Le pape demande aux États des solutions pour les migrants en Libye et en Méditerranée

Publié le 24 Octobre 2021

Libération.fr avec l’AFP nous montrent qu’à l’occasion de la prière de l’Angelus, le pape François a exprimé son soutien aux migrants et exhorté la communauté internationale à résoudre la situation dramatique entre le nord de l’Afrique et les côtes européennes ce dimanche 24 octobre 2021.

 

Une prière aux accents politiques. Le pape François a appelé ce dimanche la communauté internationale à résoudre la crise des migrants en Libye, alors que la situation en Méditerranée est particulièrement préoccupante depuis plusieurs jours. «J’exprime ma proximité aux milliers de migrants, de réfugiés et aussi d’autres qui nécessitent une protection en Libye», a déclaré le pape après la traditionnelle prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre, au Vatican. «Je ne vous oublie jamais, j’entends vos cris et je prie pour vous.»

 

«Tant de ces hommes, femmes et enfants sont soumis à des violences inhumaines», a-t-il ensuite poursuivi avant une demande solennelle : «J’appelle à nouveau la communauté internationale à tenir ses promesses de recherche de solutions communes, concrètes et durables pour la gestion des flux migratoires en Libye et dans toute la Méditerranée.» Pour l’Argentin de 84 ans, «les gouvernements doivent mettre fin au renvoi des migrants vers des pays peu sûrs», comme la Libye.

 

Surtout, le pape François demande aux gouvernements de donner parallèlement «la priorité au sauvetage de vies en mer» avec des dispositifs de débarquement sûrs dans les ports en garantissant aux migrants et «des conditions de vie décentes, des alternatives à la détention, des routes migratoires régulières et l’accès aux procédures d’asile». Depuis plusieurs jours, la situation en mer Méditerranée est particulièrement alarmante. Ce dimanche, l’ONG Alarm Phone a annoncé que deux bateaux gonflables transportant respectivement 60 et 68 personnes avaient besoin d’urgence d’une intervention.

 

Un cas loin d’être isolé. Le navire de sauvetage Aita Mari de l’organisation espagnole Salvamento Marítimo transportant plus d’une centaine de migrants est aussi à la recherche d’un port sûr où pouvoir débarquer, a rapporté l’agence de presse italienne AGI. Parallèlement, Médecins sans frontières a indiqué que son navire de sauvetage Geo Barents avait secouru 95 nouvelles personnes samedi soir, portant à 296 le nombre total de rescapés à bord.

 

L’appel du pape François intervient deux jours après un sommet européen où la question des migrants a été discutée. Mais loin d’apporter une réponse commune, la rencontre entre les Vingt-Sept a surtout souligné les divergences persistantes sur la question, alors que douze pays, dont la Pologne et la Lituanie, ont appelé l’Union à financer des barrières anti-migrants. Une demande rejetée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen : «J’ai été très claire sur le fait qu’il y a une position commune de longue date de la Commission et du Parlement européen, qu’il n’y aura pas de financement de barbelés et de murs», a-t-elle martelé.

 

Ces derniers temps, l’attention des dirigeants de l’UE s’est détournée de la Méditerranée pour se porter vers la frontière entre le Belarus et ses voisins européens (Lettonie, Lituanie, Pologne) que des milliers de migrants cherchent à traverser ces derniers mois. L’Italie reste pourtant confrontée à l’arrivée quasi quotidienne de centaines de migrants sur ses côtes. Samedi, 406 personnes récupérées par l’organisation allemande Sea-Watch ont commencé à débarquer au port sicilien de Pozzallo, après avoir été autorisés à le faire par les autorités italiennes.

 

L’Europe touche le fond, des milliers de personnes se retrouvent bloquées dans la région de Podlachie, en tentant de rejoindre l'UE depuis Minsk, mais elles ne peuvent plus rebrousser chemin et sont régulièrement reconduites en forêt par les forces polonaises dans des conditions extrêmes, et ont renvoi des migrants vers des pays peu sûrs comme la Libye. Pendant ce temps, des États 12 pays (Autriche, Bulgarie, Chypre, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) veulent que l’UE finance des "barbelés et des murs" aux frontières, oubliant leur traditions chrétiennes d’accueil et de défense des faibles et des opprimés. Tout simplement abject.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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