missive. "L’Église compte sur vous. Mais dépêchez-vous, car la mort risque de vous surprendre", conclut-il. Le collectif réagit en indiquant qu'un tel propos rappelle l'existence d'un "clivage entre droits humains et patriarcat (...) Certains se sentent menacés dans leur identité. Les femmes sont aujourd'hui les otages de ce malaise".

 

Et je me rappelle l’homélie du dimanche 26 juillet 2020 du prêtre de ma paroisse, le père Michel Clincke intitulée «en cas de crise : tout risquer !», puisque «Dans un monde complexe où se mêle l’ivraie et le blé, le bien et le mal, il ne faut ne pas se désengager du monde ni le diaboliser !». Puisque «Certains parfois aujourd’hui se recroquevillent sur le passé, ressortent les vieux oripeaux des traditions d’antan, se remettent à parler latin ou à brandir les vieilles apologies. Ce n’est pas le point de vue de Matthieu dans ces trois paraboles que l’on pourrait résumer d’une phrase : en face de la crise oser TOUT RISQUER pour un avenir plus lumineux de la parole du Royaume ! C’est le goût du RISQUE ! C’est l’invitation à l’AUDACE !»

 

Et «Devant des situations qui semblent perdues, des jeunes qui ne veulent plus entendre parler de l’Église ou de l’Évangile, des prêtres qui deviennent de plus en plus rares, il ne faut pas rafistoler, recoudre, réajuster, «il faut tout vendre», «il faut se débarrasser de tout» pour oser construire de l’inédit, du jamais vu, oser bousculer les règles élémentaires de prudence ; oser balayer ce genre d’argument : «on a toujours fait comme ça» pour que rien ne bouge ! Prenons un seul exemple : cette semaine le 22 juillet en la fête de Sainte Marie de Magdala, appelée « Apôtre des Apôtres, 7 femmes ont osé aller à la nonciature Apostolique de Paris pour déposer leurs candidatures à des ministères ordonnés comme diacre ou prêtre et à des postes à hautes responsabilités. Depuis 2000 ans, l’Évangile n’est lu, proclamé et commenté que par des hommes : ca suffit ont-elles osé dire ! «Avez-vous compris tout cela ?» demande en finale Jésus à ses disciples. Puissions-nous répondre comme les disciples : «Oui, Maître, nous avons tout compris !»».

 

L’audace, ce sont ces sept femmes qui l’ont, ce sont elles qui risquent tout et qui vont faire bouger les choses, et ce ne sont pas ceux qui se sentent menacés dans leur identité ou qui ne vivent que dans le passé.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

