Canada: une statue d'un architecte des pensionnats autochtones déboulonnée à Toronto

Publié le 7 Juin 2021

20minutes.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 7 juin 2021 qu’une statue d’un des architectes des pensionnats autochtones canadiens a été déboulonnée dimanche à Toronto à la suite d’une manifestation en hommage aux 215 enfants dont les restes ont été récemment découverts sur le site d’un ancien pensionnat en Colombie Britannique. La statue d’Egerton Ryerson, située sur le campus de l’université qui porte son nom, dans le centre-ville de Toronto, a été déboulonnée en début de soirée dimanche après le passage de la manifestation, a expliqué à l’AFP un témoin qui a requis l’anonymat. La sculpture, renversée à l’aide d’une corde attachée à une voiture, gisait recouverte de graffitis et aspergée de peinture rouge, dimanche soir.

 

«C’en est trop, c’en est vraiment trop. Il était grand temps que cette statue tombe. Pour mon peuple et le peuple des Premières Nations, c’est un symbole de guérison», a affirmé à l’AFP Craig St. Denis, un métis de 36 ans dont le grand-père a été interné dans l’un de ces pensionnats. Egerton Ryerson a été au XIXe siècle l’un des architectes du système des pensionnats autochtones dont l’histoire tragique a refait surface fin mai après l’annonce par la communauté de Tk’emlúps te Secwépemc de la découverte de 215 dépouilles d’enfants à proximité du pensionnat autochtone de Kamloops, dans l’ouest du Canada. Ces derniers jours, des appels avaient été lancés pour changer le nom de l’université et retirer la statue.

 

Gérés par l’Église catholique au nom du gouvernement canadien, ces pensionnats avaient pour but de retirer les enfants autochtones à leurs communautés pour les assimiler à la culture dominante. Quelque 150 000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d’enquête a qualifié ce système de «génocide culturel». Le pape François a exprimé, dimanche, sa «douleur» concernant la découverte des restes des enfants, sans aller jusqu’à s’excuser malgré de multiples appels en ce sens depuis plusieurs jours.

 

Devant «l’école amérindienne de Kamloops», aujourd’hui fermée, une plaque rappelle : «Dans les années 1920, les enfants autochtones, âgés de 4 à 15 ans, ont été arrachés à leurs familles. On leur a interdit de voir ces dernières, de pratiquer leurs langues, leurs cultures et traditions. Les enfants qui ont été dans cette école ont subi un isolement extrême et de la ségrégation». Le gouvernement fédéral a placé plus de 150 000 petits Indiens dans des pensionnats, où ils ont été battus et souvent violés. Et parfois tués. Selon les sources, entre 3200 et 4000 enfants sont morts dans ces écoles. Le dernier pensionnat autochtone n’a fermé qu’en 1996. Contrairement à toutes ses promesses électorales, Justin Trudeau n’a jamais rien fait pour améliorer la condition des Amérindiens. Une situation encore dénoncée par l’Onu, il y a quelques jours. Dans un Canada pétri de politiquement correct où écrire le mot «Indien», au lieu d’Amérindien ou autochtone, provoque une levée de boucliers des bien-pensants, mieux vaut toutefois être Blanc. Une jeune mère amérindienne, maltraitée par des infirmières dans un hôpital québécois, est décédée en septembre dernier, faute de soins. Un cas loin d’être isolé (https://www.letelegramme.fr/monde/au-canada-les-amerindiens-entre-misere-structurelle-et-rares-reussites-07-06-2021-12764263.php).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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