La formule du baptême fait grand bruit parmi les catholiques

Publié le 27 Août 2020

Comme le montre  Xavier Le Normand sur la-Croix.com ce jeudi 27 août 2020 approuvée par le pape François, une note du Vatican publiée début août 2020, au sujet de baptêmes qui seraient invalides en raison d’une mauvaise formule sacramentelle, suscite l’incompréhension.

 

Outre-Atlantique, Matthew Hood, un prêtre du diocèse de Détroit, dans le Michigan, a dû recevoir une seconde fois tous les sacrements. En cause : un baptême non valide, en raison d’une modification de la formule sacramentelle. Le diacre qui administrait le sacrement avait ainsi dit «nous te baptisons» et non «je te baptise», comme le prévoit le rituel. Les autres sacrements qu’il a reçus ou lui-même donnés en tant que prêtre sont donc également invalides (https://www.la-croix.com/Religion/Etats-Unis-pretre-decouvre-propre-bapteme-nest-pas-valide-2020-08-24-1201110522).

 

Une situation vite régularisée. Trois jours après la parution de la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Matthew Hood a été baptisé dans les règles de l'art, avant de faire sa «vraie» première communion et sa confirmation le jour même. Après une semaine de retraite, il a été ordonné diacre. Puis, le 17 août, il est officiellement devenu prêtre. Mais un problème subsiste. La plupart des sacrements qu'il a donnés depuis qu'il a été ordonné prêtre pour la première fois, en 2017, sont invalides. Cela concerne les mariages, les confirmations et les absolutions, mais pas les baptêmes, qui sont valides, précise le site du diocèse de Detroit. Les personnes ayant reçu un sacrement invalide sont invitées à se rapprocher du diocèse pour connaître la marche à suivre, tout comme celles ayant été baptisées par le même diacre que le père Hood, ou alors à se rendre sur une page web spécialement créée pour elles (https://www.cnews.fr/monde/2020-08-25/etats-unis-un-pretre-decouvre-que-son-propre-bapteme-nest-pas-valide-991696).

 

L’invitation du Saint-Siège suite à une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rendue publique le 6 août, à baptiser une seconde fois les personnes concernées est une décision de «prudence», estiment les canonistes. Comme le signale le vice-doyen de la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris (ICP), le père Cédric Burgun qui est catégorique au sujet de ce prêtre américain dont le baptême a été reconnu invalide, de même que tous les sacrements qu’il a ensuite reçus «Canoniquement et théologiquement, il n’y avait pas d’autre solution» (https://www.la-croix.com/Religion/Bapteme-invalide-procedures-permettent-dobjectiver-realite-sacrements-2020-08-26-1201110779).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

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