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G
Correction grammaticale à la fin : vont vous soupçonner de vous être laissé endoctriner et non "endoctrinés"
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G
De plus en plus drôle. Avec les « paroissiens progressistes », plus aucune place pour le doute ni la présomption d’innocence. Plus besoin surtout d’institutions judiciaires, nous allons faire des économies. Les « paroissiens progressistes » s’occupent de tout : de l’enquête des gendarmes, de l’instruction du Parquet et de la décision des juges ; ils sont l’incarnation de la polyvalence. Et foin de la séparation des pouvoirs et du code de procédure pénale, l’efficacité avant tout !<br /> Toutefois votre tendance à l’arbitraire ne vous empêche pas, en même temps, de donner des leçons de civisme : « elle a le droit de porter plainte pour menace de mort ». Evidemment, qui a dit le contraire ? Cependant, je m’interroge : s’agit-il d’un de ces truismes dont vous avez le secret ou avez-vous jugé, avec votre remarquable sagacité (ironie) que je lui dénie tout droit de porter plainte ? Car vous lisez dans les consciences vous, enfin c’est ce que vous croyez ! <br /> « La gendarmerie a pris l’affaire très au sérieux ». Tant mieux, mais on se demande bien pourquoi vous vous en réjouissez puisque vous savez déjà de quoi il retourne ! Bon, enfin, presque. Menace de mort ou souhait de mort ce n’est pas clair dans votre tête, mais un « paroissien progressiste » ne va pas se troubler pour si peu. C’est un militant et si la confusion peut servir « la cause », peu importe la justice.<br /> Curieuse conception de la justice, en effet, chez qui se dit catholique, selon laquelle les mis en examen sont déclarés coupables avant toute enquête et les acquittés redevables d’indemnités à l’égard de leurs victimes qui ne sont pas reconnues comme telles. Si, si, vous nous avez fait le coup avec le Cardinal Pell. Que vous le vouliez ou non, la justice de son pays l’a innocenté. Mais « heureusement », avez–vous écrit à l’unisson avec les avocats mauvais perdants, il devra payer aux victimes des indemnités ! Alors dans le monde terrestre futur, quand les « paroissiens progressistes » auront pris le pouvoir, il est à craindre que l’Eglise lutte contre la présomption d’innocence et approuve que les acquittés ne soient plus vraiment des acquittés. Enfin on s’entend, cela dépend s’il s’agit du Cardinal Pell ou de Monseigneur Gaillot.<br /> Quant à Mme Landrivon, je ne doute pas que cet acte la renforce dans ses positions. Certes la démagogie fait merveille dans le domaine politique, mais beaucoup moins chez les Catholiques. Les sieurs ou les dames Yakafaukon fatiguent très vite dans l’Eglise et leur gloriole monte dans les médias à proportion qu’elle descend chez les Catholiques.<br /> « C’est une très bonne chose ». Evidemment, c’est une très bonne chose pour vous ; cela ne l’est pas selon d’autres. Un peu d’objectivité, si vous en êtes capable. Les Catholiques progressistes, comme les Protestants, nous rebattent les oreilles que la vérité est relative ; en conséquence, ipso facto, la vérité des Catholiques progressistes, de même que la vérité des Protestants, n’est que leur vérité et non la Vérité. Si maintenant vous nous déclarez que vous détenez la Vérité qui selon vos idéologues n’existe pas, vous jouez contre votre camp. Et attention (conseil et non menace il vaut mieux le préciser avec vous) ! Si vous persistez à clamer que c’est vous qui détenez la vérité, certains (moi non, Dieu m’en garde !) vont vous soupçonner de vous être laissé endoctrinés.
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P
Geneviève,<br /> <br /> Cela n'a rien à voir avec la vérité ou un endoctrinement, mais plutôt que j'ai le droit de ne pas partager votre avis. Je dit juste que la gendarmerie a prit au sérieux cette lettre, et qu'elle l'a considéré comme une 'menace de mort', plutôt que de l'ironie. Et je ne me réjoui pas du fait qu'on envoie une telle lettre à une personne qui n'a rien fait de mal. Nous avons le droit d'être progressiste ou pas, l’Église est diverse après tout. Et pour Pell la justice ne l'a pas définitivement innocenté car le risque de poursuites au civil demeure. Quant à Mgr Gaillot, je ne vois pas le rapport avec le cardinal Pell, qui va aussi avoir d'autres procès pour avoir couvert des prêtres pédophiles. <br /> <br /> Merci !
G
Je ne comprends pas pourquoi l’ironie serait « plus subtile qu’un papier de ce genre » c’est-à-dire, si je décode bien, incompatible avec une lettre de menace. L’ironie est un procédé rhétorique comme la métaphore, la litote, l'antithèse, l'oxymore, l'allégorie, la parabole, la prosopopée ou l'hypotypose, N’importe quelle idée, même la plus choquante, peut s’exprimer au moyen de n’importe quelle figure de style. Une lettre de menaces avérée peut très bien comporter de l’ironie, une métaphore ou/et une parabole. C’est selon les envies et les qualités d’écrivain de son auteur et non en lien avec ses qualités morales. <br /> Vous dites que l’ironie n’est jamais blessante quand on sait l’utiliser. J’ajouterais une précision à ce truisme : « quand on sait l’utiliser et qu’on ne veut pas blesser ». Sinon l’ironie peut aussi être très blessante quand on sait l’utiliser à cet effet, Voltaire l’a parfaitement démontré. C’est aussi une banalité d’évidence, j’en conviens. Comme la langue, dans la fable d’Esope, l’ironie peut être la meilleure et la pire des choses. <br /> Vous vous permettez d’affirmer que les intentions de l’auteur n’étaient pas nobles. Le pape Bergoglio a rappelé à l’ordre sur la nécessaire distinction entre les « fors interne et externe ». Le for interne désigne d’une manière générale ce qui relève de la conscience d’une personne. Le for externe recouvre l’ensemble des paroles et comportements d’une personne. Et que dit le pape à ce sujet ? « Je me suis rendu compte que dans certains groupes dans l’Eglise, les supérieurs mélangent les deux choses […]. Ceci est un péché ».<br /> En effet, dans Matthieu chapitre 7 – alinéas 1 et 2, le Christ déclare : « Ne vous posez pas en juge afin de n’être pas jugés ; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera et c’est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous ». Juger son frère c'est se poser en supérieur et se mettre à la place du juge, qui ne peut être que celle de Dieu. Nos abbés s’évertuent à nous expliquer qu’il faut savoir juger les actes d‘autrui pour ne pas tomber dans les mêmes péchés mais qu’en aucun cas nous n’avons le droit de juger les intentions d’autrui. <br /> Enfin vous altérez la vérité quand vous affirmez que l’auteur a écrit qu’il souhaite la mort de Mme Landrivon. Il a écrit : « Dépêchez-vous car la mort risque de vous surprendre.» Que chacun puisse mourir à tout instant si telle est la volonté de Dieu est une vérité chrétienne. Le Christ l’a enseigné : « et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n'est pas riche pour Dieu. » Luc – chapitre 12. Ainsi, rappeler à quelqu’un que nous sommes tous mortels ne constitue pas un souhait de mort mais une évidence.<br /> D’ailleurs vous ne semblez plus si sûr de vous. Dans l’article du blog vous parlez de menace de mort et dans votre réponse à ma seconde remarque, il ne s’agit plus que de souhait de mort : « Et l'ambiguïté, est difficile, quand on met qu'on souhaite la mort de la personne ». <br /> <br /> Au regard du droit pénal, menacer de mort et souhaiter la mort, ce n’est pas du tout la même chose. En application de l’article 111-3 du code pénal « nul ne peut être puni pour un crime ou pour un délit dont les éléments ne sont pas définis par la loi, ou pour une contravention dont les éléments ne sont pas définis par le règlement. » <br /> <br /> Cet article du Code pénal est la conséquence, en vertu du principe de légalité, de l’article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui a valeur constitutionnelle puisque elle est rappelée dans le préambule de la Constitution de 1958 : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance ». <br /> C’est ce qui fait que la France n’est pas une théocratie qui sanctionnerait les fautes morales que la Loi ne considère pas comme une infraction pénale ; par exemple l’adultère. Et donc, en l’occurrence, il ne s’agit pas de savoir si la lettre est morale mais si elle est constitutive d’une infraction pénale. Mme Landrivon ne pourra pas aller devant le tribunal pour dire : « Monsieur le Juge, il n’a pas d’intentions nobles, alors il faut le punir ! », il faudra qu’elle prouve qu’il est juste d’imputer à l’auteur de cette missive, une menace de mort punie par l’article 222-17 du Code pénal. <br /> Or, les menaces constituent l’annonce d’actes répréhensibles susceptibles d’inspirer la crainte. Dans cette prétendue lettre de menaces, je ne vois pas l’annonce d’un ou de plusieurs actes répréhensibles.<br /> Aux institutions judiciaires de faire leur travail.
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P
Geneviève,<br /> <br /> Que vous le vouliez ou non, cette lettre montre bien les intentions de son auteur, elle a le droit de porter plainte pour menace de mort. <br /> D'ailleurs, la gendarmerie «a pris l’affaire très au sérieux», et a fait un relevé d’empreintes sur le pli. En tout cas, cet acte sans intelligence, la renforce dans ces positions et c'est une bonne chose. <br /> <br /> Merci !
G
Je ne comprends pas en quoi le fait que l’auteur de la lettre ne porte pas dans son cœur la cause de Mme Landrivon change le problème. Dans ce passage de sa lettre, il se moque d’elle en affirmant qu’il est d’accord avec elle tout en laissant entendre qu’il lui est opposé. Cela s’appelle de l’ironie et, que je sache, l’ironie n’est pas encore punie par le Code pénal. Mme Landrivon a clamé haut et fort qu’elle avait reçu une lettre de menace, il s’agit maintenant d’établir si c’est vrai ou non. <br /> L’ironie nécessite l’ambiguïté, ou pour le dire autrement, sans ambiguïté l’ironie n’est pas possible. C’est pourquoi il faut savoir la manier avec intelligence ce que n’a absolument pas su faire l’auteur de la lettre. D’abord parce qu’il y a les gens simples (c’est un compliment pour moi) pour qui un oui est un oui et un non, un non. Mais surtout, il y a les gens tordus (les journalistes en particulier) qui savent que les gens simples prennent tout au pied de la lettre et qui exploitent la situation.
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P
Geneviève,<br /> <br /> L'ironie est bien plus subtile, qu'un papier de ce genre, et elle n'est jamais blessante quand on sait l'utiliser. Que vous le vouliez ou non, les intentions de l'auteur n'était en rien nobles. Et l'ambiguïté, est difficile, quand on met qu'on souhaite la mort de la personne.<br /> <br /> Merci !<br /> <br /> Merci !
G
Sauf que cette menace peut se lire autrement : "vous êtes âgée, dépêchez-vous car vous n'avez plus beaucoup de temps devant vous". Pas très charitable, je vous l'accorde, mais plausible et dans ce cas non constitutif d'une infraction pénale.<br /> A la Justice de trancher.
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P
Geneviève,<br /> <br /> Vous pouvez avancer cette thèse, mais la lettre montre les intentions de son auteur, qui ne semble pas porter dans son cœur sa cause.<br /> <br /> Merci !
G
C'est triste qu'on puisse être endoctriné au point de trouver normale la situation des femmes dans l'Eglise et encore plus triste de faire n'importe quoi pour que cela ne bouge pas. Voici tout un dossier sur l'Eglise et les femmes https://www.dropbox.com/sh/34cp8mos9xdlftd/AABHNSYNQI8YGdXUO4hWqKGZa?dl=0
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